On ne connaissait pas l’artiste Sofii, nom de scène de la Franco-Américaine Sophie Koella, qui semble davantage être connue comme modèle que comme musicienne, mais après être tombé par hasard sur son plus récent EP, I Wrote This for You, on a voulu en savoir plus sur elle. On a ainsi longuement écouté son opus d’une vingtaine de minutes qui touche essentiellement à l’indie-folk, avec quelques petites surprises.
C’est assez rare dans notre cas, mais on a eu l’occasion de voir la musicienne montréalaise Marie Neiges (l’alias de Marie-Neiges Harvey) en spectacle avant qu’elle ait le temps de lancer un premier EP, à l’occasion du jeune festival Motel Calix. On connaissait donc un peu son énergie et sa vibe sur scène avant même d’entendre les premières notes de C’est pas grave si je pleure. Si cette connaissance supplémentaire peut parfois contribuer à notre appréciation d’un album, dans ce cas-ci il semble qu’il manque cette présence scénique pour pleinement apprécier sa musique, du moins au début.
On a quelque peu pris nos distances ces dernières années de Lydia Képinski, pas parce que sa musique est mauvaise, mais parce qu’elle avait de la difficulté à prendre la critique à l’époque, ce qui est un peu embêtant lorsqu’on fait de la critique… On tente quand même de lui donner une nouvelle chance pour son troisième album, C’est parti!, alors que l’artiste a confié à sa sortie qu’il y a trois ans elle a «tout perdu» et a fait une dépression. Elle nous surprend aussi avec un changement assez drastique de style, avec une pop lourdement chargé de musique électronique, surnommée «emo dance» dans le dossier de presse.
Il y a plusieurs années, on suivait avec plaisir la carrière de la musicienne danoise Agnes Obel, mais on l’a perdue de vue depuis la pandémie. La sortie récente de son cinquième album studio, The Meaning of Flowers, nous permet de renouer avec elle afin de voir où en est son style une dizaine d’années plus tard.
Voilà qui ne nous rajeunit pas, mais cela fait déjà plus de 10 ans que l’on n’a pas parlé de la musique du groupe indie belge Dan San, alors qu’on s’était penché sur ses deux premiers albums et qu’on l’avait même vu en spectacle à Montréal. Il faut dire que le groupe s’est fait discret par la suite, avant de revenir en 2023 avec de la nouvelle musique et, un an plus tard seulement, lancer son quatrième opus, le bref Suite, d’une durée de 24 petites minutes. C’est en partie par nostalgie qu’on remonte donc dans le temps de deux ans pour découvrir ce plus récent album, afin de le comparer à nos souvenirs.
Le groupe indie-pop anglais Wasia Project nous était tout à fait inconnu jusqu’à tout récemment, même après avoir lancé quelques EP depuis la pandémie, mais la sortie de son premier album, Nocturne, a amené le groupe sur notre radar, et on a voulu savoir de quoi le groupe était vraiment capable!
Comme essentiellement la planète entière, on a entendu en 2012 le violent (n’ayons pas peur de dire les vraies choses!) ver d’oreille Call Me Maybe de la Canadienne Carly Rae Jepsen. Si on sait que sa carrière ne s’est pas arrêtée à un seul hit, on n’a jamais trop cherché à suivre son évolution, gardant essentiellement en tête un souvenir un peu trop vif de sa toune! On a quand même été surpris de savoir que Day and Night est déjà la huitième offrande studio de la chanteuse, qui n’a vraiment jamais cessé d’écrire de la nouvelle musique au fil des années, et qui a été encore plus active depuis la pandémie. Plus fou encore : dans une ère où les nouveaux albums ont de la difficulté à durer 30 minutes, elle nous livre un album double de pas moins de 84 minutes! Quiconque n’a pas confiance en son talent ne nous livrerait pas autant de nouvelles chansons, et cette assurance de la part de Carly Rae Jepsen nous a convaincu d’y prêter une oreille.
