Le nom de l’Américaine Chelsea Wolfe ne nous est pas étranger, mais comme pour encore beaucoup trop d’artistes, on n’avait pas pris le temps d’écouter sérieusement sa musique. Elle a toutefois récemment fait paraître The Dark, son 9e album studio, nous donnant une raison d’enfin se pencher sur sa musique, une musique rock qui, comme le veut le dire de l’opus, penche davantage vers la noirceur.
Comme on aime parfois revenir sur une sortie qu’on a ratée il y a quelques mois et qu’on apprécie de parler d’artistes qui n’ont jamais vraiment été sur notre radar, le choix de l’album Passages d’Arielle Soucy s’imposait de lui-même, elle qui a reçu beaucoup d’attention à la sortie de son premier album en 2023, mais au deuxième opus dont on a n’a pas trop entendu parler avant de tomber dessus par accident. On a donc pris le temps découvrir son folk-pop léger, alternant entre français et anglais.
Règle générale, on préfère s’en tenir aux enregistrements studio par rapport aux sorties live, mais on doit parfois fait exception lorsque ces enregistrements devant public contiennent de nouvelles chansons qu’il serait donc impossible d’écouter autrement. C’est le cas pour L’emprunt(e) volume 3 – Enregistrement public, qui propose du nouveau matériel pour le duo Prairie Comeau (Anique Granger et Benoit Archambault), devant un public audiblement enthousiaste à l’occasion d’un spectacle tenu au Centre de création Boisbriand, le 3 octobre 2025. La sortie, quelque part entre album et EP, dure un peu moins d’une demi-heure et laisse aussi beaucoup de place aux musiciens qui mettent leurs chansons en contexte sur certaines pistes. Cela rend le tout plus intimiste et chaleureux, même si en contrepartie on a un peu moins de musique «pure» au fil de notre écoute.
En février 2025 paraissait Basia’s Palace, le plus récent long jeu de la Montréalaise Basia Bulat, qui nous avait laissé d’agréables souvenirs. L’album a aussi continué de suivre l’artiste, qui a décidé, un an et demi plus tard, de revisiter cinq des chansons qui en sont tirées pour en faire des versions dépouillées et acoustiques, appelées Bouquet Version. Car, vous l’aurez compris, le EP s’appelle Bouquet, en plus de mettre sur la pochette un dessin de Bulat avec une robe fleurie.
La carrière du bluesman Keb’ Mo’ s’étend sur plusieurs décennies, lui qui a débuté dans les années 70 et qui cumule jusqu’à aujourd’hui les sorties studio, nous menant selon certains calculs à son 16e en solo avec The Breakdown, un album plus intime qui l’amène à livrer une musique aux tendances folk plus minimalistes, mais pas sans quelques voix ajoutant un petit côté gospel à ses propositions. On a longuement écouté cet album avant de vous livrer nos impressions.
Motel Calix accroché en haut de la scène principale / Photo : Olivier Dénommée
Pour faire suite à notre (longue) chronique sur la soirée passée à Motel Calix le 22 août dernier, on a retenu pas mal de photos, parfois un peu chaotiques, mais souvent assez sympathiques, des shows qu’on y a vus. On a décidé d’en faire une une petite sélection, pour ceux qui trouvent que les images parlent plus que les mots.
Martin Verreault en prestation / Photo : Olivier Dénommée
Par Olivier Dénommée
Tel qu’on l’a annoncé dans nos pages le 11 août dernier, un pique-nique concert était organisé le 23 août du côté des Jardins & Des Lys de Verchères, en compagnie du guitariste Martin Verreault. Critique de salon y était, non seulement pour apprécier la musique aux saveurs jazz et latines que le musicien proposait, mais aussi pour découvrir les lieux, un secret encore trop bien gardé sur la Rive-Sud de Montréal.
Un panneau lumineux est bien visible à l’entrée du site / Photo : Olivier Dénommée
Par Olivier Dénommée
L’an dernier, deux amis, Élie Paquet et Antoine Bernard, ont eu l’idée folle de démarrer leur propre festival de musique québécoise, qu’ils ont tout d’abord organisé discrètement dans la cour des parents d’Élie à Calixa-Lavallée, un petit village en Montérégie d’environ 500 âmes. Cette première édition a attiré environ 250 festivaliers. Dur de croire que tout ça s’est passé il y a un an à peine, car la deuxième édition de Motel Calix, qui vient tout juste de se passer les 22 et 23 août, s’est plutôt organisée sur un site beaucoup plus grand, avec des moyens qui s’approchent un peu plus d’autres festivals plus établis, avec une brochette d’artistes solides et, surtout, un public de feu qui a répondu à l’appel en grand nombre. On a assisté à la majeure partie de la première soirée de l’événement.
