Eorzea by Moonlight – TPR

Sorti le 17 juillet 2026

Comme cela fait un petit moment que l’on ne s’est pas gâté avec de la musique de jeu, on a sauté sur l’occasion d’écouter le tout nouvel album de TPR (l’alias de Dan Collins), Eorzea by Moonlight, entièrement consacré à des musiques au piano de style berceuse tirées de la bande sonore de Final Fantasy XIV. Contrairement à à plupart des titres de la série Final Fantasy, on n’a pas d’attachement particulier à celui-ci, mais cela n’empêche pas de laisser place à de très belles pièces, arrangées tout en douceur par le musicien anglais.

Notons aussi que FFXIV contient la bande sonore la plus vaste de toute la série, ce qui s’explique par le fait qu’il s’agit d’un MMORPG en ligne qui a vu le jour en 2010 et qui est aujourd’hui doté de cinq expansions (avec d’autres à venir) et de nombreuses patchs au fil des années. Il ne manquait donc pas de matériel pour choisir les meilleures compositions pour les transformer en berceuses mélancoliques, d’autant plus que TPR semble avoir un talent naturel pour ces transformations centrées sur un piano léger, reprenant avec brio cette formule depuis de nombreuses années. En contrepartie, cela rend aussi sa proposition un peu prévisible, mais dans ce cas-ci, comme on connaît moins la plupart des pièces, il reste une part de surprise à notre écoute.

L’ouverture se fait de façon impeccable avec The Nautilus Knoweth, nous offrant un dosage très réussi de piano léger, mais aussi quelques autres instruments discrets qui viennent bonifier le tout. Bref, on est en terrain connu ici! C’est d’autant plus connu dans la suivante, The Mushroomery, qui reprend en fait une vieille mélodie datant de l’ère Nobuo Uematsu, mais qui s’est retrouvée dans ce jeu. C’est une façon sympathique de nous ramener un peu de matériel qui n’est pas purement tiré de FFXIV, même s’il ne manquait déjà pas de choix!

L’album complet dure 51 minutes, mais il serait redondant de commenter les éléments qui reviennent d’une piste à l’autre, alors mentionnons ici les éléments qui sortent le plus du lot au fil de notre écoute : Windswept Echoes nous surprend avec son côté plus rythmé, sans complètement dénaturer l’essence de l’album; Night in the Brume prend un certain temps à se démarquer, mais offre une montée un peu plus tendue au niveau des arrangements qui ne se prend pas mal du tout; A Sailor Never Sleeps contient différents segments, qui deviennent progressivement plus intéressants au fil de l’écoute; Liberty or Death prend des airs plutôt épiques, malgré la retenue imposée par le concept de l’album; enfin, la finale de l’album, Oblivion / Never Let It Go, remplit parfaitement son rôle de conclure le tout avec force et beauté.

Sur 16 pistes, cela fait une assez bonne moyenne de morceaux plus mémorables qu’on se plaît à écouter en musique de fond ou de façon plus attentive. Comme mentionné plus haut, on n’a pas ici droit à d’énormes surprises, ce qui est normal dans un album comme celui-ci, et on s’en tiendra à simplement apprécier la douceur du moment auquel nous convie TPR avec ses arrangements. Il reste intéressant de noter que même sans attachement particulier pour cette bande sonore, la musique est assez forte pour susciter diverses émotions et l’album Eorzea by Moonlight nous donne envie d’éventuellement nous pencher sérieusement sur la bande sonore en version originale dans le futur. Bref, une autre très belle sortie de la part de TPR, qui maîtrise décidément à la perfection sons créneau.

À écouter : The Nautilus Knoweth, Liberty or Death, Oblivion / Never Let It Go

8,0/10

Par Olivier Dénommée


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