On n’en revient pas, mais cela fait déjà 10 ans que l’on a critiqué pour la première fois la musique de Sara Dufour, pour son premier album, Dépanneur Pierrette. C’était encore sans savoir à l’époque qu’elle allait vite s’imposer dans le paysage québécois et qu’aujourd’hui à peu près tout le monde a au moins entendu parler de ses tounes ou de son énergie débordante. La sortie toute récente de son quatrième album solo, Dolbeau-Mistassini (du nom de sa ville natale, une information publique depuis ses tout débuts), nous rappelle qu’elle n’a rien perdu de son côté authentique et proche de ses racines.
On aime suivre la musique du producteur britannique Bonobo (l’alias musical de Simon Green) depuis plus de 10 ans, donc quand on voit passer un nouvel album de sa part, on n’hésite généralement pas trop longtemps avant de l’écouter! Après son album Fragments en 2022, on avait bien hâte d’entendre son huitième opus studio, Distance in Static.
Si le nom de Mimi O’Bonsawin ne nous est pas étranger, on ne peut pas dire la même chose de sa musique. La curiosité a quand fini par nous convaincre de prêter une oreille sur sa plus récente offrande, intitulée Evoke. Et si on ne savait pas à quoi s’attendre, on a quand même été extrêmement surpris par l’éclectisme d’une piste à l’autre, donnant un album incroyablement varié pour sa durée de 32 minutes.
Le nom de l’Américaine Chelsea Wolfe ne nous est pas étranger, mais comme pour encore beaucoup trop d’artistes, on n’avait pas pris le temps d’écouter sérieusement sa musique. Elle a toutefois récemment fait paraître The Dark, son 9e album studio, nous donnant une raison d’enfin se pencher sur sa musique, une musique rock qui, comme le veut le dire de l’opus, penche davantage vers la noirceur.
Comme on aime parfois revenir sur une sortie qu’on a ratée il y a quelques mois et qu’on apprécie de parler d’artistes qui n’ont jamais vraiment été sur notre radar, le choix de l’album Passages d’Arielle Soucy s’imposait de lui-même, elle qui a reçu beaucoup d’attention à la sortie de son premier album en 2023, mais au deuxième opus dont on a n’a pas trop entendu parler avant de tomber dessus par accident. On a donc pris le temps découvrir son folk-pop léger, alternant entre français et anglais.
Motel Calix accroché en haut de la scène principale / Photo : Olivier Dénommée
Pour faire suite à notre (longue) chronique sur la soirée passée à Motel Calix le 22 août dernier, on a retenu pas mal de photos, parfois un peu chaotiques, mais souvent assez sympathiques, des shows qu’on y a vus. On a décidé d’en faire une une petite sélection, pour ceux qui trouvent que les images parlent plus que les mots.
Un panneau lumineux est bien visible à l’entrée du site / Photo : Olivier Dénommée
Par Olivier Dénommée
L’an dernier, deux amis, Élie Paquet et Antoine Bernard, ont eu l’idée folle de démarrer leur propre festival de musique québécoise, qu’ils ont tout d’abord organisé discrètement dans la cour des parents d’Élie à Calixa-Lavallée, un petit village en Montérégie d’environ 500 âmes. Cette première édition a attiré environ 250 festivaliers. Dur de croire que tout ça s’est passé il y a un an à peine, car la deuxième édition de Motel Calix, qui vient tout juste de se passer les 22 et 23 août, s’est plutôt organisée sur un site beaucoup plus grand, avec des moyens qui s’approchent un peu plus d’autres festivals plus établis, avec une brochette d’artistes solides et, surtout, un public de feu qui a répondu à l’appel en grand nombre. On a assisté à la majeure partie de la première soirée de l’événement.
Même si le nom de l’Australienne Rowena Wise nous était encore entièrement inconnu jusqu’à ces derniers jours, elle est active sur la scène musicale depuis une dizaine d’années déjà, versant dans une musique indie entre folk et rock, un registre qui n’est pas exactement sous-exploité, mais qui peut toujours laisser place à quelques belles surprises. Son deuxième album studio, Bad Things Feel Good*, a vu le jour tout récemment.
À nos oreilles, la dernière sortie vraiment exceptionnelle de Ghostly Kisses, le projet musical de la chanteuse Margaux Sauvé et du pianiste Louis-Étienne Santais, est le EP Never Let Me Go, paru en 2020, dans les premiers mois de la pandémie. Depuis, on n’a jamais tout à fait retrouvé la même magie dans un de ses albums. On avait tout de même très hâte d’entendre Across the Pond, troisième album de Ghostly Kisses.
