On a récemment fait la découverte de la jazzwoman canadienne (originaire de l’Alberta, mais ayant fait ses études supérieures à Montréal) Caity Gyorgy, dans le cadre d’une brève performance live, et on a vite eu envie d’en entendre plus d’elle, ce qui nous a mené à son plus récent album, Caity Gyorgy with Strings, en collaboration avec Mark Limacher aux arrangements et à la direction d’orchestre.
Comme la télé est plus souvent qu’autrement dans notre angle mort, on a bien sûr entendu parler de la fameuse série Heated Rivalry, mêlant hockey et romance homosexuelle, mais on n’a jamais pris le temps d’écouter ce qu’elle avait à offrir depuis sa sortie ces derniers mois. Tout de même, on a réalisé que c’était le musicien québécois Peter Peter qui signe la bande sonore, et on s’est dit que ça valait peut-être la peine d’au moins écouter ce que la musique avait à offrir à défaut de saisir toutes les subtilités de l’intrigue!
La dernière fois qu’on parlait du supergroupe canadien Broken Social Scene, c’était avant la pandémie, mais il faut dire que le groupe aime espacer ses albums studio, passant de Hug of Thunder en 2017 à Remember the Humans, 9 longues années plus tard (bon, avec quelques EP et autres albums live ou de B-sides entretemps, quand même). Mais quand même, après toute cette attente, tous les espoirs sont permis pour ce nouvel opus!
Même si on n’a pas suivi l’émission, on sait que l’autrice-compositrice-interprète Katrine Sansregret s’est démarquée à son passage à Star Académie en 2025, se rendant jusqu’à la grande finale de la cuvée. Elle vient tout juste de faire paraître son premier album, au titre long, mais évocateur : J’écris les problèmes qu’on est en train de laisser à nos enfants. Notons quand même que si le titre est long, l’album, lui, est parmi les plus courts qu’on a vus, moins de 24 minutes!
Le sixième album du projet Mélisande est attendu depuis un certain temps, lui qui a été précédé par un premier single dès mars 2025 pour annoncer qu’il s’en venait. Le voici enfin : Sur la même longueur d’onde, un album de 8 pistes, toutes chantées en duo avec différents collaborateurs, et s’éloignant du répertoire traditionnel pour des compositions modernes auxquelles se greffent des éléments trad.
On a très peu parlé de la musique de l’autrice-compositrice-interprète May Wells dans ces pages, mais il s’agit d’une artiste que l’on connaît depuis même avant qu’elle se lance dans sa carrière solo en 2015. Chantant surtout en anglais à l’époque, elle a depuis intégré le français à sa pop et bien tout juste de faire paraître le EP Émancipation, qui tourne entièrement autour de ce thème.
Comme c’est souvent le cas pour un projet moindrement niché et audacieux, on va aimer ou détester la musique du duo Oktoplut, touchant au punk et au stoner rock en français. On ne s’était par ailleurs pas trop tenu au courant ces dernières années, mais on avait été agréablement surpris à l’époque de la sortie de Le démon normal en 2017, alors on a écouté pendant de longues heures Inselberg, un album assez court, mais riche en inspirations diverses.
Même si on a abordé une bonne partie de la discographie du groupe canadien Metric, on a manqué la phase exploratoire des dernières années avec Formentera et Formentera II. Mais il semble que cet oubli de notre part soit sans conséquence pour l’écoute du 10e album Romantizice the Dive, qui reviendrait plus près du son des débuts du groupe. On a d’ailleurs droit à Gavin Brown à la production, qui est notamment associé aux albums Fantasies et Synthetica.
Le groupe punk canadien Sum 41 a été fondé en 1996 et a marqué bien des gens au fil des 30 dernières années, mais sa fin a été officiellement annoncée en 2025, peu après la sortie de son 8e album studio, Heaven :x: Hell. On se permet de revenir sur cette sortie finale, un album double qui aborde autant le pop-punk des débuts et le côté plus près du métal de ce qui a suivi.
