Liette Remon, chevreuille de le 22e édition de Chants de Vielles / Photo : Olivier Dénommée
Par Olivier Dénommée
La 22e édition du festival Chants de Vielles de Saint-Antoine-sur-Richelieu s’est terminée dimanche après trois jours bien condensés de musiques traditionnelles. On a voulu faire un petit compte rendu de notre expérience entourant notre passage pendant une fin de semaine où la belle température et les sourires étaient omniprésents.
Pouvez-vous croire que l’on ait pu complètement tomber sous le charme du premier album de Willows (Geneviève Toupin) en 2014, mais qu’on ait par la suite complètement perdu de vue ce qu’elle faisait? Il faut dire qu’elle s’est faite relativement discrète, ne lançant qu’un EP en 2021 avant de lancer son deuxième album son ce nom, Maison vent, en 2023. On se permet aujourd’hui d’y revenir avec un léger retard!
Le EP A Little Lucky de Milk & Bone avec Chromeo avait été un de nos grands coups de cœur de 2025, nous happant avec des chansons électro-pop contagieuses et rythmées comme on les aime. On ne se plaint donc pas trop de savoir que ces chansons reviennent dans le cadre d’un EP de remixes, l’adéquatement titré A Little Lucky (Remixes). Reste toutefois l’adage nous rappelant qu’il ne faut pas réparer ce qui n’est pas brisé, alors que les nouvelles versions se compareront immanquablement à des originales de très haut calibre.
On parle beaucoup trop peu souvent de musique du monde dans ces pages, mais ce n’est pourtant pas par manque d’occasions de le faire alors qu’il paraît régulièrement de belles sorties d’un peu partout autour de la planète qui ne demandent qu’à être découvertes. Aujourd’hui, on s’intéresse toutefois à la dernière parution du musicien sénégalais Ablaye Cissoko, qui collabore avec l’ensemble québécois Constantinople le temps de l’album Estuaire, paru en début d’année.
Voilà qui ne rajeunit personne, mais la série de jeux vidéo The Legend of Zelda célèbre ses 40 ans cette année, cumulant certains des jeux les plus marquants de leur génération, en plus de proposer une bande sonore qu’à peu près tout le monde a déjà entendu au moins une fois à moins de vivre sous une roche! Ce n’est donc pas anodin que l’ensemble Les Chambristes de l’Orchestre d’harmonie Léonard de Vinci (OHLDV) ait consacré un concert entier à sa musique. L’ensemble était de passage à McMasterville en Montérégie le 28 juin, ouvrant pendant environ deux heures les portes du royaume d’Hyrule avec des airs qui n’ont pas pris une ride.
Le décès de Karl Tremblay, le chanteur des Cowboys Fringants, à l’automne 2023 à la suite d’un cancer, a bouleversé le Québec tout entier. Le groupe n’a pas officiellement cessé ses activités, mais ses membres ont commencé à se faire entendre chacun de leur côté avec un projet solo, et c’est notamment ce qu’a fait le membre fondateur Jean-François Pauzé, qui a lancé un premier album sous le nom JF Pauzé en octobre 2025, soit un peu moins de deux ans après le décès de son ami et complice musical. Cela ne ramènera évidemment pas Karl Tremblay, mais d’entendre la musique de Pauzé, qui a une voix relativement similaire et qui était par ailleurs celui qui a été écrit la grande majorité des chansons et les textes des Cowboys, nous ramène vite dans l’esprit du groupe iconique! Les amours de seconde main est un peu comme la suite naturelle pour le groupe, même sans son chanteur original.
Cela fait un moment déjà que l’on voit passer la musique de Belle Grande Fille, l’alias de l’autrice-compositrice-interprète Anne-Sophie Doré-Coulombe, tout de même active en solo depuis 2018, mais pourtant on n’avait encore jamais pris le temps de critiquer une de ses sorties, situation à laquelle on a décidé de remédier aujourd’hui avec notre écoute de Les loups dorment tranquille, paru en 2023 mais encore à ce jour son plus récent long jeu!
