Poursuivons notre série consacrée à discographie de Noé Talbot, que l’on explore à rebours. Cette fois, on est rendu en 2018 avec la sortie de Laisser le poste ouvert, un album de compositions plutôt long (on parle de 53 minutes, quand même!) qui combine son énergie punk et ses sensibilités folk comme il sait si bien le faire.
Même si on n’a pas suivi l’émission, on sait que l’autrice-compositrice-interprète Katrine Sansregret s’est démarquée à son passage à Star Académie en 2025, se rendant jusqu’à la grande finale de la cuvée. Elle vient tout juste de faire paraître son premier album, au titre long, mais évocateur : J’écris les problèmes qu’on est en train de laisser à nos enfants. Notons quand même que si le titre est long, l’album, lui, est parmi les plus courts qu’on a vus, moins de 24 minutes!
Le sixième album du projet Mélisande est attendu depuis un certain temps, lui qui a été précédé par un premier single dès mars 2025 pour annoncer qu’il s’en venait. Le voici enfin : Sur la même longueur d’onde, un album de 8 pistes, toutes chantées en duo avec différents collaborateurs, et s’éloignant du répertoire traditionnel pour des compositions modernes auxquelles se greffent des éléments trad.
On a très peu parlé de la musique de l’autrice-compositrice-interprète May Wells dans ces pages, mais il s’agit d’une artiste que l’on connaît depuis même avant qu’elle se lance dans sa carrière solo en 2015. Chantant surtout en anglais à l’époque, elle a depuis intégré le français à sa pop et bien tout juste de faire paraître le EP Émancipation, qui tourne entièrement autour de ce thème.
Comme c’est souvent le cas pour un projet moindrement niché et audacieux, on va aimer ou détester la musique du duo Oktoplut, touchant au punk et au stoner rock en français. On ne s’était par ailleurs pas trop tenu au courant ces dernières années, mais on avait été agréablement surpris à l’époque de la sortie de Le démon normal en 2017, alors on a écouté pendant de longues heures Inselberg, un album assez court, mais riche en inspirations diverses.
On a parlé en début d’année du EP Bras solaires de Héron, projet musical d’Henri Kinkead, mais c’était sans savoir qu’il allait si vite revenir avec son premier album complet. Verger est un album d’une quarantaine de minutes dont 4 pistes nous sont très familières, puisqu’elles se retrouvaient sur sa précédente offrande; le reste continue d’explorer sa proposition folk (voire trad) francophone initiée l’année dernière.
Si on ne connaissait pas le nom du duo Soleil Secret avant, il est fort probable que l’on ait entendu par hasard quelques chansons du couple Anne-Marie Campbell et Simon Landry dans le passé, mais en anglais et sous le nom Secret Sun (on a vu des changements de nom plus drastiques, disons!). Rose lueur est le 3e opus du duo montréalais, versant dans une pop légère (et principalement en français cette fois) qui arrive à point dans nos oreilles.
On n’écoute pas tous les jours la musique de Les Louanges, le projet musical de Vincent Roberge, mais depuis qu’il a commencé à être connu, on s’est fait à l’idée qu’il était capable de nous surprendre. C’est presque à reculons que l’on a décidé d’écouter Alouette!, son 3e album studio, à cause de sa longueur de 54 minutes qui nous laissait croire à un opus dense et probablement imprévisible. On a essentiellement eu raison sur la densité et l’imprévisibilité, mais après quelques écoutes, on a apprivoisé cette diversité et, surtout, ses prises de position politiques assumées qu’on trouve incroyablement rafraîchissantes à entendre en 2026.
Parfois, la nouvelle sortie d’un artiste qu’on apprécie beaucoup nous permet de réaliser qu’on a raté quelques éléments de sa discographie ces dernières années. C’est un peu le constat qu’on fait alors que Maude Audet vient de faire paraître Que ta lumière. Notre dernière critique remonte à 2020 avec Tu ne mourras pas, mais on constate qu’elle a été très active ces 6 dernières années avec des albums et des EP! En attendant de faire du rattrapage dans les prochains mois, plongeons-nous un instant dans l’univers toujours aussi enveloppant de l’artiste avec ce nouvel album.
