Après avoir fait la découverte récente de la productrice britannique Jessie Marcella dans le cadre de notre écoute du premier album de Sages, on a réalisé qu’elle avait elle-même du matériel assez récent, dont le EP 11:11, comprenant six pistes, mais en réalité trois compositions différentes, pensées tantôt pour le jour, tantôt pour la nuit!
Il y a un peu plus d’un an paraissait Nobody Lives Here, troisième album du projet SYML de l’Américain Brian Fennell, et on avait été grandement charmé par sa proposition à l’époque. Mais voilà qu’il récidive avec une nouvelle sortie, un EP cette fois, qui délaisse la voix pour se concentrer uniquement sur une musique instrumentale et introspective centrée sur son piano. Le titre est aussi assez évocateur et propice à la réflexion : The Morning After a Death.
Bien qu’on ait parlé du compositeur Joseph Marchand il y a quelques mois à peine, il n’a visiblement pas chômé récemment et a signé la bande sonore du film québécois Nina Roza, sorti le mois dernier. On n’a pas eu l’occasion de voir le film, mais on a été curieux de savoir dans quel registre il irait, lui qui a touché à plusieurs styles au fil de sa carrière.
Cela fait quelques années déjà que l’on n’a pas écouté de la nouvelle musique du projet Eluvium de l’Américain Matthew Cooper, mais on en a gardé d’assez bons souvenirs pour inclure dans notre liste d’albums à écouter sa toute nouvelle sortie, Virga III, troisième album d’une série initiée en 2020. Cet album est expérimental dans sa forme, avec un penchant pour la contemplation et la lenteur.
Comme la télé est plus souvent qu’autrement dans notre angle mort, on a bien sûr entendu parler de la fameuse série Heated Rivalry, mêlant hockey et romance homosexuelle, mais on n’a jamais pris le temps d’écouter ce qu’elle avait à offrir depuis sa sortie ces derniers mois. Tout de même, on a réalisé que c’était le musicien québécois Peter Peter qui signe la bande sonore, et on s’est dit que ça valait peut-être la peine d’au moins écouter ce que la musique avait à offrir à défaut de saisir toutes les subtilités de l’intrigue!
On a eu l’occasion de parler à quelques reprises du saxophoniste Rémi Bolduc et de ses nombreux projets, et le revoilà avec un tout nouvel ensemble et un album tout neuf. Le Bolduc Groove Quintet, du nom de son band, qui met de l’avant nom seulement deux saxophonistes (lui et sa conjointe Chantal De Villiers), mais aussi un guitariste (Nick Semenykhin) et une section rythmique (Ira Coleman, basse, et Rich Irwin, batterie) qui donnent tout son sens au «groove» dans le nom!
On n’écoute pas assez souvent la musique du projet Flore Laurentienne de Mathieu David Gagnon, mais cette fois, on a vraiment eu envie de l’écouter pour en parler dès la sortie de son nouvel album. Son titre simplissime, Volume III, est en parfait contraste avec la force de sa musique instrumentale à la fois atmosphérique et émotive.
La folie entourant Angine de poitrine n’est visiblement pas encore complètement éteinte, et c’est tant mieux parce que ça aura donné un maximum de visibilité pour le 2e album du mystérieux duo! Si Vol. II reprend la même formule toute simple que Vol. 1 dans son titre, il ose pousser les choses un petit peu plus loin dans sa musique, un pari audacieux qui lui sourit.
La violoncelliste Elinor Frey, originaire des États-Unis mais bien installée à Montréal depuis des années, est devenue avec les années une véritable référence dans le monde de la musique ancienne, collectionnant des instruments anciens et excessivement rares et les expliquant avec passion. Et, pourtant, on n’avait pas encore eu la chance de vraiment la voir à l’œuvre avant le 22 mars dernier, date de son passage attendu à la Maison Villebon de Belœil, donc dans un cadre archi intimiste, permettant donc de vivre un moment unique de musique.
