Le groupe de punk australien Trophy Eyes n’est pas exactement le plus prolifique ces dernières années, lui qui a lancé 4 albums depuis sa fondation en 2013, incluant The American Dream, que l’on avait critiqué en 2018. Depuis cette sortie, le band n’a rien lancé d’autre que l’album Suicide and Sunshine en 2023, que l’on a décidé d’écouter avec un très léger retard.
On ne connaissait pas grand-chose de la musicienne de Los Angeles Harmony Tividad, mais elle s’est notamment fait un nom dans le groupe Girlpool dans son adolescence, avant de faire le saut en solo après la pandémie. Son deuxième album, Lifetime, est paru il y a quelques semaines et on y a prêté une oreille par curiosité après en avoir reçu la recommandation.
Il y a tout juste un mois, le groupe d’indie-rock anglais Mary in the Junkyard a fait paraître son tout premier long jeu, Role Model Hermit. Un peu comme quand on a écouté la musique de Francis of Delirium récemment, on a eu un sentiment immédiat d’avoir déjà entendu cette musique quelque part auparavant. Ce n’est pas automatiquement un deal breaker, mais cela rehausse la barre requise pour permettre au jeune groupe de se démarquer de ce qui se fait ailleurs.
Notre relation avec le groupe américain The Strokes est plutôt limitée, avec comme principale chanson connue Reptilia, découverte grâce à Rock Band à l’époque. On garde aussi des souvenirs de la participation du chanteur Julian Casablancas dans Boombox de The Lonely Island. C’est donc essentiellement à l’aveugle qu’on a plongé dans Reality Awaits, septième album studio du groupe. Disons qu’on n’a pas été convaincu.
Depuis la sortie acclamée de son précédent album studio, Brat, en 2024, il est difficile d’ignorer la musique de Charli XCX, même si on trouvait personnellement que cette proposition manquait de nuances et ne méritait pas nécessairement de se retrouver au sommet de toutes les listes de fin d’année. Puis, en début d’année, elle nous a agréablement surpris avec son album-bande sonore Wuthering Heights, nous donnant ainsi espoir pour son nouvel album, cette fois intitulé Music, Fashion, Film, qui est décrit par certains comme son septième album, et par d’autres son huitième (en comptant la dernière bande sonore dans la liste).
On ne se souvient pas pourquoi, mais dans notre série de critiques de la discographie du groupe post-rock texan Explosions in the Sky, on a sauté le 4e album, l’album-concept The Rescue, pour passer au 5e, All of a Sudden I Miss Everyone, à la place. Cela fait plusieurs années de cela, mais on se dit qu’il n’est peut-être pas trop tard pour réparer l’injustice qu’on a créée nous-même. Il faut dire que The Rescue a évité les titres poétiques pour se résumer à 8 pistes toutes nommées selon les 8 jours de l’aventure.
Il y a de ces artistes qui deviennent familiers à l’instant où on entend leur musique la première fois, et Francis of Delirium, le projet de la chanteuse luxembourgeoise (on ignorait qu’il y avait une communauté artistique au Luxembourg, mais il faut dire que ce n’est certainement pas la première chose qui vient en tête quand on pense au Luxembourg…) Jana Bahrich, en fait clairement partie, si bien qu’on a dû faire des recherches pour vérifier qu’elle ne faisait pas partie d’un autre groupe dont on aurait parlé dernièrement dans ces pages. Malgré cette familiarité, on ne sent pas non plus qu’elle copie les autres artistes sur son deuxième album, Run, Run Pure Beauty, paru il y a quelques semaines déjà, que nous avons écouté avec beaucoup de curiosité.
Les Rolling Stones ont fait récemment fait paraître leur 25e album studio, Foreign Tongues, et on s’est dit que si on devait écrire sur un groupe aussi mythique que celui-ci, ce serait en s’attaquant aux sorties contemporaines plutôt que de toucher à des albums littéralement plus vieux que nos parents… On a droit ici à une sortie blues-rock bien chargée, d’une durée de 62 minutes, née de sessions remontant dans certains cas en 2019, dont certaines pistes enregistrées avant le décès du batteur Charlie Watts.