Paul Cargnello fait partie du paysage musical montréalais depuis plus de 3 décennies, mais on a appris récemment que sa passion s’est transmise à la génération suivante à travers son fils Declan. Si ce dernier n’a que 17 ans, il vient déjà de lancer son 2e album studio, Parallel Punk, un titre qui nous laisse croire que la pomme n’est pas tombée trop loin de l’arbre! Notons que l’artiste se fait appeler Declan EC, ce qui pourrait laisser penser qu’il ne tient pas à être trop associé au nom de ses parents (Paul Cargnello et Jessie Evans), mais comme le paternel a coproduit l’album, difficile de ne pas faire quelques liens ici et là!
On a parlé en début d’année du EP Bras solaires de Héron, projet musical d’Henri Kinkead, mais c’était sans savoir qu’il allait si vite revenir avec son premier album complet. Verger est un album d’une quarantaine de minutes dont 4 pistes nous sont très familières, puisqu’elles se retrouvaient sur sa précédente offrande; le reste continue d’explorer sa proposition folk (voire trad) francophone initiée l’année dernière.
Si on ne connaissait pas le nom du duo Soleil Secret avant, il est fort probable que l’on ait entendu par hasard quelques chansons du couple Anne-Marie Campbell et Simon Landry dans le passé, mais en anglais et sous le nom Secret Sun (on a vu des changements de nom plus drastiques, disons!). Rose lueur est le 3e opus du duo montréalais, versant dans une pop légère (et principalement en français cette fois) qui arrive à point dans nos oreilles.
On n’écoute pas tous les jours la musique de Les Louanges, le projet musical de Vincent Roberge, mais depuis qu’il a commencé à être connu, on s’est fait à l’idée qu’il était capable de nous surprendre. C’est presque à reculons que l’on a décidé d’écouter Alouette!, son 3e album studio, à cause de sa longueur de 54 minutes qui nous laissait croire à un opus dense et probablement imprévisible. On a essentiellement eu raison sur la densité et l’imprévisibilité, mais après quelques écoutes, on a apprivoisé cette diversité et, surtout, ses prises de position politiques assumées qu’on trouve incroyablement rafraîchissantes à entendre en 2026.
Parfois, la nouvelle sortie d’un artiste qu’on apprécie beaucoup nous permet de réaliser qu’on a raté quelques éléments de sa discographie ces dernières années. C’est un peu le constat qu’on fait alors que Maude Audet vient de faire paraître Que ta lumière. Notre dernière critique remonte à 2020 avec Tu ne mourras pas, mais on constate qu’elle a été très active ces 6 dernières années avec des albums et des EP! En attendant de faire du rattrapage dans les prochains mois, plongeons-nous un instant dans l’univers toujours aussi enveloppant de l’artiste avec ce nouvel album.
Il est possible que vous n’avez jamais entendu parler de Rose Chili, mais il s’agit du nouveau projet musical de l’autrice-compositrice-interprète Andréanne Martin, notamment connue pour avoir participé à la première édition de La Voix. Sous sa nouvelle identité, la chanteuse offre une pop teintée de soul et de funk avec beaucoup de chaleur, abordant des thèmes généralement assez positifs. Et malgré le titre anglais de son album, Crazy Hungry Funky Lady, on a bien affaire à une sortie francophone!
On a eu l’occasion de parler à quelques reprises du saxophoniste Rémi Bolduc et de ses nombreux projets, et le revoilà avec un tout nouvel ensemble et un album tout neuf. Le Bolduc Groove Quintet, du nom de son band, qui met de l’avant nom seulement deux saxophonistes (lui et sa conjointe Chantal De Villiers), mais aussi un guitariste (Nick Semenykhin) et une section rythmique (Ira Coleman, basse, et Rich Irwin, batterie) qui donnent tout son sens au «groove» dans le nom!
On n’écoute pas assez souvent la musique du projet Flore Laurentienne de Mathieu David Gagnon, mais cette fois, on a vraiment eu envie de l’écouter pour en parler dès la sortie de son nouvel album. Son titre simplissime, Volume III, est en parfait contraste avec la force de sa musique instrumentale à la fois atmosphérique et émotive.
