Hyperlove – Mika

Sorti le 23 janvier 2026

La carrière de Mika a commencé de manière fulgurante dès 2007 avec son premier album, à une époque où on n’avait personnellement pas particulièrement d’intérêt pour sa pop flamboyante. Près de 20 ans plus tard, on s’est dit qu’il était peut-être temps de donner une chance à sa musique dans le cadre d’une critique? Il vient justement de faire paraître son 7e album en carrière, Hyperlove, par ailleurs partiellement enregistré à Montréal.

L’album est résolument pop, avec des éléments plus près de l’électropop et de la synthpop et même du rock alternatif, sur fond un peu rétro. Comme on a gardé l’impression que Mika était une machine à hits radiophoniques, on a été surpris de constater qu’on est plutôt loin des vers d’oreille de ses débuts qui restent en tête avec ou sans notre consentement! En fait, l’album ouvre sur la chanson-titre Hyperlove, où on n’a même pas droit à sa voix signature, favorisant des effets vocaux sur une musique aux tendances électroniques assez douce. Ça s’écoute bien, mais ce n’est rien de transcendant non plus.

L’extrait Modern Times suit et… on peine vraiment à accrocher sur ses couplets, même si le refrain se rapproche de quelque chose d’efficace (surtout si on se téléporte dans un club quelque part au tournant du millénaire). On préfère déjà un peu plus Spinning Out, même si on ne sent pas pleinement la signature de Mika. Est-ce parce qu’on a une image mentale du Britannique qui ne correspond pas (ou plus) à la réalité? L’extrait Excuses for Love n’est pas particulièrement flambloyant, mais il ne tente pas non plus de s’associer à des styles qui ne collent pas bien (selon nous) à Mika!

Comme c’est souvent le cas, on n’a aucun intérêt particulier pour les interludes, et c’est toujours vrai avec Interlude Everything’s Beautiful, que l’on oublie rapidement. Elle est suivie d’All the Same, qui se rapproche d’un ver d’oreille sans y aller aussi à fond. Il semble manquer d’un ingrédient magique pour que Dreams se démarque un peu, mais le côté disco de Science Fiction Lover n’est pas déplaisant du tout, malgré quelques petits passages moins accrocheurs ici et là. Plutôt modérée, Take Your Problems with You a la potentiel pour une montée, mais ne va jamais au bout de l’idée, ce qui vient toutefois avec Interlude Please Take Your Problems with You.

On retrouve Mika à son meilleur dans la prochaine séquence avec Nicotine, Eleven, ou, dans une moindre mesure, Bells, mais le streak des chansons efficaces s’arrête avec le dernier interlude de l’opus, Interlude Immortal Dream, menant par ailleurs à la finale, le single Immortal Love. Celle-ci est sympathique, mais sans plus selon nous. Après des chansons plus réussies juste avant, on se demande s’il s’agit de la meilleure option pour conclure Hyperlove en force.

Avec un peu de recul, on ne sait pas trop ce qu’on attendait de l’album Hyperlove. D’un côté, on est heureux de ne pas avoir eu droit à un album de pop trop explosive manquant de nuance, mais de l’autre on trouve qu’en près de 45 minutes le ratio de chansons accrocheuses est relativement limité. Sans dire que c’est un mauvais album, on ne pense pense pas que c’est l’opus de Mika qui restera le plus en mémoire.

À écouter : All the Same, Nicotine, Eleven

7,2/10

Par Olivier Dénommée


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