Ball of Light – Chrome Sparks

Sorti le 11 septembre 2026

Le projet Chrome Sparks de l’Américain Jeremy Malvin nous était totalement inconnu il y a quelques jours à peine, mais sa sortie récente de l’album Ball of Light, son deuxième long jeu depuis 2018, était un bon point de départ pour découvrir sa musique aux tendances électroniques bien assumées avec, en prime, quelques collaborations vocales.

En fait, en lisant un peu sur les nombreux artistes avec qui Malvin a collaboré au fil des années, on réalise qu’on a fort probablement entendu son talent à l’arrière-plan à plusieurs reprises sans même s’en rendre compte. Mais ici, c’est bien lui qui est de l’avant, sauf lorsqu’il laisse la place à ses collaborateurs. En ouverture de l’album, Sleeper fait appel à Jónsi (le chanteur de Sigur Rós) et à Khalid pour une pièce éthérée et incroyablement enlevante. Ça commence donc extrêmement bien, même si le reste de l’album change assez rapidement d’énergie! La pièce-titre Ball of Light revient vite à quelque chose de plus chargé et dansant avec Emma Louise à la voix. Ce n’est rien qu’on n’a pas déjà entendu auparavant, mais ça se défend malgré tout assez bien et on se surprend à taper du pied très rapidement en l’écoutant!

Ce n’est qu’après qu’on a droit aux premières pistes solos de Chrome Sparks, où on entend sa musique sans featuring. De celles-ci, on retient surtout le côté downtempo de True Casio.5000, qui n’est pas sans nous rappeler avec plaisir Bonobo, la relativement brève mais entraînante Glassrush.606, et la très bien dosée Pluto. Sans dire que c’est un style qu’on écouterait en continu trop longtemps, on doit dire que l’on se laisse porter par plusieurs des pièces de l’artiste, toujours un bon signe.

S’ensuit Only, I, déjà la dernière piste avec un invité, soit une fois de plus Emma Louise, qui se fait toutefois plutôt discrète, ajoutant seulement sa touche planante à l’ensemble, pour un effet très réussi. Cela nous mène à la dernière série de pistes instrumentales, dont les plus réussies sont à notre avis les ludiques Call on Me et Óli’s Korg, par ailleurs la finale de l’opus. Il y a une certaine nostalgie qui se dégage d’elles et on ne peut absolument pas s’en plaindre!

Mine de rien, ces 36 minutes sont passées très rapidement, toujours un bon signe dans un album de musique électronique. La musique de Chrome Sparks n’est pas exactement unique, alors qu’on a senti de nombreuses références ici et là, mais à peu près tout est amené avec grand soin, avec une diversité très respectable, ce qui fait en sorte qu’il y en a vraiment pour tous les goûts au fil de l’écoute. On a penché naturellement vers les morceaux plus planants, mais un autre auditeur pourrait y trouver tout autant son compte avec les nombreuses pistes plus énergiques. Ball of Light est donc un album assez complet, sans étirer la sauce, un résultat qui mérite pleinement d’être souligné.

À écouter : Sleeper, Only, I, Call on Me

8,0/10

Par Olivier Dénommée


En savoir plus sur Critique de salon

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.