Pouvez-vous croire que l’on ait pu complètement tomber sous le charme du premier album de Willows (Geneviève Toupin) en 2014, mais qu’on ait par la suite complètement perdu de vue ce qu’elle faisait? Il faut dire qu’elle s’est faite relativement discrète, ne lançant qu’un EP en 2021 avant de lancer son deuxième album son ce nom, Maison vent, en 2023. On se permet aujourd’hui d’y revenir avec un léger retard!
Le EP A Little Lucky de Milk & Bone avec Chromeo avait été un de nos grands coups de cœur de 2025, nous happant avec des chansons électro-pop contagieuses et rythmées comme on les aime. On ne se plaint donc pas trop de savoir que ces chansons reviennent dans le cadre d’un EP de remixes, l’adéquatement titré A Little Lucky (Remixes). Reste toutefois l’adage nous rappelant qu’il ne faut pas réparer ce qui n’est pas brisé, alors que les nouvelles versions se compareront immanquablement à des originales de très haut calibre.
On parle beaucoup trop peu souvent de musique du monde dans ces pages, mais ce n’est pourtant pas par manque d’occasions de le faire alors qu’il paraît régulièrement de belles sorties d’un peu partout autour de la planète qui ne demandent qu’à être découvertes. Aujourd’hui, on s’intéresse toutefois à la dernière parution du musicien sénégalais Ablaye Cissoko, qui collabore avec l’ensemble québécois Constantinople le temps de l’album Estuaire, paru en début d’année.
Le décès de Karl Tremblay, le chanteur des Cowboys Fringants, à l’automne 2023 à la suite d’un cancer, a bouleversé le Québec tout entier. Le groupe n’a pas officiellement cessé ses activités, mais ses membres ont commencé à se faire entendre chacun de leur côté avec un projet solo, et c’est notamment ce qu’a fait le membre fondateur Jean-François Pauzé, qui a lancé un premier album sous le nom JF Pauzé en octobre 2025, soit un peu moins de deux ans après le décès de son ami et complice musical. Cela ne ramènera évidemment pas Karl Tremblay, mais d’entendre la musique de Pauzé, qui a une voix relativement similaire et qui était par ailleurs celui qui a été écrit la grande majorité des chansons et les textes des Cowboys, nous ramène vite dans l’esprit du groupe iconique! Les amours de seconde main est un peu comme la suite naturelle pour le groupe, même sans son chanteur original.
Cela fait un moment déjà que l’on voit passer la musique de Belle Grande Fille, l’alias de l’autrice-compositrice-interprète Anne-Sophie Doré-Coulombe, tout de même active en solo depuis 2018, mais pourtant on n’avait encore jamais pris le temps de critiquer une de ses sorties, situation à laquelle on a décidé de remédier aujourd’hui avec notre écoute de Les loups dorment tranquille, paru en 2023 mais encore à ce jour son plus récent long jeu!
On part aujourd’hui à la découverte du projet Fightmaster de l’artiste non binaire E. R. Fightmaster, notamment moitié du duo musical Twins et acteur (dont dans Grey’s Anatomy, peut-on lire). Tolerance est son tout premier long jeu, paru au début du mois, et propose un rock alternatif assez bien construit.
En 2025 paraissait I Barely Know Her, le premier album de l’auteur-compositeur-interprète américain Shane Michael Boose, plus connu sous son nom de scène Sombr, un nom basé sur ses initiales et un peu son état d’esprit au moment de lancer sa carrière. Mais malgré ce nom, on n’a vraiment pas droit à une musique sombre, mais plutôt une musique indie-rock généralement assez accrocheuse, même si l’album parle en grande partie de break-up, thème qui produit souvent les meilleures chansons pop!