Dans notre désir d’écouter un album totalement à l’aveugle, on est récemment tombé sur la toute nouvelle sortie du groupe post-hardcore new-yorkais Show Me the Body, qui vient de faire paraître son quatrième album, Alone Together. Même si on n’a rien écouté du groupe auparavant, on peut lire qu’il a changé d’approche avec cet album, privilégiant l’action et la communication plus directe qu’auparavant. On ne pourra pas véritablement comparer cet aspect, mais on a certainement quelques mots à dire sur la musique!
Lunatic Soul est le projet solo du Polonais Mariusz Duda (bassiste et chanteur du groupe Riverside) fondé en 2008, mais ce projet de rock progressif est essentiellement passé sous notre radar jusqu’à tout récemment, moment où il a fait paraître l’album Transition II, avec seulement quatre pistes… mais 43 minutes! Notons toutefois tout de suite que ceux qui suivaient déjà Lunatic Soul avant, particulièrement son album Through Shaded Woods paru en 2020, reconnaîtront certainement la majorité des pistes, puisqu’elles sont initialement parues dans la version deluxe de cet album. Mais comme on n’a pas critiqué le précédent album, on les traitera généralement comme de toutes nouvelles chansons ici.
On fait la découverte aujourd’hui du premier album de la jeune autrice-compositrice-interprète allemande Lina-Mariah, l’évocateur I Feel Like Shit and It’s All Your Fault, nous invitant à découvrir une pop adolescente laissant place à un gros côté punk et grunge.
Le décès de Karl Tremblay, le chanteur des Cowboys Fringants, à l’automne 2023 à la suite d’un cancer, a bouleversé le Québec tout entier. Le groupe n’a pas officiellement cessé ses activités, mais ses membres ont commencé à se faire entendre chacun de leur côté avec un projet solo, et c’est notamment ce qu’a fait le membre fondateur Jean-François Pauzé, qui a lancé un premier album sous le nom JF Pauzé en octobre 2025, soit un peu moins de deux ans après le décès de son ami et complice musical. Cela ne ramènera évidemment pas Karl Tremblay, mais d’entendre la musique de Pauzé, qui a une voix relativement similaire et qui était par ailleurs celui qui a été écrit la grande majorité des chansons et les textes des Cowboys, nous ramène vite dans l’esprit du groupe iconique! Les amours de seconde main est un peu comme la suite naturelle pour le groupe, même sans son chanteur original.
On part aujourd’hui à la découverte du projet Fightmaster de l’artiste non binaire E. R. Fightmaster, notamment moitié du duo musical Twins et acteur (dont dans Grey’s Anatomy, peut-on lire). Tolerance est son tout premier long jeu, paru au début du mois, et propose un rock alternatif assez bien construit.
En 2025 paraissait I Barely Know Her, le premier album de l’auteur-compositeur-interprète américain Shane Michael Boose, plus connu sous son nom de scène Sombr, un nom basé sur ses initiales et un peu son état d’esprit au moment de lancer sa carrière. Mais malgré ce nom, on n’a vraiment pas droit à une musique sombre, mais plutôt une musique indie-rock généralement assez accrocheuse, même si l’album parle en grande partie de break-up, thème qui produit souvent les meilleures chansons pop!
Jack Antonoff est surtout connu pour avoir produit plusieurs albums de certaines des plus grosses vedettes pop des dernières années (incluant Taylor Swift, Lana Del Rey, Sabrina Carpenter et Lorde pour ne nommer que celles-ci), mais on sait qu’il a aussi sa propre carrière musicale, étant notamment à la tête de son projet Bleachers depuis 2013. Si on n’avait encore jamais pris le temps d’écouter un des albums de ce groupe, la sortie récente du cinquième album, Everyone for Ten Minutes, nous amène à nous intéresser à ses nouvelles chansons, touchant de façon très générale au registre indie-rock.
