Bridge to Butterfly – G Calz

Sorti le 8 mai 2026

Le nom de G Calz (dont le vrai nom serait Gary Calzaretta, si on se fie aux crédits!) nous était totalement inconnu jusqu’à ce qu’on tombe par hasard sur Bridge to Butterfly, ce qui semble être son deuxième EP en moins d’un an, laissant donc croire qu’on a encore affaire à une très jeune carrière pour l’auteur-compositeur-interprète américain qui semble adepte de musique indie et alternative, quelque part entre rock et folk.

Le EP ouvre de façon plus ou moins conventionnelle, sur The Bridge (Acoustic), soit une version «acoustique» (les guillemets sont nécessaires parce qu’il y a des petits passages qui ne le sont clairement pas!) d’une chanson qui a été présentée en extrait précédemment et qui se retrouve dans sa version normale plus loin dans l’opus. Maintenant que c’est dit, cela nous permet d’ouvrir de façon assez douce et avec une certaine dose de vulnérabilité de la part du musicien. La voix féminine qu’on y entend aide aussi beaucoup à l’appréciation de la chanson, qui est une assez bonne entrée en matière en soi.

Wings of a Butterfly est aussi un bon hybride entre l’acoustique du début et la direction plus rock qui suivra, commençant de façon assez douce pour changer de ton après environ 1min30. On ne saurait dire exactement à qui la voix de G Calz nous fait penser, mais il y a une sonorité qui nous transporte presque jusque dans les années 70 dans sa voix, ce qui peut être déstabilisant au début, mais qui n’est pas désagréable! Il faut quand même souligner que la chanson est légèrement plus longue que nécessaire, même si elle s’écoute somme toute assez bien du début à la fin! S’ensuit la ballade Save the Tears, une chanson touchante, simple et efficace comme on les aime!

Comme mentionné plus haut, The Bridge revient dans nos oreilles, en version non acoustique cette fois. Les arrangements sont plus riches et permettent davantage de mettre de l’avant le crescendo d’intensité. Honnêtement, les deux versions se défendent aussi bien, et ça en vient probablement à une question de préférence ou de mood au moment de l’écoute, mais pour les besoins de cette critique, nous allons très légèrement pencher en faveur de la version régulière de The Bridge! Cela nous mène déjà à la finale du EP, Forever Starts Right Now, qui commence encore comme un morceau acoustique, avant de gagner en intensité. La formule est assez bonne et fonctionne bien, mais comme ce n’est pas la première fois que G Calz l’utilise ici, l’effet en est quelque peu diminué. Ce sont les risques de tenter des choses similaires dans une sortie aussi brève qu’un EP de 20 minutes, mais ce n’est heureusement pas la fin du monde non plus!

Pour un premier contact avec G Calz, Bridge to Butterfly est dans l’ensemble une bonne carte de visite, nous donnant une meilleure idée du style, de sa voix, de son approche. Comme il n’a pas encore de vrai album à nous mettre sous la dent, il reste évidemment la question de savoir s’il saura livrer la marchandise dans le cadre d’une sortie plus longue (et sans le bénéfice de mettre une version alternative de sa meilleure chanson) sans trop se répéter ni inclure des chansons complètement inintéressantes, mais, en attendant, on apprécie cette proposition relativement sobre, mais efficace.

Note : Ça fait longtemps que ce n’est pas arrivé, mais on a dû recréer nous-même la pochette du EP parce qu’on n’arrivait pas à en trouver une de résolution utilisable. En 2026, c’est ridicule, même pour un artiste émergent, de ne pas rendre disponible ce genre d’image plus aisément…

À écouter : Save the Tears, The Bridge

7,8/10

Par Olivier Dénommée


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