
Sorti le 6 février 2026
Cela faisait quelque années que l’on ne s’était pas mis à jour sur la nouvelle musique de la productrice Debbie Tebbs, mais la sortie récente de son 5e long jeu, Club Orchestra, nous a donné le prétexte parfait pour écouter où elle en était rendue en 2026! On a droit ici à un album dense et éclectique, entre chansons électro-pop et titres pas mal plus appropriés dans un club.
L’intro OMG! nous plonge de façon assez efficace dans l’univers de Tebbs, avec une musique électronique prenant des airs d’orchestre épique. La pièce est fait expressément pour nous amener à Double Trouble, dans un registre plus pop dansant. C’est un peu trop répétitif à notre goût, mais il est évidemment que cette chanson est faite pour être pleinement appréciée sur une piste de danse! Elle est suivie de J’en ai marre, qui au contraire est beaucoup plus universelle avec ses textes sentis qui valent à eux seuls le détour! On sent qu’il y a du vécu dans ce qu’elle chante, mentionnant notamment que sa musique est trop pop pour être de l’électro et trop électro pour être de la pop… Même si certains passages comme celui-ci semblent plus personnels, elle résume avec brio l’écœurantite que beaucoup ont dans la société d’aujourd’hui de se conformer. Décidément un incontournable de cet album!
On a aussi droit à quelque chose de plus léger à écouter, comme la contagieuse Doin’ It Right, nous ramenant un peu aux années de UP!. Dans Prison dorée, Tebbs laisse la place au rappeur D-Track pour rendre justice à ses textes sarcastiques. Mais on apprécie surtout la suivante, Les belles années, bourrées de références nostalgiques aux jeux vidéo, sur une musique plutôt inspirée. On retourne à nouveau sur la piste de danse le temps de J’aime le disco, en collaboration avec le producteur français BLV. La suivante, la chanson électro-pop Best Life, est aussi plutôt contagieuse dans un registre plus ludique!
Mauvaise bouche fait appel au talent du rappeur français Fadah dans la seconde moitié de la piste, mais on est encore un peu trop près de la musique de club pour pleinement l’apprécier en dehors de ce contexte. La suivante, Tout est magique, nous convainc un peu plus, même si on ne s’éloigne toujours pas de la piste de danse! Cela nous mène à la conclusion de cet album éclectique, la pièce-titre Club Orchestra. Celle-ci porte excessivement bien son nom avec une musique épique à souhait qui fera taper du pied peu importe où on l’entend! On aurait aisément pris un album complet de ce genre à cheval entre l’électro et les influences classiques, mais on comprend le choix artistique de favoriser la variété à la place.
L’album Club Orchestra de Debbie Tebbs brouille volontairement les frontières des divers genres qu’elle aborde, et c’est tant mieux dans la mesure où elle continue de se réinventer après 25 ans de carrière! Après, ça reste une question de préférence et si on a moins accroché sur les morceaux «trop» dansants, un autre auditeur aura probablement une opinion tout à fait contraire sans qu’elle ne soit pas valable! De par son éclectisme, l’album n’est pas un coup de circuit, du moins dans quand on l’écoute sur notre ordinateur, mais on retient quelques coups de cœur et on garde en tête qu’il pourrait vraiment prendre tout son sens en spectacle.
À écouter : J’en ai marre, Les belles années, Club Orchestra
7,6/10
Par Olivier Dénommée
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