Il est possible que vous n’avez jamais entendu parler de Rose Chili, mais il s’agit du nouveau projet musical de l’autrice-compositrice-interprète Andréanne Martin, notamment connue pour avoir participé à la première édition de La Voix. Sous sa nouvelle identité, la chanteuse offre une pop teintée de soul et de funk avec beaucoup de chaleur, abordant des thèmes généralement assez positifs. Et malgré le titre anglais de son album, Crazy Hungry Funky Lady, on a bien affaire à une sortie francophone!
On avait oublié que son dernier album de reprises, simplement intitulé Reprises Vol. 2, remontait déjà à 2019, mais voilà que Safia Nolin nous revient avec sa 3e offrande du genre. Et comme on ne change pas une formule gagnante, il s’appelle Reprises Vol. 3 et contient 8 chansons tirées principalement du répertoire des gros plaisirs coupables de la chanson québécoise.
Andy St-Louis au U-Art le 28 mars 2026 / Photo : Olivier Dénommée
Par Olivier Dénommée
Plusieurs la connaissent pour ses capsules comiques sur Internet; d’autres ont peut-être eu l’occasion de l’entendre à travers ses chansons ou ses 1001 projets (diffusions régulières sur Twitch, musicienne à la LNI, membre de la comédie musicale Les Nonnes, membre du podcastLance & conte… et certainement beaucoup d’autres choses qui nous échappent!). Pour notre part, on a côtoyé Andy St-Louis pour la première fois il y a quelque chose comme 16 ou 17 ans, fréquentant le même cégep à l’époque. Le 28 mars, des gens qui la connaissent d’un peu partout se sont retrouvés dans la même salle, au U-Art, milieu de culture de Saint-Basile-le-Grand, pour une soirée célébrant sa «crise d’identité». On ne savait pas exactement à quoi s’attendre et, en rétrospective, c’était le bon état d’esprit pour assister à ce spectacle franchement éclaté!
Dans la dernière année, on a écouté 2 EP de Roselle, STP et Regardez-moi. C’était sans savoir que ces sorties composeraient la quasi-totalité de son 2e album, Eau salée. Ainsi, avant même d’écouter cet album pour la première fois, on connaissait déjà 10 pistes sur 13, ne laissant que 3 remix à découvrir. Cela ne nous empêche pas d’écouter l’ensemble de l’œuvre et de partager notre avis sur son résultat, même si on ne va pas trop s’attarder sur les chansons individuelles puisqu’elles sont abordés dans les EP respectifs.
Pour certains, on connaît l’auteur-compositeur-interprète gaspésien Éric Dion pour son duo Dans l’Shed. Pour les autres comme nous, on le découvre aujourd’hui avec son tout premier album en solo, L’origine du vent. On a droit ici à un folk avec des intentions un peu plus pop, abordant avec une certaine douceur des thèmes assez universels.
Si on a un peu suivi les débuts en solo de Frank Custeau (du défunt groupe Les Conards à l’Orange), on l’a quelque peu perdu de vue ces dernières années. C’est qu’il a plus récemment pleinement assumé son côté indépendant l’amenant à lancer son 3e album solo, Agnostique, qui a bien failli passer sous notre radar! On a vite voulu savoir où en était rendu ce punk réformé dans sa démarche musicale.
Dans un monde où les lieux de diffusion ont de la difficulté, ce n’est pas tout les jours qu’on a l’occasion de découvrir une toute nouvelle salle de spectacles, mais c’est exactement ce qui s’est passé le vendredi 13 février dernier, avec l’inauguration du U-Art, milieu de culture, un tout nouveau centre culturel situé au cœur du noyau villageois de la ville de Saint-Basile-le-Grand, en Montérégie.