Même si le groupe existe depuis les années 1990 et qu’on a entendu plusieurs de ses chansons dans différentes occasions au fil des années, jamais on n’avait encore pris le temps de critiquer un album complet de l’impressionnante discographie de Weezer. Son plus récent opus, Weezer ou plus communément le Gold Album de par sa couleur en évidence, est son 20e (!) et nous a convaincu qu’il était peut-être temps de commencer à écouter sérieusement la musique du groupe américain.
Cela fait longtemps que l’on réfléchit au bon moment pour critiquer sur ces pages la bande sonore d’un jeu qui a bercé notre enfance (et qui a en fait notre âge pour la version japonaise), nommément celle de Super Mario World, un des plus populaires jeux de la déjà très populaire série Super Mario, en plus d’être encore à ce jour le jeu sur SNES le plus vendu. Au-delà de la nostalgie créée par le jeu, ce qui nous intéresse est le fait que le compositeur, Koji Kondo, ait fait volontairement le choix d’utiliser très peu de mélodies différentes, optant plutôt pour les arranger pour leur donner une énergie distincte selon les besoins, créant une œuvre immédiatement mémorable.
Même s’il est gagnant de plusieurs prix prestigieux comme des Grammy et des Oscar, ça ne garantit pas que l’on va apprécier tout ce que va produire le pianiste Jon Batiste. Son Big Money, paru en 2025, nous avait laissé tiède, mais ça ne nous empêche pas d’être curieux d’entendre Black Mozart (Batiste Piano Series, Vol. 2), un opus faisant partie d’une série instrumentale au piano où Batiste interprète à sa sauce la musique d’un compositeur légendaire. Dans ce cas-ci, on consacre l’album entier à la musique de Mozart.
Comme on a sauté avec beaucoup de retard dans le train de ceux qui apprécient la musique indie-folk déprimante de Phoebe Bridgers, on n’avait jamais véritablement eu l’occasion de critiquer sa musique dès sa sortie, incluant avec son groupe Boygenius. La sortie de son troisième album solo, Lost Weekend, était notre chance de nous reprendre… jusqu’à ce qu’on réalise qu’elle a relativement changé de style avec cette nouvelle sortie, sacrifiant en grande partie la signature qui a fait sa renommée il y a près de 10 ans.
Même si le nom de l’Australienne Rowena Wise nous était encore entièrement inconnu jusqu’à ces derniers jours, elle est active sur la scène musicale depuis une dizaine d’années déjà, versant dans une musique indie entre folk et rock, un registre qui n’est pas exactement sous-exploité, mais qui peut toujours laisser place à quelques belles surprises. Son deuxième album studio, Bad Things Feel Good*, a vu le jour tout récemment.
Interprété par l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières et Alain Trudel
Sorti le 11 juin 2026
Pour le commun des mortels, quand on parle de la musique du compositeur français Maurice Ravel, on pense instinctivement à son fameux Boléro, encore une des œuvres classiques les plus facilement reconnaissables aujourd’hui, mais sa carrière va bien au-delà de cette seule œuvre. L’Orchestre symphonique de Trois-Rivières et son chef Alain Trudel ont par ailleurs consacré un enregistrement de certaines œuvres pour orchestre, sur l’album Ravel : Le Tombeau de Couperin et œuvres concertantes, paru il y a quelques mois sur l’étiquette Atma. Deux solistes de grand talent, la harpiste Valérie Milot et la pianiste Élisabeth Pion, sont aussi de la partie dans certaines œuvres.
À nos oreilles, la dernière sortie vraiment exceptionnelle de Ghostly Kisses, le projet musical de la chanteuse Margaux Sauvé et du pianiste Louis-Étienne Santais, est le EP Never Let Me Go, paru en 2020, dans les premiers mois de la pandémie. Depuis, on n’a jamais tout à fait retrouvé la même magie dans un de ses albums. On avait tout de même très hâte d’entendre Across the Pond, troisième album de Ghostly Kisses.