On continue notre poursuite de nouveautés d’artistes que l’on ne connaissait pas avec l’écoute de Bite the Bullet, deuxième album du duo Camp Crush. Basé à Portland en Oregon, ce groupe est composé du couple Jennifer Deale et Chris Spicer et verse dans une indie-pop à fortes tendances new wave. C’est donc à une sortie incroyablement nostalgique que l’on nous convie même si l’album n’a que quelques semaines d’existence!
En quête de nouveauté, on est tombé sur le deuxième album de l’artiste américaine d’origine soudanaise Dua Saleh, Of Earth & Wires, jouant entre pop, RnB, électro et hip-hop. Son album est très court – 26 petites minutes –, mais il est assez dense et ne nous a vraiment pas laissé indifférent.
Jack Antonoff est surtout connu pour avoir produit plusieurs albums de certaines des plus grosses vedettes pop des dernières années (incluant Taylor Swift, Lana Del Rey, Sabrina Carpenter et Lorde pour ne nommer que celles-ci), mais on sait qu’il a aussi sa propre carrière musicale, étant notamment à la tête de son projet Bleachers depuis 2013. Si on n’avait encore jamais pris le temps d’écouter un des albums de ce groupe, la sortie récente du cinquième album, Everyone for Ten Minutes, nous amène à nous intéresser à ses nouvelles chansons, touchant de façon très générale au registre indie-rock.
La carrière solo de l’Américaine Olivia Rodrigo a explosé assez soudainement depuis la pandémie, si bien qu’elle vient de lancer son troisième album en cinq ans. On n’avait jusqu’à présent jamais pris le temps d’écouter sa musique (à part quelques extraits sur lesquels on est tombé par hasard ces dernières années sans trop y porter attention), mais il devenait de plus en plus difficile d’ignorer son existence, d’autant plus que You Seem Pretty Sad for a Girl So in Love a été massivement acclamée par la critique. On y a prêté une bonne oreille pendant deux jours.
Après avoir écouté ces dernières semaines le EP Bridge to Butterfly de G Calz, on a déjà eu envie de poursuivre notre petite série de critiques sur son encore jeune discographie. Cela nous ramène à Wake Up!, qui serait son premier EP, paru au Noël dernier (drôle de choix de date, surtout pour avoir moindrement de la visibilité!).
Le dernier album du groupe Galant, tu perds ton temps remonte à déjà pratiquement 10 ans; depuis ce temps, les filles ont voulu fonder leurs familles et une d’entre elles a même combattu un cancer, avant de travailler trois ans plus sérieusement sur ce qui deviendra Sur le faîte, leur 5e album. Mais au-delà de la vie,on note aussi quelques petits changements, comme un «nouveau» membre en la personne de Louis-Simon Lemieux aux percussions et aux harmonies (il est arrivé il y a plusieurs années déjà, mais n’était juste pas encore passé en studio!) et un désir d’offrir un album plus positif que par le passé, où les femmes des histoires sont en pleine possession de leurs moyens.
Quand on a écouté ces derniers jours le premier album, homonyme, de Hauterive, c’était sans prendre en compte que le duo s’apprêtait à lancer son deuxième album, intitulé Aire de repos. Après s’être laissé un petit moment pour écouter autre chose, on revient maintenant au folk et à l’Americana du tandem Mara Tremblay et Catherine Durand, qui est encore plus en maîtrise de son registre que son sa précédente proposition.
On n’écoute pas la musique du quatuor du Lac-Saint-Jean Québec Redneck Bluegrass Project très souvent, mais la sortie de son sixième album, à l’étrange titre Qu’acoustis-je Qu’ouïs-je Qu’entends-je, marquant au passage les 20 ans d’existence du groupe, nous a convaincu d’y prêter une oreille.
On ne connaissait pas l’existence du groupe acadien Baie avant l’annonce de la sortie de son nouvel album – son deuxième –, La tête a ses raisons. On s’est plongé ces derniers jours dans l’écoute de cet album multipliant les influences, mais avec une place de choix pour la pop rétro en français.