Marilyse Senécal, alias San James / Photo : Lawrence Fafard
Par Olivier Dénommée
Cette annonce n’était pas sur notre carte de Bingo aujourd’hui, mais voilà : Marilyse Senécal, derrière son projet San James, a annoncé que sa première montréalaise pour le spectacle de son nouvel album Bonne chance, paru en octobre dernier, serait aussi son dernier.
Cela faisait quelque années que l’on ne s’était pas mis à jour sur la nouvelle musique de la productrice Debbie Tebbs, mais la sortie récente de son 5e long jeu, Club Orchestra, nous a donné le prétexte parfait pour écouter où elle en était rendue en 2026! On a droit ici à un album dense et éclectique, entre chansons électro-pop et titres pas mal plus appropriés dans un club.
On a fait la découverte du projet Nectar Palace de Shaun Pouliot, versant dans la «noise pop», quelque part entre une pop électronique dansante contagieuse et un rock plus saturé, le tout en français. Automate est son premier EP, que l’on a longuement écouté afin d’avoir la chance de l’apprivoiser même s’il semble évident que cette sortie n’est pas faite pour être très grand public.
Notre découverte de la musique de Geneviève Racette remonte à il y a 10 ans déjà, soit en 2016 à l’occasion de la sortie de Les aurores boréales, son tout premier album. Beaucoup d’eau a coulé sous les pont depuis et elle est éventuellement passée du français à l’anglais dans ses chansons plus récentes, incluant son album Golden, paru en 2024.
Si cela fait quelques années déjà qu’on voit circuler le nom d’Étienne Coppée, on n’avait pas encore pris le temps d’écouter sa musique. Et on ne peut pas vraiment dire qu’on découvre sa musique aujourd’hui puisqu’on s’intéresse à un album entièrement composé de reprises! Le titre Un album hommage à Joe Dassin est par ailleurs assez clair en la matière… 8 chansons du légendaire Joe Dassin, une cinquantaine d’années plus tard, jouées pour la plupart avec une énergie quelque peu différente de la part de Coppée et de ses musiciens, sans essayer de trahir les originales.
Même si on entend encore anormalement souvent des gens avoir de la difficulté à nommer correctement le groupe Bleu Jeans Bleu, à peu près tout le monde a entendu ad nauseam la chanson Coton ouaté depuis sa sortie en 2019. Le groupe n’a bien sûr jamais cessé de lancer d’autres chansons humoristiques et vient d’arriver avec son 5e album (déjà!), naturellement intitulé Record n°V. Cette nouvelle sortie de 35 minutes va dans toutes les directions musicalement avec quelques très belles surprises.
Ces dernières années, on aime suivre la musique du projet Noé Talbot de Benjamin Piette, quelque part entre du punk-rock et du folk en français, mais on n’avait pas réalisé jusqu’où remontent les premières sorties! Il faut aller à 2014 pour trouver son premier EP, Beurre noir, et on a été surpris de constater que dès le début sa formule que l’on connaît aujourd’hui n’était pas très loin.
Cela semble faire une éternité que l’on n’a pas écouté la musique de Tamara Weber, qui jouait encore à l’époque sous le nom de Tamara Weber-Fillion. Son dernier album, Destinations, est paru en décembre dernier et est composé de 12 chansons principalement écrites en 2024 dans le cadre d’un projet de lancer une nouvelle chanson par mois. Pour l’occasion, Weber s’est associée à Mathieu d’Andrade (aussi appelé LeMind) pour l’aider à travailler ses chansons.
Décidément, on doit avoir un faible ces temps-ci pour les artistes indie français, puisqu’on s’intéresse aujourd’hui à Compass Rosa, le plus récent album de Mina Tindle, nom de scène de Pauline de Lassus. Principalement chanté en anglais, cet opus nous propose un indie-folk drôlement inspiré, avec en prime la collaboration de Bryce Dessner (de The National) et de Sufjan Stevens.
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