Le dimanche 23 août prochain, dès 11 h, les Jardins & Des Lys de Verchères accueillent le guitariste Martin Verreault à l’occasion d’un « pique-nique concert » où il sera à la fois possible d’apprécier une musique latine et jazz et la beauté des lieux.
Le groupe de punk australien Trophy Eyes n’est pas exactement le plus prolifique ces dernières années, lui qui a lancé 4 albums depuis sa fondation en 2013, incluant The American Dream, que l’on avait critiqué en 2018. Depuis cette sortie, le band n’a rien lancé d’autre que l’album Suicide and Sunshine en 2023, que l’on a décidé d’écouter avec un très léger retard.
Cela fait quelques années que l’on voit passer des reprises à la harpe de musiques de jeux vidéo par une certaine Kristan Toczko (aussi appelée HarpistKT), qui s’adonne par ailleurs à être canadienne. Et comme on a eu envie d’écouter plus sérieusement sa musique, on a décidé de plonger dans Visions, un bref album paru en début d’année, un opus de compositions originales signées Jacqui Cook, une autre harpiste établie au Canada.
La figure montante du jazz canadien Caity Gyorgy ne chôme décidément pas, elle qui vient de lancer un nouvel album il y a moins d’un an depuis son Caity Gyorgy with Strings, qu’on avait par ailleurs bien apprécié. Il faut dire qu’ici, dans l’album You Irritate Me So, elle s’en tient aux chansons de Cole Porter et que l’album est simplement enregistré en duo avec le pianiste Mark Limacher, nous ramenant donc à de vieux standards dans une forme plutôt dépouillée.
On ne connaissait pas grand-chose de la musicienne de Los Angeles Harmony Tividad, mais elle s’est notamment fait un nom dans le groupe Girlpool dans son adolescence, avant de faire le saut en solo après la pandémie. Son deuxième album, Lifetime, est paru il y a quelques semaines et on y a prêté une oreille par curiosité après en avoir reçu la recommandation.
Élisabeth Pion, la soliste du programme / Photo : Jeremy Fokkens
Par Olivier Dénommée
Même si l’Orchestre de la francophonie (ou OF), une académie orchestrale établie à Montréal pour donner un avant-goût du climat d’un orchestre professionnel pour de jeunes musiciens talentueux d’un peu partout à travers le monde, existe depuis 2001, on n’avait encore jamais eu l’occasion d’assister à un de ses concerts. On a toutefois remédié à la situation le 2 août dernier avec le concert de clôture du stage de 6 semaines, à la Maison symphonique de la Place des Arts.
Il y a tout juste un mois, le groupe d’indie-rock anglais Mary in the Junkyard a fait paraître son tout premier long jeu, Role Model Hermit. Un peu comme quand on a écouté la musique de Francis of Delirium récemment, on a eu un sentiment immédiat d’avoir déjà entendu cette musique quelque part auparavant. Ce n’est pas automatiquement un deal breaker, mais cela rehausse la barre requise pour permettre au jeune groupe de se démarquer de ce qui se fait ailleurs.
Avec Ariana Grande, bonne chance pour prédire quel sera son état d’esprit pour son prochain album, elle qui est reconnue pour la force de sa voix, mais pas nécessairement pour sa constance d’une sortie à l’autre. Après avoir eu une assez bonne expérience avec son précédent album solo, Eternal Sunshine, on a eu envie de savoir ce qu’elle nous réserverait sur son 8e opus solo, simplement intitulé Petal, qui a par ailleurs été vendu comme étant plus brut que les autres et plus expérimental.
Notre relation avec le groupe américain The Strokes est plutôt limitée, avec comme principale chanson connue Reptilia, découverte grâce à Rock Band à l’époque. On garde aussi des souvenirs de la participation du chanteur Julian Casablancas dans Boombox de The Lonely Island. C’est donc essentiellement à l’aveugle qu’on a plongé dans Reality Awaits, septième album studio du groupe. Disons qu’on n’a pas été convaincu.
Comme cela fait un petit moment que l’on ne s’est pas gâté avec de la musique de jeu, on a sauté sur l’occasion d’écouter le tout nouvel album de TPR (l’alias de Dan Collins), Eorzea by Moonlight, entièrement consacré à des musiques au piano de style berceuse tirées de la bande sonore de Final Fantasy XIV. Contrairement à à plupart des titres de la série Final Fantasy, on n’a pas d’attachement particulier à celui-ci, mais cela n’empêche pas de laisser place à de très belles pièces, arrangées tout en douceur par le musicien anglais.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.