Le dimanche 23 août prochain, dès 11 h, les Jardins & Des Lys de Verchères accueillent le guitariste Martin Verreault à l’occasion d’un « pique-nique concert » où il sera à la fois possible d’apprécier une musique latine et jazz et la beauté des lieux.
Cela fait quelques années que l’on voit passer des reprises à la harpe de musiques de jeux vidéo par une certaine Kristan Toczko (aussi appelée HarpistKT), qui s’adonne par ailleurs à être canadienne. Et comme on a eu envie d’écouter plus sérieusement sa musique, on a décidé de plonger dans Visions, un bref album paru en début d’année, un opus de compositions originales signées Jacqui Cook, une autre harpiste établie au Canada.
Élisabeth Pion, la soliste du programme / Photo : Jeremy Fokkens
Par Olivier Dénommée
Même si l’Orchestre de la francophonie (ou OF), une académie orchestrale établie à Montréal pour donner un avant-goût du climat d’un orchestre professionnel pour de jeunes musiciens talentueux d’un peu partout à travers le monde, existe depuis 2001, on n’avait encore jamais eu l’occasion d’assister à un de ses concerts. On a toutefois remédié à la situation le 2 août dernier avec le concert de clôture du stage de 6 semaines, à la Maison symphonique de la Place des Arts.
Comme cela fait un petit moment que l’on ne s’est pas gâté avec de la musique de jeu, on a sauté sur l’occasion d’écouter le tout nouvel album de TPR (l’alias de Dan Collins), Eorzea by Moonlight, entièrement consacré à des musiques au piano de style berceuse tirées de la bande sonore de Final Fantasy XIV. Contrairement à à plupart des titres de la série Final Fantasy, on n’a pas d’attachement particulier à celui-ci, mais cela n’empêche pas de laisser place à de très belles pièces, arrangées tout en douceur par le musicien anglais.
On ne se souvient pas pourquoi, mais dans notre série de critiques de la discographie du groupe post-rock texan Explosions in the Sky, on a sauté le 4e album, l’album-concept The Rescue, pour passer au 5e, All of a Sudden I Miss Everyone, à la place. Cela fait plusieurs années de cela, mais on se dit qu’il n’est peut-être pas trop tard pour réparer l’injustice qu’on a créée nous-même. Il faut dire que The Rescue a évité les titres poétiques pour se résumer à 8 pistes toutes nommées selon les 8 jours de l’aventure.
On se lance aujourd’hui dans une double découverte avec la productrice Sofia Kourtesis (on a vu son nom pour la première fois dans l’album de Sages), Péruvienne d’origine mais établie en Allemagne, et la série DJ-Kicks associée au label allemand !K7, qui invite les artistes à créer un mix mettant de l’avant leur propre musique et celle de leurs artistes préférés. On parle quand même dans DJ-Kicks: Sofia Kourtesis de plus d’une heure et demie (ou 3 heures, selon l’angle que l’on regarde les choses!), ce qu’on ne qualifierait pas d’écoute légère!
Lunatic Soul est le projet solo du Polonais Mariusz Duda (bassiste et chanteur du groupe Riverside) fondé en 2008, mais ce projet de rock progressif est essentiellement passé sous notre radar jusqu’à tout récemment, moment où il a fait paraître l’album Transition II, avec seulement quatre pistes… mais 43 minutes! Notons toutefois tout de suite que ceux qui suivaient déjà Lunatic Soul avant, particulièrement son album Through Shaded Woods paru en 2020, reconnaîtront certainement la majorité des pistes, puisqu’elles sont initialement parues dans la version deluxe de cet album. Mais comme on n’a pas critiqué le précédent album, on les traitera généralement comme de toutes nouvelles chansons ici.
Quand on a écouté l’album Estuaire de Constantinople avec le Sénégalais Ablaye Cissoko ces dernières semaines, ce n’était pas entièrement par hasard : on savait que Cissoko allait jouer avec Kiya Tabassian de Constantinople dans le cadre du festival Nuits d’Afrique, et qu’on s’apprêtait à assister à la représentation au Gesù le 9 juillet. Et quelle représentation ce fut! Le public y a vécu un moment d’une rare complicité, et nous étions (littéralement) aux premières loges.