Permettez-nous un petit retour en arrière, plus précisément jusqu’en 1999, année de la sortie du jeu Thousand Arms, un jeu mélangeant les codes du jeu de rôle japonais (JRPG) et du simulateur de jeu de drague (la traduction francophone de dating sim, terme plus largement utilisé). Mais c’est surtout la musique qui nous intéresse ici, elle qui a marqué les esprit par son côté souvent léger et ses quelques chansons interprétées avec la chanteuse de J-pop Ayumi Hamasaki. Malgré son âge, la bande sonore se défend encore étrangement bien, même si elle n’est pas au niveau d’autres légendes.
Si le groupe Angine de Poitrine existe depuis quelques années déjà et joue une musique nichée en versant dans un rock expérimental en grande partie instrumental, il est soudainement sur toutes les lèvres au Québec, surtout avec son passage remarqué à Tout le monde en parle. Cela ne nous donne pas vraiment le choix de vérifier nous-même de quoi retourne tout ce buzz! Cela nous ramène ainsi à 2024, année de sortie de Vol. 1, premier album du duo mené par ceux qu’on connaît seulement comme les frères Klek et Khn de Poitrine.
La carrière du compositeur japonais Joe Hisaishi a de quoi donner des vertiges, mais si on avait à résumer, il est intimement lié au succès de plusieurs chefs-d’œuvre d’Hayao Miyazaki et du Studio Ghibli. Ça n’a donc certainement pas été trop compliqué pour l’Orchestre FILMharmonique dirigé par Francis Choinière de préparer un concert hommage à sa musique tellement il y avait du choix! On a d’ailleurs pu constater le résultat de ce travail le samedi 14 mars dernier à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.
Règle générale chez Critique de salon, quand on parle d’un compositeur japonais, c’est pour de la musique de jeux vidéo, mais il nous arrive de faire de petites exceptions. Ce sera le cas aujourd’hui puisqu’on s’attarde à un album entièrement consacré à la musique du légendaire Joe Hisaishi, compositeur principalement associé aux plus grands films du Studio Ghibli. L’album en question, Joe Hisaishi by Floraleda Sacchi, met de l’avant la harpe de l’Italienne Floraleda Sacchi.
Il y a tout près de 10 ans jour pour jour, on parlait du EP Sur le chemin d’un certain Charles Robert, que l’on a suivi à quelques reprises depuis. Ces dernières années, il se fait connaître par son projet électronique Godett et a notamment fait paraître le EP Possibilities en 2025. À peu près un an plus tard, il nous offre une version deluxe qui a maintenant la longueur d’un album, avec une durée de plus de 45 minutes. Si vous voyez passer Possibilities (Deluxe), il s’agit donc de la même chose que l’album Possibilities!
Vous savez comment on aime se laisser porter par la douce musique au piano, et l’écoute de Felt Piano Stories de l’Ontarien Edin Kaso ne fait décidément pas exception. Après être tombé par chance sur une pièce toute simple mais poignante, on a voulu écouter à quoi ressemblait un album complet de sa musique. Et dans le cas de Felt Piano Stories, son premier paru à la toute fin de 2023, c’est assez short & sweet, comme diraient les anglais.
On n’avait pas tout à fait prévu réécouter la musique de The Legend of Zelda de sitôt, mais le hasard a voulu qu’un tout nouvel album de reprises au piano vienne de voir le jour, cette fois interprété par TPR, qui, selon ce qu’on a pu trouver, serait un musicien britannique du nom de Daniel Collins. TPR est notamment connu pour sa série «Melancholy», justement des versions au piano douces et, vous l’aurez compris, mélancoliques. Et The Legend of Zelda se prête en général très bien à ce traitement! Plongeons dans Until Morning: Melancholy Music From The Legend of Zelda: Breath of the Wild.
Cette fois, on s’intéresse à quelque chose d’un peu différent : le projet StoryMusic, qui propose un mélange entre des contes pour enfants et des œuvres classiques, a récemment fait paraître Little Red Riding Hood with Beethoven, un enregistrement du Petit Chaperon rouge narré par Julie Freedman Smith et appuyé par une œuvre pour cordes de Beethoven. C’est une écoute brève mais efficace que l’on nous propose ici!
