Même si ça fait 7 ans de ça, on se souvient qu’on trouvait courageux de la part d’Alice Merton de lancer son premier album, Mint, en tout début d’année. Il faut croire qu’elle n’a pas changé de position depuis puisqu’elle vient de lancer son 3e album, intitulé Visions, le 16 janvier! Et on peut la comprendre de vouloir lancer son nouveau matériel aussi tôt dans l’année, parce que c’est une proposition franchement solide qu’elle nous livre!
Cette fois, on s’intéresse à quelque chose d’un peu différent : le projet StoryMusic, qui propose un mélange entre des contes pour enfants et des œuvres classiques, a récemment fait paraître Little Red Riding Hood with Beethoven, un enregistrement du Petit Chaperon rouge narré par Julie Freedman Smith et appuyé par une œuvre pour cordes de Beethoven. C’est une écoute brève mais efficace que l’on nous propose ici!
Cela semble faire une éternité que l’on n’a pas écouté la musique de Tamara Weber, qui jouait encore à l’époque sous le nom de Tamara Weber-Fillion. Son dernier album, Destinations, est paru en décembre dernier et est composé de 12 chansons principalement écrites en 2024 dans le cadre d’un projet de lancer une nouvelle chanson par mois. Pour l’occasion, Weber s’est associée à Mathieu d’Andrade (aussi appelé LeMind) pour l’aider à travailler ses chansons.
De retour à notre petit plaisir coupable, on s’intéresse encore une fois à des reprises jazzées de musiques de jeux vidéo. Cette fois, c’est pour l’album Zelda & Jazz III, résumant bien ce que c’est : un album entièrement consacré à la musique de The Legend of Zelda, interprétée par The Deku Trio, un petit groupe piano/contrebasse/batterie livrant un jazz léger et accessible. Pour cet album, le 3e de la série, on s’intéresse particulièrement à la musique de Breath of the Wild et Tears of the Kingdom, les 2 plus récentes sorties.
Décidément, on doit avoir un faible ces temps-ci pour les artistes indie français, puisqu’on s’intéresse aujourd’hui à Compass Rosa, le plus récent album de Mina Tindle, nom de scène de Pauline de Lassus. Principalement chanté en anglais, cet opus nous propose un indie-folk drôlement inspiré, avec en prime la collaboration de Bryce Dessner (de The National) et de Sufjan Stevens.
On n’avait encore jamais entendu parler du groupe Astral Bakers avant de tomber sur son plus récent album Vertical Life, paru à l’automne 2025. On a été surpris de constater que ce relativement jeune quatuor (le premier album remonte seulement à 2024) touchant à l’indie-rock et un peu au grunge vient de France; on aurait spontanément assumé que le groupe venait des États-Unis, mais il est parfois bon de se rappeler que les influences voyagent partout dans le monde depuis belle lurette!
Héron est le nom du projet musical d’Henri Kinkead, qui s’intéresse autant à ses racines québécoises à travers un «néo-folk» qu’à un message queer actuel. De façon très concrète, cela donne une musique qui touche tantôt au trad, tantôt à l’indie-folk actuel nous rappelant un peu Philippe Brach, qui se synthétise dans le très bref EP Bras solaires, paru vers la fin de 2025.
La K-pop, ou pop coréenne, devient ces dernières années de plus en plus difficile à ignorer. Si tout semble avoir commencé avec le phénomène Psy en 2012, les groupes de K-pop se font davantage entendre jusqu’ici depuis la fin des années 2010. Le projet Twice, composé de 9 chanteuses, existe lui-même depuis 2015 et a célébré ces derniers mois son 10e anniversaire d’existence avec son album TEN: The Story Goes On.
Les collaborations commencent à s’accumuler pour le pianiste Pur Pasteur (Nathan Giroux). Après Xavier-Charles Fecteau pour Le voyage d’Héliodore en 2024, il s’allie à Nicolas Bernier pour le EP Piano système. Sur cet opus en duo, l’un y joue le piano, l’autre le synthétiseur, mariant leur univers respectif.
