Bien qu’on ait parlé du compositeur Joseph Marchand il y a quelques mois à peine, il n’a visiblement pas chômé récemment et a signé la bande sonore du film québécois Nina Roza, sorti le mois dernier. On n’a pas eu l’occasion de voir le film, mais on a été curieux de savoir dans quel registre il irait, lui qui a touché à plusieurs styles au fil de sa carrière.
Cela fait quelques années déjà que l’on n’a pas écouté de la nouvelle musique du projet Eluvium de l’Américain Matthew Cooper, mais on en a gardé d’assez bons souvenirs pour inclure dans notre liste d’albums à écouter sa toute nouvelle sortie, Virga III, troisième album d’une série initiée en 2020. Cet album est expérimental dans sa forme, avec un penchant pour la contemplation et la lenteur.
Comme la télé est plus souvent qu’autrement dans notre angle mort, on a bien sûr entendu parler de la fameuse série Heated Rivalry, mêlant hockey et romance homosexuelle, mais on n’a jamais pris le temps d’écouter ce qu’elle avait à offrir depuis sa sortie ces derniers mois. Tout de même, on a réalisé que c’était le musicien québécois Peter Peter qui signe la bande sonore, et on s’est dit que ça valait peut-être la peine d’au moins écouter ce que la musique avait à offrir à défaut de saisir toutes les subtilités de l’intrigue!
On a eu l’occasion de parler à quelques reprises du saxophoniste Rémi Bolduc et de ses nombreux projets, et le revoilà avec un tout nouvel ensemble et un album tout neuf. Le Bolduc Groove Quintet, du nom de son band, qui met de l’avant nom seulement deux saxophonistes (lui et sa conjointe Chantal De Villiers), mais aussi un guitariste (Nick Semenykhin) et une section rythmique (Ira Coleman, basse, et Rich Irwin, batterie) qui donnent tout son sens au «groove» dans le nom!
On n’écoute pas assez souvent la musique du projet Flore Laurentienne de Mathieu David Gagnon, mais cette fois, on a vraiment eu envie de l’écouter pour en parler dès la sortie de son nouvel album. Son titre simplissime, Volume III, est en parfait contraste avec la force de sa musique instrumentale à la fois atmosphérique et émotive.
La folie entourant Angine de poitrine n’est visiblement pas encore complètement éteinte, et c’est tant mieux parce que ça aura donné un maximum de visibilité pour le 2e album du mystérieux duo! Si Vol. II reprend la même formule toute simple que Vol. 1 dans son titre, il ose pousser les choses un petit peu plus loin dans sa musique, un pari audacieux qui lui sourit.
La violoncelliste Elinor Frey, originaire des États-Unis mais bien installée à Montréal depuis des années, est devenue avec les années une véritable référence dans le monde de la musique ancienne, collectionnant des instruments anciens et excessivement rares et les expliquant avec passion. Et, pourtant, on n’avait pas encore eu la chance de vraiment la voir à l’œuvre avant le 22 mars dernier, date de son passage attendu à la Maison Villebon de Belœil, donc dans un cadre archi intimiste, permettant donc de vivre un moment unique de musique.
Si le groupe Angine de Poitrine existe depuis quelques années déjà et joue une musique nichée en versant dans un rock expérimental en grande partie instrumental, il est soudainement sur toutes les lèvres au Québec, surtout avec son passage remarqué à Tout le monde en parle. Cela ne nous donne pas vraiment le choix de vérifier nous-même de quoi retourne tout ce buzz! Cela nous ramène ainsi à 2024, année de sortie de Vol. 1, premier album du duo mené par ceux qu’on connaît seulement comme les frères Klek et Khn de Poitrine.
La carrière du compositeur japonais Joe Hisaishi a de quoi donner des vertiges, mais si on avait à résumer, il est intimement lié au succès de plusieurs chefs-d’œuvre d’Hayao Miyazaki et du Studio Ghibli. Ça n’a donc certainement pas été trop compliqué pour l’Orchestre FILMharmonique dirigé par Francis Choinière de préparer un concert hommage à sa musique tellement il y avait du choix! On a d’ailleurs pu constater le résultat de ce travail le samedi 14 mars dernier à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.
