
Sorti le 30 octobre 2026
Sans être tout à fait une musique d’Halloween, on a trouvé que la sortie du mini-album DECVY I (apparemment prononcé Decay) du Montréalais Das Mörtal arrivait étrangement à point à la veille de l’Halloween! On plonge donc dans le dark wave à cette occasion, avec des thèmes traitant de décomposition physique et mentale (ce qui semble approprié!).
Le ton est vite donné dès Drain Me, avec une belle intensité. Pour notre part, on apprécie grandement le côté rythmé de la première section, alors que le dernier tiers (misant sur davantage de répétitions) nous reste malheureusement un peu moins en tête. Mais cela reste une solide entrée en matière! S’ensuit Ghost, dotée d’un build-up finement construit. Encore une fois, on accroche un peu moins sur la dernière minute de la proposition, où on sent plus sur une piste de danse (pas exactement notre habitat naturel) qu’ailleurs!
On n’a pas vraiment parlé des lignes vocales jusqu’ici, puisqu’elles se fondent pas mal dans la musique qui prend le dessus. Cela change toutefois avec Parasite, où la voix de Das Mörtal est vraiment à l’avant-plan. Ça fonctionne très bien et on tape du pied du début a la fin, un très bon signe! On s’adoucit même le temps de No Control, où on apprécie le contraste entre une musique modérée et des paroles plus intenses, donnant une fois de plus un résultat assez intéressant. La formule fonctionne aussi relativement bien dans Restless, bien qu’elle contienne moins d’éléments vraiment accrocheurs pour la rendre aussi mémorable que les précédentes. Mais après des morceaux aussi solides que les deux derniers, c’est immanquable que certaines chansons ressortent moins par la suite!
L’intensité instrumentale fait son retour sur The Endless qui, fort heureusement, a une durée très normale de 3min21! La piste est un tantinet surchargée, mais elle fonctionne quand même lorsqu’on est dans le bon état d’esprit. On retrouve toutefois une fin qui change de ton pour des résultats mitigés à notre avis. It Keeps Me Up est une chanson plutôt hyperactive qui remplit assez bien son mandat, mais on n’avait pas l’impression qu’il s’agissait de la conclusion de cet opus! On ne saurait dire exactement cw qu’on aurait ajouté ou mis à la place, mais on peut dire qu’on sent que cette conclusion nous ouvre plus d’appétit qu’il ne nous rassasie.
De par sa durée de 22 min, DECVY I de Das Mörtal s’écoute rapidement, même s’il verse dans un registre quelque peu niché. Mais cela reste très accessible pour une sortie de la fin octobre, donc rien de très choquant à écouter non plus! Le principal défaut qu’on peut lui trouver est l’inégalité qu’on retrouve souvent au sein d’une même piste, qui peut rendre l’appréciation moins constante qu’on voudrait. Ceci étant dit, comme on n’est déjà pas le public-cible de cette musique, peut-être qu’un amateur appréciera davantage ces changements pour donner une autre dimension aux chansons de Das Mörtal. Quoi qu’il en soit, si vous cherchez un album de musique électronique qui s’écoute vite et avec une certaine intensité, DECVY I pourrait être une option intéressante à considérer.
Cette sortie est notamment accessible sur Bandcamp.
À écouter : Ghost, Parasite, No Control
7,5/10
Par Olivier Dénommée
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