On perd un peu le fil dans l’ordre des sorties de Georges Ouel, lui qui a fait paraître Les monomanies du bonheur, face A en 2019 avant de lancer en 2023 Le ciment des âges. 2026 serait donc le moment tant attendu pour sa «face B», plus précisément Quand nos mères lanceront des roches, face B, un EP de 5 pistes contenant de nouvelles chansons dépouillées dans le style à la Brassens qu’on lui connaît bien.
En février 2025 paraissait Basia’s Palace, le plus récent long jeu de la Montréalaise Basia Bulat, qui nous avait laissé d’agréables souvenirs. L’album a aussi continué de suivre l’artiste, qui a décidé, un an et demi plus tard, de revisiter cinq des chansons qui en sont tirées pour en faire des versions dépouillées et acoustiques, appelées Bouquet Version. Car, vous l’aurez compris, le EP s’appelle Bouquet, en plus de mettre sur la pochette un dessin de Bulat avec une robe fleurie.
Si on connaît depuis un certain temps déjà la chanteuse et musicienne Violette Lapierre, notamment comme la moitié féminine du jeune duo Violette & Jordan (avec nul autre que Jordan Officer!), on a voulu entendre ce qu’elle avait enregistré avec un autre de ses projets, justement appelé LaViolette. Le groupe sherbrookois a lancé en 2024 ce qui est encore à ce jour son plus récent EP, intitulé L’écho de la chambre, une brève offrande de 4 pistes en 13 minutes.
Le EP A Little Lucky de Milk & Bone avec Chromeo avait été un de nos grands coups de cœur de 2025, nous happant avec des chansons électro-pop contagieuses et rythmées comme on les aime. On ne se plaint donc pas trop de savoir que ces chansons reviennent dans le cadre d’un EP de remixes, l’adéquatement titré A Little Lucky (Remixes). Reste toutefois l’adage nous rappelant qu’il ne faut pas réparer ce qui n’est pas brisé, alors que les nouvelles versions se compareront immanquablement à des originales de très haut calibre.
Après avoir écouté ces dernières semaines le EP Bridge to Butterfly de G Calz, on a déjà eu envie de poursuivre notre petite série de critiques sur son encore jeune discographie. Cela nous ramène à Wake Up!, qui serait son premier EP, paru au Noël dernier (drôle de choix de date, surtout pour avoir moindrement de la visibilité!).
Après avoir fait la découverte récente de la productrice britannique Jessie Marcella dans le cadre de notre écoute du premier album de Sages, on a réalisé qu’elle avait elle-même du matériel assez récent, dont le EP 11:11, comprenant six pistes, mais en réalité trois compositions différentes, pensées tantôt pour le jour, tantôt pour la nuit!
Faisons aujourd’hui la découverte de l’artiste albertaine Miarlequin (quel nom!) et de ce qui semble être son tout premier EP, The Fool, paru en début d’année. Le personnage de Miarlequin (derrière qui se cacherait, selon nos informations, Maria Bustos) se présente comme une voyageuse interdimensionnelle et nous invite à découvrir sa pop un peu théâtrale empreinte de magie.
Il y a un peu plus d’un an paraissait Nobody Lives Here, troisième album du projet SYML de l’Américain Brian Fennell, et on avait été grandement charmé par sa proposition à l’époque. Mais voilà qu’il récidive avec une nouvelle sortie, un EP cette fois, qui délaisse la voix pour se concentrer uniquement sur une musique instrumentale et introspective centrée sur son piano. Le titre est aussi assez évocateur et propice à la réflexion : The Morning After a Death.
Le nom de G Calz (dont le vrai nom serait Gary Calzaretta, si on se fie aux crédits!) nous était totalement inconnu jusqu’à ce qu’on tombe par hasard sur Bridge to Butterfly, ce qui semble être son deuxième EP en moins d’un an, laissant donc croire qu’on a encore affaire à une très jeune carrière pour l’auteur-compositeur-interprète américain qui semble adepte de musique indie et alternative, quelque part entre rock et folk.
Quand on a écouté l’album Romance Is Dead de Vinter ces derniers mois, c’était évidemment sans savoir qu’elle s’apprêtait à lancer un EP de 4 pistes, Is Romance Still Dead?, poursuivant la même lancée que le matériel de son 2e album! Mais comme on avait apprécié notre expérience, c’était avec plaisir qu’on est revenu aussi vite à sa musique.
On est tombé en amour en retard avec le premier album du supergroupe Boygenius (Phoebe Bridgers, Julien Baker et Lucy Dacus), The Record, mais il nous restait encore le tout premier EP de sa discographie qui n’avait pas encore été abordé ici. On se permet donc un petit retour à 2018, avec la sortie du EP homonyme qui a été, pour plusieurs, le premier contact avec le trio.