Après avoir fait la découverte récente de la productrice britannique Jessie Marcella dans le cadre de notre écoute du premier album de Sages, on a réalisé qu’elle avait elle-même du matériel assez récent, dont le EP 11:11, comprenant six pistes, mais en réalité trois compositions différentes, pensées tantôt pour le jour, tantôt pour la nuit!
Voilà déjà trois ans que le duo Hauterive (composé de Mara Tremblay et de Catherine Durand, deux vétéranes de la scène folk québécoise) a fait paraître son premier album homonyme, et on a eu envie d’y revenir, avec un très léger retard! Et sans surprise, la sortie ne sonne pas comme une première offrande et la direction semble avoir été vite assumées par les deux musiciennes!
En faisant des recherches pour trouver du nouveau matériel du compositeur islandais Ólafur Arnalds, on a découvert qu’il a fondé un duo avec la chanteuse suédoise Loreen, appelé Sages. Leur univers mêle le piano néoclassique d’Arnalds, avec l’énergie pop de Loreen, et leur premier «album», Sages (Echoes Edition), laisse aussi beaucoup de place pour une musique électronique qu’on pourrait entendre dans un club.
En quête de découvrir une artiste qu’on ne connaissait pas encore, on est tombé sur la Montréalaise Noémie Kaiser, qui a lancé son premier (et au moment d’écrire ces lignes, encore le seul) album de sa jeune carrière. L’or des fous touche à la pop, mais aussi au folk et un peu au jazz, le tout (principalement) en français. C’est somme toute toute une assez belle découverte qu’on fait avec un peu de retard!
Même si le nom de Marie-Pierre Arthur fait partie du paysage musical québécois depuis 2009, on réalise que l’on en connaît assez peu sur l’ensemble de sa discographie à part les chansons vraiment incontournables et ses albums plus récents que l’on a eu l’occasion de critiquer dans ces pages. La sortie toute fraîche de son album Ensemble doux, reprenant en version plus douce plusieurs chansons de son répertoire, nous l’a vite fait comprendre si on en doutait encore! C’est, au moins, une occasion de se ressaisir et d’écouter des relectures de ses chansons d’hier à aujourd’hui.
Depuis le temps, plusieurs sont bien au fait de notre toujours grand intérêt pour la musique de la jazzwoman ontarienne Diana Panton, que l’on suit depuis une douzaine d’années. On replonge aujourd’hui dans le temps, jusqu’à son album concept Pink paru à l’origine en 2009, qui a la particularité d’être joué non pas en trio, mais avec un quatrième musicien, ajoutant une couleur supplémentaire à sa proposition toujours très charmante.
Faisons aujourd’hui la découverte de l’artiste albertaine Miarlequin (quel nom!) et de ce qui semble être son tout premier EP, The Fool, paru en début d’année. Le personnage de Miarlequin (derrière qui se cacherait, selon nos informations, Maria Bustos) se présente comme une voyageuse interdimensionnelle et nous invite à découvrir sa pop un peu théâtrale empreinte de magie.
Il y a un peu plus d’un an paraissait Nobody Lives Here, troisième album du projet SYML de l’Américain Brian Fennell, et on avait été grandement charmé par sa proposition à l’époque. Mais voilà qu’il récidive avec une nouvelle sortie, un EP cette fois, qui délaisse la voix pour se concentrer uniquement sur une musique instrumentale et introspective centrée sur son piano. Le titre est aussi assez évocateur et propice à la réflexion : The Morning After a Death.
Le nom de G Calz (dont le vrai nom serait Gary Calzaretta, si on se fie aux crédits!) nous était totalement inconnu jusqu’à ce qu’on tombe par hasard sur Bridge to Butterfly, ce qui semble être son deuxième EP en moins d’un an, laissant donc croire qu’on a encore affaire à une très jeune carrière pour l’auteur-compositeur-interprète américain qui semble adepte de musique indie et alternative, quelque part entre rock et folk.
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