On the Run – Amber Days

Sorti le 3 juillet 2026

Certaines coïncidences sont trop belles pour être ignorées : en cherchant des informations sur le nouveau matériel du groupe d’indie folk français The Amber Day (qui va par ailleurs sortir très bientôt), on es tombé sur On the Run qui semble être le premier album d’un groupe d’indie-pop-rock montréalais appelé Amber Days. Le groupe se faisait appeler par le passé Alpha & the Van avant de changer d’identité ces dernières années. On parle dont d’un «premier» album sous ce nom, alors qu’on peut en fait aussi compter dans sa discographie Propeller en 2020, sous sa précédente identité.

Une fois qu’on s’est retrouvé dans la ligne du temps du groupe, on peut pleinement se laisser porter les les grooves nostalgiques que nous a concoctés Amber Days! L’album démarre d’assez belle façon avec Present Tense, mettant de l’avant tous les bons ingrédients : une énergie assez légère et entraînante sans avoir à forcer les lignes mélodiques planantes, qui se complimentent assez bien.

Elle est suivie de la sautillante 1974, avec en prime quelques sonorités rétro très efficaces. Ce n’est évidemment rien qu’on n’a pas déjà entendu ces dernières années, mais quand c’est exécuté avec une telle efficacité, difficile de s’en plaindre! Il reste pourtant un petit défaut qui nous accroche : la dernière minute est de trop et aurait très aisément pu être coupée sans rien perde dans la substance! You’re the One prend des airs plus sensuels, tout en gardant sensiblement la vibe des chansons précédentes. Il manque un petit quelque chose pour être au niveau des chansons précédentes, mais elle reste bien sûr très agréable à écouter! Commentaire similaire pour Four Months et Blueberries, quoique le petit solo de guitare à la fin de Four Months est assez sympathique pour mériter qu’on le mentionne!

Après un petit Interlude instrumental et ambiant, on reprend avec All These Dreams, qui nous marque par l’efficacité de la batterie a l’arrière-plan. Celui-ci réussit à lui donner un air nonchalant tout en étant assez précis. Bon coup, qui met bien de l’avant le côté laid back de la chanson! Poursuivons avec Generation, misant sur un build-up plutôt intéressant, donnant lieu à quelques segments assez inspirés. La portion finale devient légèrement chaotique et surchargée, mais ce n’est heureusement pas matière à gâcher l’expérience de la chanson. Juste après, On My Own est une chanson vraiment solide et bien dosée, au point de chercher des bibites dans les petits détails, comme lorsque le chanteur finit ses lignes par un mot en «otion», qui sonne un peu comme «Osha». Cela nous fait donc sourire chaque fois qu’on entend «comme mon chat» lorsqu’on chante «commotion». Est-ce grave? Absolument pas, mais ça rend la chanson unique à sa façon!

Exit 95 est un autre interlude assez bref, menant cette fois à Neon Moon, doté d’un petit côté théâtral dans certaines fioritures vocales. La chanson aurait aussi bénéficié d’être légèrement raccourcie pour gagner en efficacité. La conclusion de l’album, I Wonder How It Feels, assume pleinement son côté funky. Il semble que ce soit une des plus anciennes chansons de Amber Days depuis son changement de nom (le single a vu le jour dès 2024, selon ce qu’on peut lire), signe que le groupe a peut-être considéré d’aller dans ce genre de direction avant de revenir à quelque chose de plus pop et d’un tantinet plus grand public. En tout cas, on aurait pas détesté d’avoir davantage de chansons dans cette veine! Mais, une fois de plus, son défaut principal est d’étirer la sauce plus que nécessaire, pendant environ 45 secondes. Drôle de choix artistique comme dernier mot d’un album, mais bon!

Malgré certains choix artistiques qui nous rejoignent un peu moins, découvrir Amber Days a été un grand plaisir, et on espère que ces musiciens continueront de peaufiner leur art parce que ça fait franchement du bien aux oreilles. Il reste à resserrer les chansons pour les garder efficaces, surtout lorsqu’on parle d’un album de 12 chansons en 41 minutes : il n’était absolument pas obligatoire de prolonger les pistes au-delà de leur efficacité réelle pour assurer à un maximum d’auditeurs une bonne écoute. Et même on n’a rien découvert de vraiment inédit, on a découvert une proposition toute montréalaise plutôt bien dosée, qui donne envie d’en écouter plus. On en reprendrait volontiers et on pense que celle musique aussi chaleureuse soit-elle pourrait encore trouver sa place dans vos oreilles même avec l’arrivée de la saison froide.

L’album est disponible sur Bandcamp.

À écouter : All These Dreams, Generation, On My Own

7,5/10

Par Olivier Dénommée


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