Tel que prévu la veille à la fin de notre compte rendu de l’événement, revenons en quelques images sur la 22e édition du festival Chants de Vielles, tenu à Saint-Antoine-sur-Richelieu du 3 au 4 juillet derniers.
Liette Remon, chevreuille de la 22e édition de Chants de Vielles / Photo : Olivier Dénommée
Par Olivier Dénommée
La 22e édition du festival Chants de Vielles de Saint-Antoine-sur-Richelieu s’est terminée dimanche après trois jours bien condensés de musiques traditionnelles. On a voulu faire un petit compte rendu de notre expérience entourant notre passage pendant une fin de semaine où la belle température et les sourires étaient omniprésents.
On parle beaucoup trop peu souvent de musique du monde dans ces pages, mais ce n’est pourtant pas par manque d’occasions de le faire alors qu’il paraît régulièrement de belles sorties d’un peu partout autour de la planète qui ne demandent qu’à être découvertes. Aujourd’hui, on s’intéresse toutefois à la dernière parution du musicien sénégalais Ablaye Cissoko, qui collabore avec l’ensemble québécois Constantinople le temps de l’album Estuaire, paru en début d’année.
Voilà qui ne rajeunit personne, mais la série de jeux vidéo The Legend of Zelda célèbre ses 40 ans cette année, cumulant certains des jeux les plus marquants de leur génération, en plus de proposer une bande sonore qu’à peu près tout le monde a déjà entendu au moins une fois à moins de vivre sous une roche! Ce n’est donc pas anodin que l’ensemble Les Chambristes de l’Orchestre d’harmonie Léonard de Vinci (OHLDV) ait consacré un concert entier à sa musique. L’ensemble était de passage à McMasterville en Montérégie le 28 juin, ouvrant pendant environ deux heures les portes du royaume d’Hyrule avec des airs qui n’ont pas pris une ride.
Après avoir fait la découverte récente de la productrice britannique Jessie Marcella dans le cadre de notre écoute du premier album de Sages, on a réalisé qu’elle avait elle-même du matériel assez récent, dont le EP 11:11, comprenant six pistes, mais en réalité trois compositions différentes, pensées tantôt pour le jour, tantôt pour la nuit!
Il y a un peu plus d’un an paraissait Nobody Lives Here, troisième album du projet SYML de l’Américain Brian Fennell, et on avait été grandement charmé par sa proposition à l’époque. Mais voilà qu’il récidive avec une nouvelle sortie, un EP cette fois, qui délaisse la voix pour se concentrer uniquement sur une musique instrumentale et introspective centrée sur son piano. Le titre est aussi assez évocateur et propice à la réflexion : The Morning After a Death.
Bien qu’on ait parlé du compositeur Joseph Marchand il y a quelques mois à peine, il n’a visiblement pas chômé récemment et a signé la bande sonore du film québécois Nina Roza, sorti le mois dernier. On n’a pas eu l’occasion de voir le film, mais on a été curieux de savoir dans quel registre il irait, lui qui a touché à plusieurs styles au fil de sa carrière.
Cela fait quelques années déjà que l’on n’a pas écouté de la nouvelle musique du projet Eluvium de l’Américain Matthew Cooper, mais on en a gardé d’assez bons souvenirs pour inclure dans notre liste d’albums à écouter sa toute nouvelle sortie, Virga III, troisième album d’une série initiée en 2020. Cet album est expérimental dans sa forme, avec un penchant pour la contemplation et la lenteur.
Comme la télé est plus souvent qu’autrement dans notre angle mort, on a bien sûr entendu parler de la fameuse série Heated Rivalry, mêlant hockey et romance homosexuelle, mais on n’a jamais pris le temps d’écouter ce qu’elle avait à offrir depuis sa sortie ces derniers mois. Tout de même, on a réalisé que c’était le musicien québécois Peter Peter qui signe la bande sonore, et on s’est dit que ça valait peut-être la peine d’au moins écouter ce que la musique avait à offrir à défaut de saisir toutes les subtilités de l’intrigue!