Règle générale chez Critique de salon, quand on parle d’un compositeur japonais, c’est pour de la musique de jeux vidéo, mais il nous arrive de faire de petites exceptions. Ce sera le cas aujourd’hui puisqu’on s’attarde à un album entièrement consacré à la musique du légendaire Joe Hisaishi, compositeur principalement associé aux plus grands films du Studio Ghibli. L’album en question, Joe Hisaishi by Floraleda Sacchi, met de l’avant la harpe de l’Italienne Floraleda Sacchi.
Il y a tout près de 10 ans jour pour jour, on parlait du EP Sur le chemin d’un certain Charles Robert, que l’on a suivi à quelques reprises depuis. Ces dernières années, il se fait connaître par son projet électronique Godett et a notamment fait paraître le EP Possibilities en 2025. À peu près un an plus tard, il nous offre une version deluxe qui a maintenant la longueur d’un album, avec une durée de plus de 45 minutes. Si vous voyez passer Possibilities (Deluxe), il s’agit donc de la même chose que l’album Possibilities!
Vous savez comment on aime se laisser porter par la douce musique au piano, et l’écoute de Felt Piano Stories de l’Ontarien Edin Kaso ne fait décidément pas exception. Après être tombé par chance sur une pièce toute simple mais poignante, on a voulu écouter à quoi ressemblait un album complet de sa musique. Et dans le cas de Felt Piano Stories, son premier paru à la toute fin de 2023, c’est assez short & sweet, comme diraient les anglais.
On n’avait pas tout à fait prévu réécouter la musique de The Legend of Zelda de sitôt, mais le hasard a voulu qu’un tout nouvel album de reprises au piano vienne de voir le jour, cette fois interprété par TPR, qui, selon ce qu’on a pu trouver, serait un musicien britannique du nom de Daniel Collins. TPR est notamment connu pour sa série «Melancholy», justement des versions au piano douces et, vous l’aurez compris, mélancoliques. Et The Legend of Zelda se prête en général très bien à ce traitement! Plongeons dans Until Morning: Melancholy Music From The Legend of Zelda: Breath of the Wild.
Cette fois, on s’intéresse à quelque chose d’un peu différent : le projet StoryMusic, qui propose un mélange entre des contes pour enfants et des œuvres classiques, a récemment fait paraître Little Red Riding Hood with Beethoven, un enregistrement du Petit Chaperon rouge narré par Julie Freedman Smith et appuyé par une œuvre pour cordes de Beethoven. C’est une écoute brève mais efficace que l’on nous propose ici!
De retour à notre petit plaisir coupable, on s’intéresse encore une fois à des reprises jazzées de musiques de jeux vidéo. Cette fois, c’est pour l’album Zelda & Jazz III, résumant bien ce que c’est : un album entièrement consacré à la musique de The Legend of Zelda, interprétée par The Deku Trio, un petit groupe piano/contrebasse/batterie livrant un jazz léger et accessible. Pour cet album, le 3e de la série, on s’intéresse particulièrement à la musique de Breath of the Wild et Tears of the Kingdom, les 2 plus récentes sorties.
Les collaborations commencent à s’accumuler pour le pianiste Pur Pasteur (Nathan Giroux). Après Xavier-Charles Fecteau pour Le voyage d’Héliodore en 2024, il s’allie à Nicolas Bernier pour le EP Piano système. Sur cet opus en duo, l’un y joue le piano, l’autre le synthétiseur, mariant leur univers respectif.
C’est plutôt rare qu’on aille à ce point dans l’hyperbole, mais il y a certainement un «avant» et un «après» la sortie du jeu Clair Obscur: Expedition 33, du jeune studio indépendant Sandfall Interactive. Cela explique sans grand mystère pourquoi il a à peu près tout raflé aux derniers Game Awards, dont le prestigieux titre de Jeu de l’année. Mais on ne crée pas un jeu aussi puissant sans une musique au moins du même calibre, ce qui nous amène à nous penser sur cette bande sonore massive de plusieurs heures, signée par le Français Lorien Lestard.
L’Orchestre symphonique Carmina à l’occasion de son concert inaugural le 14 décembre / Photo : Carl Chevalier
Par Olivier Dénommée
On peut dorénavant inscrire la date du 14 décembre 2025 comme étant celle où le public a pu faire la connaissance pour la toute première fois avec l’Orchestre symphonique Carmina (ou OSCAR) à l’occasion de son concert inaugural, tenu à l’église anglicane de Saint-Barnabas de Saint-Lambert. Pour un orchestre naissant de calibre amateur à semi-professionnel, la barre est déjà bien haute pour la suite.