La folie entourant Angine de poitrine n’est visiblement pas encore complètement éteinte, et c’est tant mieux parce que ça aura donné un maximum de visibilité pour le 2e album du mystérieux duo! Si Vol. II reprend la même formule toute simple que Vol. 1 dans son titre, il ose pousser les choses un petit peu plus loin dans sa musique, un pari audacieux qui lui sourit.
On avait oublié que son dernier album de reprises, simplement intitulé Reprises Vol. 2, remontait déjà à 2019, mais voilà que Safia Nolin nous revient avec sa 3e offrande du genre. Et comme on ne change pas une formule gagnante, il s’appelle Reprises Vol. 3 et contient 8 chansons tirées principalement du répertoire des gros plaisirs coupables de la chanson québécoise.
Dans la catégorie des noms surprenants, difficile de passer à côté de Bossanova Frankenstein du Montréalais Evan Henderson. Avant d’écouter son premier album Heavy Relic, on se posait la question qu’on croyait légitime : est-ce qu’on est plus proche de la bossa nova ou de Frankenstein? La réponse ne s’est pas fait attendre…
On a profité ces derniers jours pour longuement écouter I Know a Garden, le 3e album du musicien montréalais Edwin Raphael. S’il verse dans l’univers indie-folk pourtant déjà saturé, on n’a pas du tout détesté sa proposition, tantôt rêveuse, tantôt entraînante, avec quelques petites sonorités qui nous rappellent avec plaisir Foster the People.
Mine de rien, la dernière sortie du groupe rock Sons of Butcher remonte à 2020, en pleine pandémie (le titre Lockdown in Steeltown ne ment d’ailleurs pas!), même si le frontmanRicky Butcher a aussi lancé un album solo en 2023. Il n’était tout de même pas trop tôt pour le retour de SOB en studio! Il nous propose cette fois sortie qui est partiellement une lettre d’amour à la viande dans son EP de 4 chansons Skids.
Andy St-Louis au U-Art le 28 mars 2026 / Photo : Olivier Dénommée
Par Olivier Dénommée
Plusieurs la connaissent pour ses capsules comiques sur Internet; d’autres ont peut-être eu l’occasion de l’entendre à travers ses chansons ou ses 1001 projets (diffusions régulières sur Twitch, musicienne à la LNI, membre de la comédie musicale Les Nonnes, membre du podcastLance & conte… et certainement beaucoup d’autres choses qui nous échappent!). Pour notre part, on a côtoyé Andy St-Louis pour la première fois il y a quelque chose comme 16 ou 17 ans, fréquentant le même cégep à l’époque. Le 28 mars, des gens qui la connaissent d’un peu partout se sont retrouvés dans la même salle, au U-Art, milieu de culture de Saint-Basile-le-Grand, pour une soirée célébrant sa «crise d’identité». On ne savait pas exactement à quoi s’attendre et, en rétrospective, c’était le bon état d’esprit pour assister à ce spectacle franchement éclaté!
La violoncelliste Elinor Frey, originaire des États-Unis mais bien installée à Montréal depuis des années, est devenue avec les années une véritable référence dans le monde de la musique ancienne, collectionnant des instruments anciens et excessivement rares et les expliquant avec passion. Et, pourtant, on n’avait pas encore eu la chance de vraiment la voir à l’œuvre avant le 22 mars dernier, date de son passage attendu à la Maison Villebon de Belœil, donc dans un cadre archi intimiste, permettant donc de vivre un moment unique de musique.
Dans la dernière année, on a écouté 2 EP de Roselle, STP et Regardez-moi. C’était sans savoir que ces sorties composeraient la quasi-totalité de son 2e album, Eau salée. Ainsi, avant même d’écouter cet album pour la première fois, on connaissait déjà 10 pistes sur 13, ne laissant que 3 remix à découvrir. Cela ne nous empêche pas d’écouter l’ensemble de l’œuvre et de partager notre avis sur son résultat, même si on ne va pas trop s’attarder sur les chansons individuelles puisqu’elles sont abordés dans les EP respectifs.
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