Voilà 400 ans que le compositeur de l’époque élisabéthaine John Dowland (1563-1626) est décédé, mais sa musique, notamment celle pour luth, a quand même traversé le temps jusqu’à aujourd’hui. Le guitariste basé à Los Angeles Joseph Ehrenpreis lui consacre d’ailleurs l’entièreté de son nouvel album Aloe, fraîchement lancé en ce début d’année. Et, premier constat : même si l’âge des compositions se compte ici en siècles, celles-ci ne semblent pas avoir pris une ride.
On a encore eu droit à une belle année, très chargée en termes de nouvelle musique en 2025, et on ne s’en plaindra pas trop! Comme d’habitude, on a essayé de ratisser large dans l’écoute des nouveautés de l’année et, sur 242 articles publiés en 2025, 171 étaient sur des critiques d’albums (longs ou EP) parus en 2025. On est évidemment (très) loin d’avoir tout écouté, mais on a retenu quelques sorties qui se démarquent pour nous de tout le reste.
On a peut-être vu passer le nom de Bad Bunny (nom de scène du Portoricain Benito Martínez) une fois, comme collaboration dans une chanson hip-hop qui ne nous avait pas du tout accroché, avant qu’il soit soudainement sur toutes les lèvres à l’annonce qu’il ferait le spectacle de la mi-temps au prochain Super Bowl en 2026. Au-delà de la «controverse», on a découvert qu’il a fait paraître son 6e album solo en tout début d’année et que plusieurs publications importantes ont mi DeBÍ TiRAR MáS FOToS (ou J’aurais dû prendre plus de photos en français) au sommet des meilleures sorties de 2025. Pour notre toute dernière critique de l’année, voyons voir si on peut trouver ce qui a charmé ces critiques.
Depuis 30 ans, le groupe Vulgaires Machins fait partie du paysage québécois, produisant un punk dénonciateur des (nombreux) ratés de notre société. Depuis la sortie de son précédent album en 2022, il s’est visiblement passé assez de choses pour forcer le groupe à revenir avec un 9e album, Contempler l’abîme, qui a pour grand thème récurrent la «fin» de bien des choses.
Avec trop manger durant un party de Noël, écouter la dernière compilation de Slam Disques est devenu une de nos traditions préférées des fêtes. Zoo 10 reprend la formule qui fonctionne depuis près d’une décennie, en offrant des covers entièrement en français, sur une musique souvent à tendance punk, donnant des résultats parfois très surprenants et, disons-le, souvent plutôt drôles. Cette dernière compilation n’y fait pas exception.
La scène québécois a été largement gâtée en 2025 par les sorties d’étoiles montantes comme Lou-Adriane Cassidy, qui a livré non pas un mais bien 2 albums complets! Mais, à quelques jours de la fin de 2025, on retourne à Dogue, opus de pop alternative enregistré par Ariane Roy, coïncidemment la meilleure amie de Cassidy, et selon un certain nombre de critiques un des albums québécois incontournables de l’année.
On a fait connaissance en 2018 avec le groupe Klaus et son premier album, montrant un désir pour une musique rock éclectique. Les années ont passé et le trio de l’époque est devenu un duo (il reste encore Joe Grass et François Lafontaine, entourés de plusieurs collaborateurs), et il a dévoilé en novembre sa seconde offrande, Klaus II. Si on met beaucoup d’énergie sur la musique de cet album, on n’a visiblement pas pris trop de temps à choisir le titre!
Il nous semble qu’on a rarement autant entendu parler de la musique de Lily Allen que lorsqu’elle a lancé son 5e album, West End Girl, cet automne. Il faut dire qu’à sa sortie il est ressorti les rumeurs d’infidélité de son mari David Harbour, et les thèmes abordés par cet album n’ont évidemment fait qu’accentuer les discussions. On peut qualifier cet album d’autofiction sur ce que Lily Allen a vécu, mais heureusement, l’album ne sert pas qu’à régler des comptes et il contient des compositions pop parfois assez inspirées.
