Until Morning: Melancholy Music From The Legend of Zelda: Breath of the Wild – TPR

Sorti le 23 janvier 2026

On n’avait pas tout à fait prévu réécouter la musique de The Legend of Zelda de sitôt, mais le hasard a voulu qu’un tout nouvel album de reprises au piano vienne de voir le jour, cette fois interprété par TPR, qui, selon ce qu’on a pu trouver, serait un musicien britannique du nom de Daniel Collins. TPR est notamment connu pour sa série «Melancholy», justement des versions au piano douces et, vous l’aurez compris, mélancoliques. Et The Legend of Zelda se prête en général très bien à ce traitement! Plongeons dans Until Morning: Melancholy Music From The Legend of Zelda: Breath of the Wild.

Si vous avez lu notre critique de l’album Zelda & Jazz III, reprenant des pièces des 2 derniers jeux de la série, vous vous souviendrez qu’on n’a pas une connaissance approfondie de Breath of the Wild, donc pas nécessairement un attachement particulier à sa musique. Mais certains titres sont partagés entre les 2 sorties, signe que ces compositions sortent assez du lot pour que différents arrangeurs s’y intéressent. Dans Until Morning (le titre court de l’album), le piano est bien sûr central, avec quelques instruments bonus qui ajoutent aux ambiances, selon nous plus berçantes que mélancoliques.

Dans Riding / Night, morceau plutôt atmosphérique, on entend notamment de la guitare pour appuyer le piano de TPR. C’est bon pour nous mettre doucement dans le bain, mais d’autres pistes sortiront davantage du lot. On se laisse davantage porter par Zora’s Domain, agrémentée de quelques percussions qui nous font sentir sur le bord d’une plage en été – aux antipodes de la météo réelle au moment de la sortie! Tarrey Town reçoit l’aide de Starling Tan au hautbois, pour un moment berçant très réussi. Ce n’est pas un instrument qui est toujours mélodieux, mais quand c’est bien utilisé ça peut faire des miracles! La suivante, Rito Village, incorpore le violoncelle de Roxane Grenot, instrument toujours efficace pour ajouter de la mélancolie à une pièce au piano!

La prochaine pièce qui se démarque dans notre écoute est Lurelin Village, avec la participation de The Clarinerdist… à la clarinette. Cet instrument est joué de façon feutrée qui nous berce sans difficulté. S’ensuivent Main Theme, avec une interprétation sentie au violoncelle, et Kass’s Theme / Song of the Hero, morceau nous rendant automatiquement nostalgique. Et Roxane Grenot fait une dernière apparition dans Hateno Village, pour un morceau très feutré comme on les aime. Par contre, on ne sait pas pourquoi on a le sentiment d’entendre une musique de James Bond pendant les premières secondes de Battle with Divine Beast Vah Ruta (avec The Clarinerdist). Le morceau a simplement une autre vibe que le reste de l’album, ce qui est un peu déstabilisant!

Les pièces suivantes ne contiennent plus de featuring. Reuniting with Mipha nous paraît même un peu nue à cause des arrangements minimalistes. On a aussi droit à la ludique, quoiqu’un peu brève, Minigame: Bird-Man Research Study. Dans la critique de Zelda & Jazz III, on avait souligné les similitudes de Korok Forest avec une pièce d’Esbjörn Svensson Trio, et on doit réitérer cette impression, même si cette fois TPR n’a pas une batterie et une contrebasse pour l’appuyer dans ses arrangements. Enfin, le dernier mot revient à Riding / Day, bouclant donc la boucle avec la première piste! La version est un tantinet plus inspirée, mais ne fera pas ombrage aux meilleures pièces de cet album.

Même si on n’a jamais parlé de TPR ici, sa musique résonne dans nos oreilles depuis un certain nombre d’années : on est tombé sur certaines de ses pièces à l’époque où on écoutait de la musique instrumentale douce, principalement au piano, pour s’aider à dormir, et c’est dans cette optique que l’on pense que le public pourra le plus apprécier Until Morning; dormir ou à tout le moins relaxer! Ce n’est rien de révolutionnaire, et on ne croit pas que l’artiste ait cette prétention de toute façon, mais il y a quelque chose de tellement réconfortant d’entendre des versions douces de la musique de jeux que l’on ne peut pas s’en lasser. C’est selon nous probablement une bonne sortie autant pour les fans de la musique originale que ceux qui veulent juste décanter un peu.

À écouter : Zora’s Domain, Rito Village, Hateno Village

7,8/10

Par Olivier Dénommée


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