Le dernier album du groupe Galant, tu perds ton temps remonte à déjà pratiquement 10 ans; depuis ce temps, les filles ont voulu fonder leurs familles et une d’entre elles a même combattu un cancer, avant de travailler trois ans plus sérieusement sur ce qui deviendra Sur le faîte, leur 5e album. Mais au-delà de la vie,on note aussi quelques petits changements, comme un «nouveau» membre en la personne de Louis-Simon Lemieux aux percussions et aux harmonies (il est arrivé il y a plusieurs années déjà, mais n’était juste pas encore passé en studio!) et un désir d’offrir un album plus positif que par le passé, où les femmes des histoires sont en pleine possession de leurs moyens.
Quand on a écouté ces derniers jours le premier album, homonyme, de Hauterive, c’était sans prendre en compte que le duo s’apprêtait à lancer son deuxième album, intitulé Aire de repos. Après s’être laissé un petit moment pour écouter autre chose, on revient maintenant au folk et à l’Americana du tandem Mara Tremblay et Catherine Durand, qui est encore plus en maîtrise de son registre que son sa précédente proposition.
On n’écoute pas la musique du quatuor du Lac-Saint-Jean Québec Redneck Bluegrass Project très souvent, mais la sortie de son sixième album, à l’étrange titre Qu’acoustis-je Qu’ouïs-je Qu’entends-je, marquant au passage les 20 ans d’existence du groupe, nous a convaincu d’y prêter une oreille.
On ne connaissait pas l’existence du groupe acadien Baie avant l’annonce de la sortie de son nouvel album – son deuxième –, La tête a ses raisons. On s’est plongé ces derniers jours dans l’écoute de cet album multipliant les influences, mais avec une place de choix pour la pop rétro en français.
Voilà déjà trois ans que le duo Hauterive (composé de Mara Tremblay et de Catherine Durand, deux vétéranes de la scène folk québécoise) a fait paraître son premier album homonyme, et on a eu envie d’y revenir, avec un très léger retard! Et sans surprise, la sortie ne sonne pas comme une première offrande et la direction semble avoir été vite assumées par les deux musiciennes!
En quête de découvrir une artiste qu’on ne connaissait pas encore, on est tombé sur la Montréalaise Noémie Kaiser, qui a lancé son premier (et au moment d’écrire ces lignes, encore le seul) album de sa jeune carrière. L’or des fous touche à la pop, mais aussi au folk et un peu au jazz, le tout (principalement) en français. C’est somme toute toute une assez belle découverte qu’on fait avec un peu de retard!
Même si le nom de Marie-Pierre Arthur fait partie du paysage musical québécois depuis 2009, on réalise que l’on en connaît assez peu sur l’ensemble de sa discographie à part les chansons vraiment incontournables et ses albums plus récents que l’on a eu l’occasion de critiquer dans ces pages. La sortie toute fraîche de son album Ensemble doux, reprenant en version plus douce plusieurs chansons de son répertoire, nous l’a vite fait comprendre si on en doutait encore! C’est, au moins, une occasion de se ressaisir et d’écouter des relectures de ses chansons d’hier à aujourd’hui.
Depuis le temps, plusieurs sont bien au fait de notre toujours grand intérêt pour la musique de la jazzwoman ontarienne Diana Panton, que l’on suit depuis une douzaine d’années. On replonge aujourd’hui dans le temps, jusqu’à son album concept Pink paru à l’origine en 2009, qui a la particularité d’être joué non pas en trio, mais avec un quatrième musicien, ajoutant une couleur supplémentaire à sa proposition toujours très charmante.
Faisons aujourd’hui la découverte de l’artiste albertaine Miarlequin (quel nom!) et de ce qui semble être son tout premier EP, The Fool, paru en début d’année. Le personnage de Miarlequin (derrière qui se cacherait, selon nos informations, Maria Bustos) se présente comme une voyageuse interdimensionnelle et nous invite à découvrir sa pop un peu théâtrale empreinte de magie.