On a eu l’occasion de parler à quelques reprises du saxophoniste Rémi Bolduc et de ses nombreux projets, et le revoilà avec un tout nouvel ensemble et un album tout neuf. Le Bolduc Groove Quintet, du nom de son band, qui met de l’avant nom seulement deux saxophonistes (lui et sa conjointe Chantal De Villiers), mais aussi un guitariste (Nick Semenykhin) et une section rythmique (Ira Coleman, basse, et Rich Irwin, batterie) qui donnent tout son sens au «groove» dans le nom!
On n’écoute pas assez souvent la musique du projet Flore Laurentienne de Mathieu David Gagnon, mais cette fois, on a vraiment eu envie de l’écouter pour en parler dès la sortie de son nouvel album. Son titre simplissime, Volume III, est en parfait contraste avec la force de sa musique instrumentale à la fois atmosphérique et émotive.
La folie entourant Angine de poitrine n’est visiblement pas encore complètement éteinte, et c’est tant mieux parce que ça aura donné un maximum de visibilité pour le 2e album du mystérieux duo! Si Vol. II reprend la même formule toute simple que Vol. 1 dans son titre, il ose pousser les choses un petit peu plus loin dans sa musique, un pari audacieux qui lui sourit.
La violoncelliste Elinor Frey, originaire des États-Unis mais bien installée à Montréal depuis des années, est devenue avec les années une véritable référence dans le monde de la musique ancienne, collectionnant des instruments anciens et excessivement rares et les expliquant avec passion. Et, pourtant, on n’avait pas encore eu la chance de vraiment la voir à l’œuvre avant le 22 mars dernier, date de son passage attendu à la Maison Villebon de Belœil, donc dans un cadre archi intimiste, permettant donc de vivre un moment unique de musique.
Permettez-nous un petit retour en arrière, plus précisément jusqu’en 1999, année de la sortie du jeu Thousand Arms, un jeu mélangeant les codes du jeu de rôle japonais (JRPG) et du simulateur de jeu de drague (la traduction francophone de dating sim, terme plus largement utilisé). Mais c’est surtout la musique qui nous intéresse ici, elle qui a marqué les esprit par son côté souvent léger et ses quelques chansons interprétées avec la chanteuse de J-pop Ayumi Hamasaki. Malgré son âge, la bande sonore se défend encore étrangement bien, même si elle n’est pas au niveau d’autres légendes.
Si le groupe Angine de Poitrine existe depuis quelques années déjà et joue une musique nichée en versant dans un rock expérimental en grande partie instrumental, il est soudainement sur toutes les lèvres au Québec, surtout avec son passage remarqué à Tout le monde en parle. Cela ne nous donne pas vraiment le choix de vérifier nous-même de quoi retourne tout ce buzz! Cela nous ramène ainsi à 2024, année de sortie de Vol. 1, premier album du duo mené par ceux qu’on connaît seulement comme les frères Klek et Khn de Poitrine.
La carrière du compositeur japonais Joe Hisaishi a de quoi donner des vertiges, mais si on avait à résumer, il est intimement lié au succès de plusieurs chefs-d’œuvre d’Hayao Miyazaki et du Studio Ghibli. Ça n’a donc certainement pas été trop compliqué pour l’Orchestre FILMharmonique dirigé par Francis Choinière de préparer un concert hommage à sa musique tellement il y avait du choix! On a d’ailleurs pu constater le résultat de ce travail le samedi 14 mars dernier à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.
Règle générale chez Critique de salon, quand on parle d’un compositeur japonais, c’est pour de la musique de jeux vidéo, mais il nous arrive de faire de petites exceptions. Ce sera le cas aujourd’hui puisqu’on s’attarde à un album entièrement consacré à la musique du légendaire Joe Hisaishi, compositeur principalement associé aux plus grands films du Studio Ghibli. L’album en question, Joe Hisaishi by Floraleda Sacchi, met de l’avant la harpe de l’Italienne Floraleda Sacchi.
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