C’est plutôt rare qu’on aille à ce point dans l’hyperbole, mais il y a certainement un «avant» et un «après» la sortie du jeu Clair Obscur: Expedition 33, du jeune studio indépendant Sandfall Interactive. Cela explique sans grand mystère pourquoi il a à peu près tout raflé aux derniers Game Awards, dont le prestigieux titre de Jeu de l’année. Mais on ne crée pas un jeu aussi puissant sans une musique au moins du même calibre, ce qui nous amène à nous penser sur cette bande sonore massive de plusieurs heures, signée par le Français Lorien Lestard.
Notre premier contact avec la musique de Félixe (alias musical de Véronique Bazin) remonte à 2019 avec son album Prélude et on sentait déjà à l’époque un potentiel intéressant pour son style bien à elle. Elle aura pris son temps, presque 6 ans, avant de revenir avec un 2e album, intitulé Hier nuit. Pardonnez nos quelques mois de retard comme la sortie est complètement passée sous notre radar, mais on a eu envie d’entendre où Félixe en était rendue dans son évolution musicale.
L’Orchestre symphonique Carmina à l’occasion de son concert inaugural le 14 décembre / Photo : Carl Chevalier
Par Olivier Dénommée
On peut dorénavant inscrire la date du 14 décembre 2025 comme étant celle où le public a pu faire la connaissance pour la toute première fois avec l’Orchestre symphonique Carmina (ou OSCAR) à l’occasion de son concert inaugural, tenu à l’église anglicane de Saint-Barnabas de Saint-Lambert. Pour un orchestre naissant de calibre amateur à semi-professionnel, la barre est déjà bien haute pour la suite.
On a tout récemment découvert la musique de Waxx, nom de scène du musicien français Benjamin Hekimian, qui s’est fait un nom à reprendre les chansons des autres. C’est d’ailleurs le concept de ses albums plus récents, où il invite d’autres artistes à chanter sur des chansons qui les ont marqués et qui a servi d’«étincelle». D’où le titre Étincelle 2 (Étincelle est paru en 2024). On a donc droit à 12 chansons avec des voix différentes et des styles parfois surprenants.
C’est la 2e fois que ça nous arrive : alors qu’on commence à écouter l’imposante bande sonore du jeu Clair Obscur: Expedition 33, qui a par ailleurs à peu près tout raflé aux derniers Game Awards (dont jeu de l’année), une sortie apparaît en même temps qui prend naturellement un peu moins de temps à écouter. L’autre fois, c’était Clair Obscur : Expedition 33 – En blanc et noir, un album de reprises au piano, cette fois, c’est littéralement le compositeur du jeu, Lorien Testard, qui nous propose un EP de nouvelle musique associée à Verso’s Drafts, une nouvelle expansion du jeu justement annoncée à l’occasion de la cérémonie. Et comme on parle d’un EP de 6 nouvelles chansons totalement un peu moins de 20 minutes, c’est évidemment plus rapide à aborder qu’une bande sonore de 7 heures! Pardonnez donc ce nouveau détour le temps de Clair Obscur: Expedition 33 – Verso’s Drafts (Original Soundtrack).
Comme il a déjà été annoncé que l’Ontarienne Emilie-Claire Barlow se préparait à lancer son prochain album complet (et francophone) cet hiver, à peu près personne ne s’attendait à ce qu’elle nous propose un album des fêtes juste avant! La surprise a pris la forme d’une captation live de certaines classiques de Noël enregistrés en spectacle au Koerner Hall de Toronto il y a un an sous le titre Neige (Live).
On se lance une fois de plus dans une découverte personnelle, en écoutant le 4e album de Noble Son, l’alias musical du Canadien Adam Kirschner, qui a aussi une carrière d’acteur et de doubleur. L’album Make Peace est assez court avec seulement 32 minutes, mais il contient plusieurs excellentes idées dans le registre indie-rock qu’on a eu plaisir à écouter ces derniers jours.
Même si elle a une carrière s’étendant sur plus de 20 ans, autant en solo qu’avec son groupe Nouvelle Vague, on n’a pas souvenir d’avoir entendu parler de la Française Mélanie Pain plus tôt. On a tout de même eu beaucoup de plaisir à découvrir son 4e album en solo, How and Why, où elle joue entre le folk et la pop avec une voix plutôt convaincante.
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