On ne connaissait pas l’artiste Sofii, nom de scène de la Franco-Américaine Sophie Koella, qui semble davantage être connue comme modèle que comme musicienne, mais après être tombé par hasard sur son plus récent EP, I Wrote This for You, on a voulu en savoir plus sur elle. On a ainsi longuement écouté son opus d’une vingtaine de minutes qui touche essentiellement à l’indie-folk, avec quelques petites surprises.
On s’intéresse aujourd’hui à la musique du projet Slow Leaves du Manitobain Grant Davidson, qui verse dans un indie-folk à la fois plutôt simple et très efficace. C’est le constat qu’on en fait sur son sixième et plus récent album, The Ruins of Things Unfinished, paru ce printemps.
Même si le groupe indie-folk Fruit Bats existe depuis 1997, on n’a pas souvenir d’avoir déjà entendu parler de lui auparavant, comme quoi on peut toujours découvrir de veux bands en cherchant un peu! Le seul membre constant est Eric D. Johnson, originaire du Midwest américain et établi à Chicago, et nous a livré ces derniers mois The Landfill, ce qui serait le 12e album studio (on perd un peu le fil, donc c’est possible que ça ne soit pas exact) de son projet.
Voilà qui ne nous rajeunit pas, mais cela fait déjà plus de 10 ans que l’on n’a pas parlé de la musique du groupe indie belge Dan San, alors qu’on s’était penché sur ses deux premiers albums et qu’on l’avait même vu en spectacle à Montréal. Il faut dire que le groupe s’est fait discret par la suite, avant de revenir en 2023 avec de la nouvelle musique et, un an plus tard seulement, lancer son quatrième opus, le bref Suite, d’une durée de 24 petites minutes. C’est en partie par nostalgie qu’on remonte donc dans le temps de deux ans pour découvrir ce plus récent album, afin de le comparer à nos souvenirs.
On n’en revient pas, mais cela fait déjà 10 ans que l’on a critiqué pour la première fois la musique de Sara Dufour, pour son premier album, Dépanneur Pierrette. C’était encore sans savoir à l’époque qu’elle allait vite s’imposer dans le paysage québécois et qu’aujourd’hui à peu près tout le monde a au moins entendu parler de ses tounes ou de son énergie débordante. La sortie toute récente de son quatrième album solo, Dolbeau-Mistassini (du nom de sa ville natale, une information publique depuis ses tout débuts), nous rappelle qu’elle n’a rien perdu de son côté authentique et proche de ses racines.
On est un peu moins à jour quant à la musique à succès du côté de l’Australie, alors on n’avait pas entendu parler du groupe électropop Parcels, et encore moins du projet solo d’un de ses membres, le bassiste Noah Hill, qui se lance en solo, cette fois dans un registre plus indie-folk. On s’intéresse ainsi à son premier album, la brève offrande Ok ok now.
Si le nom de Mimi O’Bonsawin ne nous est pas étranger, on ne peut pas dire la même chose de sa musique. La curiosité a quand fini par nous convaincre de prêter une oreille sur sa plus récente offrande, intitulée Evoke. Et si on ne savait pas à quoi s’attendre, on a quand même été extrêmement surpris par l’éclectisme d’une piste à l’autre, donnant un album incroyablement varié pour sa durée de 32 minutes.
On perd un peu le fil dans l’ordre des sorties de Georges Ouel, lui qui a fait paraître Les monomanies du bonheur, face A en 2019 avant de lancer en 2023 Le ciment des âges. 2026 serait donc le moment tant attendu pour sa «face B», plus précisément Quand nos mères lanceront des roches, face B, un EP de 5 pistes contenant de nouvelles chansons dépouillées dans le style à la Brassens qu’on lui connaît bien.
Le nom de l’Américaine Chelsea Wolfe ne nous est pas étranger, mais comme pour encore beaucoup trop d’artistes, on n’avait pas pris le temps d’écouter sérieusement sa musique. Elle a toutefois récemment fait paraître The Dark, son 9e album studio, nous donnant une raison d’enfin se pencher sur sa musique, une musique rock qui, comme le veut le dire de l’opus, penche davantage vers la noirceur.
Comme on aime parfois revenir sur une sortie qu’on a ratée il y a quelques mois et qu’on apprécie de parler d’artistes qui n’ont jamais vraiment été sur notre radar, le choix de l’album Passages d’Arielle Soucy s’imposait de lui-même, elle qui a reçu beaucoup d’attention à la sortie de son premier album en 2023, mais au deuxième opus dont on a n’a pas trop entendu parler avant de tomber dessus par accident. On a donc pris le temps découvrir son folk-pop léger, alternant entre français et anglais.
