
Sorti le 4 septembre 2026
On est un peu moins à jour quant à la musique à succès du côté de l’Australie, alors on n’avait pas entendu parler du groupe électropop Parcels, et encore moins du projet solo d’un de ses membres, le bassiste Noah Hill, qui se lance en solo, cette fois dans un registre plus indie-folk. On s’intéresse ainsi à son premier album, la brève offrande Ok ok now.
Et quand on dit bref, on ne rigole pas : il ne dure que 28 minutes et réussit même à inclure quelques passages parlés (heureusement pas trop longs), qui n’ajoutent toutefois pas grand-chose à part nous confirmer le côté laid back de l’enregistrement. On passera donc très vite Lighting pour plutôt écouter Once in a Lifetime, une chanson assez simple et planante qui, sans être exceptionnelle, se défend plutôt bien surtout avec les arrangements qui s’enrichissent discrètement plus on avance dans la chanson. Elle est suivie d’It’s All in My Head, qui débute de façon assez typique, mais qui nous surprend avec l’ajout des voix dans les dernières 70 secondes, donnant un tout autre niveau d’efficacité à l’ensemble.
La comparaison est un peu facile comme il s’appelle aussi Noah, mais Heaven nous fait beaucoup penser à l’énergie d’une chanson de Noah Kahan, incluant une voix aiguë qui s’en rapproche un peu plus que la moyenne. On retrouve le titre de l’album dans les paroles de Bye Baby, pour une pièce musicalement très minimaliste pour laisser place aux mélodies, qui ne sont toutefois pas les plus intéressantes de l’opus malgré quelques bonnes idées. Cela reste toutefois plus intéressant qu’Oranges, où on entend le musicien parler et rire avec quelqu’un d’autre pendant presque 40 secondes. La suivante, la simple Read Your Mind, manque toutefois de la magie requise pour la rendre vraiment mémorable. Un constat qu’on a presque aussi envie de faire pour Sympathise, quoique la douceur de la chanson justifie beaucoup mieux cette énergie minimale.
On passe vite à côté de Dengha Place, morceau instrumental au piano avec des voix en arrière-plan, pour aller à Love You Now, infiniment plus réussie! On parle d’un morceau senti et très bien dosé, qu’on accueille volontiers, surtout après quelques pistes moins mémorables. Oublions Love’s Die (encore une piste parlée), et passons à la conclusion de l’album, Like You Do, une finale bien amenée, sans être trop longue. Décidément, les chansons les plus fortes semblent être concentrées au début et à la fin, une erreur malheureusement encore trop fréquente à notre goût.
Pour son premier album, Noah Hill se défend somme toute assez bien dans ses chansons, sans complètement se démarquer de ce qui se fait déjà dans le milieu indie-folk déjà surchargé. Ce qui fait diminuer notre appréciation est l’ajout de pistes totalement superflues, alors que l’album n’avait déjà pas besoin de rembourrage. Cela reste donc une belle carte de visite pour l’Australien, bien que l’on sente qu’il en faudra un peu plus pour véritablement se démarquer du lot. Ses chansons devraient quand même se glisser sans problème dans une bonne liste d’écoute d’indie-folk, si c’est un registre qui vous plaît, évidemment.
L’album est notamment disponible sur la page Bandcamp de l’artiste.
À écouter : It’s All in My Head, Heaven, Love You Now
7,1/10
Par Olivier Dénommée
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