Le groupe de punk australien Trophy Eyes n’est pas exactement le plus prolifique ces dernières années, lui qui a lancé 4 albums depuis sa fondation en 2013, incluant The American Dream, que l’on avait critiqué en 2018. Depuis cette sortie, le band n’a rien lancé d’autre que l’album Suicide and Sunshine en 2023, que l’on a décidé d’écouter avec un très léger retard.
On ne connaissait pas grand-chose de la musicienne de Los Angeles Harmony Tividad, mais elle s’est notamment fait un nom dans le groupe Girlpool dans son adolescence, avant de faire le saut en solo après la pandémie. Son deuxième album, Lifetime, est paru il y a quelques semaines et on y a prêté une oreille par curiosité après en avoir reçu la recommandation.
Avec Ariana Grande, bonne chance pour prédire quel sera son état d’esprit pour son prochain album, elle qui est reconnue pour la force de sa voix, mais pas nécessairement pour sa constance d’une sortie à l’autre. Après avoir eu une assez bonne expérience avec son précédent album solo, Eternal Sunshine, on a eu envie de savoir ce qu’elle nous réserverait sur son 8e opus solo, simplement intitulé Petal, qui a par ailleurs été vendu comme étant plus brut que les autres et plus expérimental.
Notre relation avec le groupe américain The Strokes est plutôt limitée, avec comme principale chanson connue Reptilia, découverte grâce à Rock Band à l’époque. On garde aussi des souvenirs de la participation du chanteur Julian Casablancas dans Boombox de The Lonely Island. C’est donc essentiellement à l’aveugle qu’on a plongé dans Reality Awaits, septième album studio du groupe. Disons qu’on n’a pas été convaincu.
Est-ce juste nous, ou les albums ont tendance à rétrécir en longueur ces temps-ci? C’est la question qu’on se pose en tombant sur Better Angels, le premier album de l’artiste new-yorkaise sadie (l’alias musical d’Anna Schwab, qui écrit spécifiquement son nom en minuscule), qui, malgré ses 8 pistes, dure tout juste en bas de 20 minutes. On a tout de même pris le temps de bien écouter sa proposition indie-pop (ou bedroom pop, diront certains) qui s’écoute plutôt bien sans révolutionner quoi que ce soit.
Depuis la sortie acclamée de son précédent album studio, Brat, en 2024, il est difficile d’ignorer la musique de Charli XCX, même si on trouvait personnellement que cette proposition manquait de nuances et ne méritait pas nécessairement de se retrouver au sommet de toutes les listes de fin d’année. Puis, en début d’année, elle nous a agréablement surpris avec son album-bande sonore Wuthering Heights, nous donnant ainsi espoir pour son nouvel album, cette fois intitulé Music, Fashion, Film, qui est décrit par certains comme son septième album, et par d’autres son huitième (en comptant la dernière bande sonore dans la liste).
Le nom d’Ariane Laniel sera pour toujours associé à Mixmania, elle qui a fait partie de la toute première cohorte en 2002, mais elle a aussi pris son temps pour peaufiner sa propre musique en solo, en lançant notamment il y a 10 ans un premier EP, Mon bordel, que l’on avait critiqué à l’époque. Cette année, 24 ans après avoir fait son apparition remarquée à la télé, elle a lancé son premier album complet, Le temps d’un numéro.
Si on connaît depuis un certain temps déjà la chanteuse et musicienne Violette Lapierre, notamment comme la moitié féminine du jeune duo Violette & Jordan (avec nul autre que Jordan Officer!), on a voulu entendre ce qu’elle avait enregistré avec un autre de ses projets, justement appelé LaViolette. Le groupe sherbrookois a lancé en 2024 ce qui est encore à ce jour son plus récent EP, intitulé L’écho de la chambre, une brève offrande de 4 pistes en 13 minutes.
On fait la découverte aujourd’hui du premier album de la jeune autrice-compositrice-interprète allemande Lina-Mariah, l’évocateur I Feel Like Shit and It’s All Your Fault, nous invitant à découvrir une pop adolescente laissant place à un gros côté punk et grunge.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.