Règle générale, on préfère s’en tenir aux enregistrements studio par rapport aux sorties live, mais on doit parfois fait exception lorsque ces enregistrements devant public contiennent de nouvelles chansons qu’il serait donc impossible d’écouter autrement. C’est le cas pour L’emprunt(e) volume 3 – Enregistrement public, qui propose du nouveau matériel pour le duo Prairie Comeau (Anique Granger et Benoit Archambault), devant un public audiblement enthousiaste à l’occasion d’un spectacle tenu au Centre de création Boisbriand, le 3 octobre 2025. La sortie, quelque part entre album et EP, dure un peu moins d’une demi-heure et laisse aussi beaucoup de place aux musiciens qui mettent leurs chansons en contexte sur certaines pistes. Cela rend le tout plus intimiste et chaleureux, même si en contrepartie on a un peu moins de musique «pure» au fil de notre écoute.
En février 2025 paraissait Basia’s Palace, le plus récent long jeu de la Montréalaise Basia Bulat, qui nous avait laissé d’agréables souvenirs. L’album a aussi continué de suivre l’artiste, qui a décidé, un an et demi plus tard, de revisiter cinq des chansons qui en sont tirées pour en faire des versions dépouillées et acoustiques, appelées Bouquet Version. Car, vous l’aurez compris, le EP s’appelle Bouquet, en plus de mettre sur la pochette un dessin de Bulat avec une robe fleurie.
La carrière du bluesman Keb’ Mo’ s’étend sur plusieurs décennies, lui qui a débuté dans les années 70 et qui cumule jusqu’à aujourd’hui les sorties studio, nous menant selon certains calculs à son 16e en solo avec The Breakdown, un album plus intime qui l’amène à livrer une musique aux tendances folk plus minimalistes, mais pas sans quelques voix ajoutant un petit côté gospel à ses propositions. On a longuement écouté cet album avant de vous livrer nos impressions.
Motel Calix accroché en haut de la scène principale / Photo : Olivier Dénommée
Pour faire suite à notre (longue) chronique sur la soirée passée à Motel Calix le 22 août dernier, on a retenu pas mal de photos, parfois un peu chaotiques, mais souvent assez sympathiques, des shows qu’on y a vus. On a décidé d’en faire une une petite sélection, pour ceux qui trouvent que les images parlent plus que les mots.
Un panneau lumineux est bien visible à l’entrée du site / Photo : Olivier Dénommée
Par Olivier Dénommée
L’an dernier, deux amis, Élie Paquet et Antoine Bernard, ont eu l’idée folle de démarrer leur propre festival de musique québécoise, qu’ils ont tout d’abord organisé discrètement dans la cour des parents d’Élie à Calixa-Lavallée, un petit village en Montérégie d’environ 500 âmes. Cette première édition a attiré environ 250 festivaliers. Dur de croire que tout ça s’est passé il y a un an à peine, car la deuxième édition de Motel Calix, qui vient tout juste de se passer les 22 et 23 août, s’est plutôt organisée sur un site beaucoup plus grand, avec des moyens qui s’approchent un peu plus d’autres festivals plus établis, avec une brochette d’artistes solides et, surtout, un public de feu qui a répondu à l’appel en grand nombre. On a assisté à la majeure partie de la première soirée de l’événement.
Comme on a sauté avec beaucoup de retard dans le train de ceux qui apprécient la musique indie-folk déprimante de Phoebe Bridgers, on n’avait jamais véritablement eu l’occasion de critiquer sa musique dès sa sortie, incluant avec son groupe Boygenius. La sortie de son troisième album solo, Lost Weekend, était notre chance de nous reprendre… jusqu’à ce qu’on réalise qu’elle a relativement changé de style avec cette nouvelle sortie, sacrifiant en grande partie la signature qui a fait sa renommée il y a près de 10 ans.
Même si le nom de l’Australienne Rowena Wise nous était encore entièrement inconnu jusqu’à ces derniers jours, elle est active sur la scène musicale depuis une dizaine d’années déjà, versant dans une musique indie entre folk et rock, un registre qui n’est pas exactement sous-exploité, mais qui peut toujours laisser place à quelques belles surprises. Son deuxième album studio, Bad Things Feel Good*, a vu le jour tout récemment.