On a fait la découverte en 2024 de Mia Kelly, dont on a beaucoup apprécié son deuxième album qu’elle venait de lancer à l’époque. Ça n’a donc pas été bien difficile de nous convaincre d’aussi écouter le troisième, Big Time Roller Coaster Feeling, qui sort ainsi moins de deux ans plus tard avec des sonorités Americana plus assumées que jamais.
Voilà déjà 10 ans que l’on a parlé pour la dernière fois du projet Le Husky de Yannick Duguay, dans le cadre de son EP Échec Éros, mais il faut en fait remonter jusqu’en 2010 pour trouver un album complet! On peut donc dire que Le Husky sait se faire désirer. On a droit ici à un album bref (31 minutes) où on retrouve le chanteur dans toute sa vulnérabilité.
Bien qu’on ait parlé du compositeur Joseph Marchand il y a quelques mois à peine, il n’a visiblement pas chômé récemment et a signé la bande sonore du film québécois Nina Roza, sorti le mois dernier. On n’a pas eu l’occasion de voir le film, mais on a été curieux de savoir dans quel registre il irait, lui qui a touché à plusieurs styles au fil de sa carrière.
Poursuivons notre série consacrée à discographie de Noé Talbot, que l’on explore à rebours. Cette fois, on est rendu en 2018 avec la sortie de Laisser le poste ouvert, un album de compositions plutôt long (on parle de 53 minutes, quand même!) qui combine son énergie punk et ses sensibilités folk comme il sait si bien le faire.
On a récemment fait la découverte de la jazzwoman canadienne (originaire de l’Alberta, mais ayant fait ses études supérieures à Montréal) Caity Gyorgy, dans le cadre d’une brève performance live, et on a vite eu envie d’en entendre plus d’elle, ce qui nous a mené à son plus récent album, Caity Gyorgy with Strings, en collaboration avec Mark Limacher aux arrangements et à la direction d’orchestre.
Comme la télé est plus souvent qu’autrement dans notre angle mort, on a bien sûr entendu parler de la fameuse série Heated Rivalry, mêlant hockey et romance homosexuelle, mais on n’a jamais pris le temps d’écouter ce qu’elle avait à offrir depuis sa sortie ces derniers mois. Tout de même, on a réalisé que c’était le musicien québécois Peter Peter qui signe la bande sonore, et on s’est dit que ça valait peut-être la peine d’au moins écouter ce que la musique avait à offrir à défaut de saisir toutes les subtilités de l’intrigue!
La dernière fois qu’on parlait du supergroupe canadien Broken Social Scene, c’était avant la pandémie, mais il faut dire que le groupe aime espacer ses albums studio, passant de Hug of Thunder en 2017 à Remember the Humans, 9 longues années plus tard (bon, avec quelques EP et autres albums live ou de B-sides entretemps, quand même). Mais quand même, après toute cette attente, tous les espoirs sont permis pour ce nouvel opus!
Même si on n’a pas suivi l’émission, on sait que l’autrice-compositrice-interprète Katrine Sansregret s’est démarquée à son passage à Star Académie en 2025, se rendant jusqu’à la grande finale de la cuvée. Elle vient tout juste de faire paraître son premier album, au titre long, mais évocateur : J’écris les problèmes qu’on est en train de laisser à nos enfants. Notons quand même que si le titre est long, l’album, lui, est parmi les plus courts qu’on a vus, moins de 24 minutes!
Le sixième album du projet Mélisande est attendu depuis un certain temps, lui qui a été précédé par un premier single dès mars 2025 pour annoncer qu’il s’en venait. Le voici enfin : Sur la même longueur d’onde, un album de 8 pistes, toutes chantées en duo avec différents collaborateurs, et s’éloignant du répertoire traditionnel pour des compositions modernes auxquelles se greffent des éléments trad.
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