La carrière solo de l’Américaine Olivia Rodrigo a explosé assez soudainement depuis la pandémie, si bien qu’elle vient de lancer son troisième album en cinq ans. On n’avait jusqu’à présent jamais pris le temps d’écouter sa musique (à part quelques extraits sur lesquels on est tombé par hasard ces dernières années sans trop y porter attention), mais il devenait de plus en plus difficile d’ignorer son existence, d’autant plus que You Seem Pretty Sad for a Girl So in Love a été massivement acclamée par la critique. On y a prêté une bonne oreille pendant deux jours.
Après avoir écouté ces dernières semaines le EP Bridge to Butterfly de G Calz, on a déjà eu envie de poursuivre notre petite série de critiques sur son encore jeune discographie. Cela nous ramène à Wake Up!, qui serait son premier EP, paru au Noël dernier (drôle de choix de date, surtout pour avoir moindrement de la visibilité!).
On ne connaissait pas l’existence du groupe acadien Baie avant l’annonce de la sortie de son nouvel album – son deuxième –, La tête a ses raisons. On s’est plongé ces derniers jours dans l’écoute de cet album multipliant les influences, mais avec une place de choix pour la pop rétro en français.
En quête de découvrir une artiste qu’on ne connaissait pas encore, on est tombé sur la Montréalaise Noémie Kaiser, qui a lancé son premier (et au moment d’écrire ces lignes, encore le seul) album de sa jeune carrière. L’or des fous touche à la pop, mais aussi au folk et un peu au jazz, le tout (principalement) en français. C’est somme toute toute une assez belle découverte qu’on fait avec un peu de retard!
Le nom de G Calz (dont le vrai nom serait Gary Calzaretta, si on se fie aux crédits!) nous était totalement inconnu jusqu’à ce qu’on tombe par hasard sur Bridge to Butterfly, ce qui semble être son deuxième EP en moins d’un an, laissant donc croire qu’on a encore affaire à une très jeune carrière pour l’auteur-compositeur-interprète américain qui semble adepte de musique indie et alternative, quelque part entre rock et folk.
Voilà déjà 10 ans que l’on a parlé pour la dernière fois du projet Le Husky de Yannick Duguay, dans le cadre de son EP Échec Éros, mais il faut en fait remonter jusqu’en 2010 pour trouver un album complet! On peut donc dire que Le Husky sait se faire désirer. On a droit ici à un album bref (31 minutes) où on retrouve le chanteur dans toute sa vulnérabilité.
Poursuivons notre série consacrée à discographie de Noé Talbot, que l’on explore à rebours. Cette fois, on est rendu en 2018 avec la sortie de Laisser le poste ouvert, un album de compositions plutôt long (on parle de 53 minutes, quand même!) qui combine son énergie punk et ses sensibilités folk comme il sait si bien le faire.
La dernière fois qu’on parlait du supergroupe canadien Broken Social Scene, c’était avant la pandémie, mais il faut dire que le groupe aime espacer ses albums studio, passant de Hug of Thunder en 2017 à Remember the Humans, 9 longues années plus tard (bon, avec quelques EP et autres albums live ou de B-sides entretemps, quand même). Mais quand même, après toute cette attente, tous les espoirs sont permis pour ce nouvel opus!
On a fini par avoir une drôle de relation avec le groupe blues-rock The Black Keys au fil des années : autant on peut adorer certaines chansons et certaines vibes d’album, autant on peut trouver ce que le duo propose ennuyant et sans grande saveur. Même si on voulait vraiment l’apprécier, le 14e album Peaches! entre malheureusement en grande partie dans la seconde catégorie pour nous.
En 2024, on a découvert avec plaisir le talent de musicienne de l’actrice Maya Hawke sur son album Chaos Angel. Tout près de deux ans plus tard, elle revient sur un quatrième album, Maitreya Corso, décrit comme un opus folk plus axé sur la réflexion, sans complètement retrancher les chansons un peu plus corsées qui nous rappellent qu’elle ne fait pas «que» de la petite musique facile.
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