On ne connaissait pas grand-chose de la musicienne de Los Angeles Harmony Tividad, mais elle s’est notamment fait un nom dans le groupe Girlpool dans son adolescence, avant de faire le saut en solo après la pandémie. Son deuxième album, Lifetime, est paru il y a quelques semaines et on y a prêté une oreille par curiosité après en avoir reçu la recommandation.
Il y a tout juste un mois, le groupe d’indie-rock anglais Mary in the Junkyard a fait paraître son tout premier long jeu, Role Model Hermit. Un peu comme quand on a écouté la musique de Francis of Delirium récemment, on a eu un sentiment immédiat d’avoir déjà entendu cette musique quelque part auparavant. Ce n’est pas automatiquement un deal breaker, mais cela rehausse la barre requise pour permettre au jeune groupe de se démarquer de ce qui se fait ailleurs.
Il y a de ces artistes qui deviennent familiers à l’instant où on entend leur musique la première fois, et Francis of Delirium, le projet de la chanteuse luxembourgeoise (on ignorait qu’il y avait une communauté artistique au Luxembourg, mais il faut dire que ce n’est certainement pas la première chose qui vient en tête quand on pense au Luxembourg…) Jana Bahrich, en fait clairement partie, si bien qu’on a dû faire des recherches pour vérifier qu’elle ne faisait pas partie d’un autre groupe dont on aurait parlé dernièrement dans ces pages. Malgré cette familiarité, on ne sent pas non plus qu’elle copie les autres artistes sur son deuxième album, Run, Run Pure Beauty, paru il y a quelques semaines déjà, que nous avons écouté avec beaucoup de curiosité.
Lunatic Soul est le projet solo du Polonais Mariusz Duda (bassiste et chanteur du groupe Riverside) fondé en 2008, mais ce projet de rock progressif est essentiellement passé sous notre radar jusqu’à tout récemment, moment où il a fait paraître l’album Transition II, avec seulement quatre pistes… mais 43 minutes! Notons toutefois tout de suite que ceux qui suivaient déjà Lunatic Soul avant, particulièrement son album Through Shaded Woods paru en 2020, reconnaîtront certainement la majorité des pistes, puisqu’elles sont initialement parues dans la version deluxe de cet album. Mais comme on n’a pas critiqué le précédent album, on les traitera généralement comme de toutes nouvelles chansons ici.
Tel que prévu la veille à la fin de notre compte rendu de l’événement, revenons en quelques images sur la 22e édition du festival Chants de Vielles, tenu à Saint-Antoine-sur-Richelieu du 3 au 4 juillet derniers.
Liette Remon, chevreuille de la 22e édition de Chants de Vielles / Photo : Olivier Dénommée
Par Olivier Dénommée
La 22e édition du festival Chants de Vielles de Saint-Antoine-sur-Richelieu s’est terminée dimanche après trois jours bien condensés de musiques traditionnelles. On a voulu faire un petit compte rendu de notre expérience entourant notre passage pendant une fin de semaine où la belle température et les sourires étaient omniprésents.
Pouvez-vous croire que l’on ait pu complètement tomber sous le charme du premier album de Willows (Geneviève Toupin) en 2014, mais qu’on ait par la suite complètement perdu de vue ce qu’elle faisait? Il faut dire qu’elle s’est faite relativement discrète, ne lançant qu’un EP en 2021 avant de lancer son deuxième album son ce nom, Maison vent, en 2023. On se permet aujourd’hui d’y revenir avec un léger retard!
Le décès de Karl Tremblay, le chanteur des Cowboys Fringants, à l’automne 2023 à la suite d’un cancer, a bouleversé le Québec tout entier. Le groupe n’a pas officiellement cessé ses activités, mais ses membres ont commencé à se faire entendre chacun de leur côté avec un projet solo, et c’est notamment ce qu’a fait le membre fondateur Jean-François Pauzé, qui a lancé un premier album sous le nom JF Pauzé en octobre 2025, soit un peu moins de deux ans après le décès de son ami et complice musical. Cela ne ramènera évidemment pas Karl Tremblay, mais d’entendre la musique de Pauzé, qui a une voix relativement similaire et qui était par ailleurs celui qui a été écrit la grande majorité des chansons et les textes des Cowboys, nous ramène vite dans l’esprit du groupe iconique! Les amours de seconde main est un peu comme la suite naturelle pour le groupe, même sans son chanteur original.
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