De retour à notre petit plaisir coupable, on s’intéresse encore une fois à des reprises jazzées de musiques de jeux vidéo. Cette fois, c’est pour l’album Zelda & Jazz III, résumant bien ce que c’est : un album entièrement consacré à la musique de The Legend of Zelda, interprétée par The Deku Trio, un petit groupe piano/contrebasse/batterie livrant un jazz léger et accessible. Pour cet album, le 3e de la série, on s’intéresse particulièrement à la musique de Breath of the Wild et Tears of the Kingdom, les 2 plus récentes sorties.
Les collaborations commencent à s’accumuler pour le pianiste Pur Pasteur (Nathan Giroux). Après Xavier-Charles Fecteau pour Le voyage d’Héliodore en 2024, il s’allie à Nicolas Bernier pour le EP Piano système. Sur cet opus en duo, l’un y joue le piano, l’autre le synthétiseur, mariant leur univers respectif.
Voilà 400 ans que le compositeur de l’époque élisabéthaine John Dowland (1563-1626) est décédé, mais sa musique, notamment celle pour luth, a quand même traversé le temps jusqu’à aujourd’hui. Le guitariste basé à Los Angeles Joseph Ehrenpreis lui consacre d’ailleurs l’entièreté de son nouvel album Aloe, fraîchement lancé en ce début d’année. Et, premier constat : même si l’âge des compositions se compte ici en siècles, celles-ci ne semblent pas avoir pris une ride.
C’est plutôt rare qu’on aille à ce point dans l’hyperbole, mais il y a certainement un «avant» et un «après» la sortie du jeu Clair Obscur: Expedition 33, du jeune studio indépendant Sandfall Interactive. Cela explique sans grand mystère pourquoi il a à peu près tout raflé aux derniers Game Awards, dont le prestigieux titre de Jeu de l’année. Mais on ne crée pas un jeu aussi puissant sans une musique au moins du même calibre, ce qui nous amène à nous penser sur cette bande sonore massive de plusieurs heures, signée par le Français Lorien Lestard.
L’Orchestre symphonique Carmina à l’occasion de son concert inaugural le 14 décembre / Photo : Carl Chevalier
Par Olivier Dénommée
On peut dorénavant inscrire la date du 14 décembre 2025 comme étant celle où le public a pu faire la connaissance pour la toute première fois avec l’Orchestre symphonique Carmina (ou OSCAR) à l’occasion de son concert inaugural, tenu à l’église anglicane de Saint-Barnabas de Saint-Lambert. Pour un orchestre naissant de calibre amateur à semi-professionnel, la barre est déjà bien haute pour la suite.
C’est la 2e fois que ça nous arrive : alors qu’on commence à écouter l’imposante bande sonore du jeu Clair Obscur: Expedition 33, qui a par ailleurs à peu près tout raflé aux derniers Game Awards (dont jeu de l’année), une sortie apparaît en même temps qui prend naturellement un peu moins de temps à écouter. L’autre fois, c’était Clair Obscur : Expedition 33 – En blanc et noir, un album de reprises au piano, cette fois, c’est littéralement le compositeur du jeu, Lorien Testard, qui nous propose un EP de nouvelle musique associée à Verso’s Drafts, une nouvelle expansion du jeu justement annoncée à l’occasion de la cérémonie. Et comme on parle d’un EP de 6 nouvelles chansons totalement un peu moins de 20 minutes, c’est évidemment plus rapide à aborder qu’une bande sonore de 7 heures! Pardonnez donc ce nouveau détour le temps de Clair Obscur: Expedition 33 – Verso’s Drafts (Original Soundtrack).
Ces derniers jours, on a eu la chance de faire la connaissance de la musique du compositeur français Tom Leclerc, qui a tout récemment fait paraître son nouvel album A Brief Story of Slowness sur l’étiquette Moderna Records. Comme le nom le laisse entendre, la musique laisse place à un moment de lenteur qui se prend étrangement bien dans notre monde où tout va trop vite, beaucoup trop vite.
Le nom du guitariste Joseph Marchand circule depuis bien longtemps sur la scène québécoise, mais on l’avait jusqu’à présent surtout connu comme accompagnateur ou membre d’un projet où il n’est pas nécessairement mis le plus de l’avant. Or, avec son album solo Treize miniatures, il prend pas mal plus de place avec ses compositions intimistes à la guitare, en grande partie sans paroles.
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