C’est la 2e fois que ça nous arrive : alors qu’on commence à écouter l’imposante bande sonore du jeu Clair Obscur: Expedition 33, qui a par ailleurs à peu près tout raflé aux derniers Game Awards (dont jeu de l’année), une sortie apparaît en même temps qui prend naturellement un peu moins de temps à écouter. L’autre fois, c’était Clair Obscur : Expedition 33 – En blanc et noir, un album de reprises au piano, cette fois, c’est littéralement le compositeur du jeu, Lorien Testard, qui nous propose un EP de nouvelle musique associée à Verso’s Drafts, une nouvelle expansion du jeu justement annoncée à l’occasion de la cérémonie. Et comme on parle d’un EP de 6 nouvelles chansons totalement un peu moins de 20 minutes, c’est évidemment plus rapide à aborder qu’une bande sonore de 7 heures! Pardonnez donc ce nouveau détour le temps de Clair Obscur: Expedition 33 – Verso’s Drafts (Original Soundtrack).
Ces derniers jours, on a eu la chance de faire la connaissance de la musique du compositeur français Tom Leclerc, qui a tout récemment fait paraître son nouvel album A Brief Story of Slowness sur l’étiquette Moderna Records. Comme le nom le laisse entendre, la musique laisse place à un moment de lenteur qui se prend étrangement bien dans notre monde où tout va trop vite, beaucoup trop vite.
Le nom du guitariste Joseph Marchand circule depuis bien longtemps sur la scène québécoise, mais on l’avait jusqu’à présent surtout connu comme accompagnateur ou membre d’un projet où il n’est pas nécessairement mis le plus de l’avant. Or, avec son album solo Treize miniatures, il prend pas mal plus de place avec ses compositions intimistes à la guitare, en grande partie sans paroles.
Cela fait quelques mois que l’on réfléchit à critiquer la bande sonore complète du jeu Clair Obscur: Expedition 33, paru plus tôt en 2025. Le principal écueil est qu’elle dure 7 heures, ce qui n’est évidemment pas une mince tâche! Le hasard aura voulu que pile au moment où on a décidé de se lancer, un pianiste, arrangeur et amoureux de musique de jeux appelé Fabrice Delldongo (ou juste Delldongo) a lancé un album d’arrangements tirés de ce jeu. L’album intitulé Clair Obscur : Expedition 33 – En blanc et noir met donc en scène plus ou moins 1/5 de la musique (en durée) contenue dans le jeu dans cet opus bien compact de 80 minutes.
L’histoire de Suzie Auclair, guitariste classique, compositrice et pédagogue, est fascinante : plutôt que de se laisser complètement abattre par le syndrome d’Ehlers-Danlos, une maladie génétique dégénérative rare qui l’empêche depuis les dernières années de poursuivre sa carrière d’interprète, elle a trouvé une façon de continuer à composer en extériorisant les 1001 idées qui bouillonnent dans sa tête. Le concert présenté à la Maison Villebon de Belœil le 13 novembre dernier n’est qu’une partie du répertoire qu’elle a écrit et beaucoup d’autres projets l’habitent toujours, sans qu’elle sache exactement ce qu’elle pourra ou non concrétiser. À l’issue de ce spectacle empreint de beauté et d’émotions, elle nous a parlé quelques minutes de divers sujets.
Le 13 novembre dernier était une soirée très spéciale à la Maison Villebon de Belœil : on a eu la chance d’assister à un spectacle mettant de l’avant une partie du répertoire pour guitare classique solo de la compositrice Suzie Auclair. Mais l’événement était plus qu’un concert musical, c’était un véritable statement de la part de la compositrice, qui persévère malgré son handicap causé par une maladie génétique très rare. Cela a donné des moments de grande beauté à la guitare, avec un bagage émotif puissant derrière le processus créatif des différentes œuvres au programme.
Même si on suit la scène jazz montréalaise depuis de nombreuses années, le nom de Jowee Omicil, aussi connu sous le nom Jowee BasH! Omicil, n’était jamais vraiment passé sur notre radar. Il faut dire qu’il ne semble entrer dans aucune case prédéfinie, touchant à une multitudes d’instruments et de sous-genres. C’est tout aussi vrai dans son 11e album, intitulé sMiLes, que l’on a a exploré avec beaucoup de curiosité.
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