Même si le groupe existe depuis 1999, on n’avait encore jamais vraiment pris le temps d’écouter la musique de Seether jusqu’à présent. La sortie récente du EP Beneath the Surface nous sert donc de prétexte pour commencer quelque part, d’autant plus qu’on y retrouve 2 nouvelles chansons et 2 versions live de chansons issues de l’album de 2024, The Surface Seems So Far, offrant potentiellement un bon équilibre entre le «vieux» et le neuf!
Mine de rien, la dernière sortie du groupe rock Sons of Butcher remonte à 2020, en pleine pandémie (le titre Lockdown in Steeltown ne ment d’ailleurs pas!), même si le frontmanRicky Butcher a aussi lancé un album solo en 2023. Il n’était tout de même pas trop tôt pour le retour de SOB en studio! Il nous propose cette fois sortie qui est partiellement une lettre d’amour à la viande dans son EP de 4 chansons Skids.
2026 est l’année du 20e anniversaire de l’album The Greatest de la chanteuse américaine Cat Power (Chan Marshall), et elle a lancé à cette occasion le EP Redux de 3 chansons en hommage à cet album. En plus de reprendre le visuel de l’album, les chansons retenues ont toutes un lien avec The Greatest, mais l’écoute préalable de l’album n’est probablement pas obligatoire pour au moins s’intéresser à cette nouvelle sortie.
Dès qu’on a une chance, on aime écouter la nouvelle musique de Donovan Woods. Son plus récent album, Things Were Never Good If They’re Not Good Now, remonte à l’été 2024, mais voilà qu’il nous revient avec Squander Your Gifts, un EP de 5 chansons durant 17 minutes où on retrouve comme toujours son folk signature.
On sort momentanément de nos pantoufles en prenant le temps d’écoute le projet aux fortes tendances country Spaghatt d’Émile Touzin-Deschênes et Patrick Bourdon, qui existe depuis 2021, mais qui a tout récemment lancé son premier EP de 4 chansons, Perte totale. Même si la musique est entièrement chantée en français, on se laisse influencer par les légendes américaines comme Willie Nelson, Emmylou Harris, Gram Parsons et Grateful Dead, pour un résultat plutôt sympathique et léger.
Un peu plus d’un an après la sortie de son album Incidental Contact, William Fitzsimmons revient avec Incidental Contact (After Hours), un EP reprenant en version plus acoustique certaines des ses compositions récentes. Comme on a bien apprécié son album, on n’a pas trop hésité avec d’écouter ces versions alternatives!
Synertia est un tout nouveau projet combinant les forces de Jen Wood (musicienne indie-folk que l’on a eu plaisir de suivre à l’époque où elle était plus active en solo) et de Derek Ryan (DJ et producteur de musique électronique), qui vient de lancé un premier EP homonyme de 4 pistes. Comme la dernière sortie qu’on a écoutée de Jen Wood remontait à 2014, on n’a pas trop attendu avant de plonger dans cette nouvelle proposition.
On a fait la découverte du projet Nectar Palace de Shaun Pouliot, versant dans la «noise pop», quelque part entre une pop électronique dansante contagieuse et un rock plus saturé, le tout en français. Automate est son premier EP, que l’on a longuement écouté afin d’avoir la chance de l’apprivoiser même s’il semble évident que cette sortie n’est pas faite pour être très grand public.
Ces dernières années, on aime suivre la musique du projet Noé Talbot de Benjamin Piette, quelque part entre du punk-rock et du folk en français, mais on n’avait pas réalisé jusqu’où remontent les premières sorties! Il faut aller à 2014 pour trouver son premier EP, Beurre noir, et on a été surpris de constater que dès le début sa formule que l’on connaît aujourd’hui n’était pas très loin.
Cette fois, on s’intéresse à quelque chose d’un peu différent : le projet StoryMusic, qui propose un mélange entre des contes pour enfants et des œuvres classiques, a récemment fait paraître Little Red Riding Hood with Beethoven, un enregistrement du Petit Chaperon rouge narré par Julie Freedman Smith et appuyé par une œuvre pour cordes de Beethoven. C’est une écoute brève mais efficace que l’on nous propose ici!
Héron est le nom du projet musical d’Henri Kinkead, qui s’intéresse autant à ses racines québécoises à travers un «néo-folk» qu’à un message queer actuel. De façon très concrète, cela donne une musique qui touche tantôt au trad, tantôt à l’indie-folk actuel nous rappelant un peu Philippe Brach, qui se synthétise dans le très bref EP Bras solaires, paru vers la fin de 2025.
Les collaborations commencent à s’accumuler pour le pianiste Pur Pasteur (Nathan Giroux). Après Xavier-Charles Fecteau pour Le voyage d’Héliodore en 2024, il s’allie à Nicolas Bernier pour le EP Piano système. Sur cet opus en duo, l’un y joue le piano, l’autre le synthétiseur, mariant leur univers respectif.
C’est la 2e fois que ça nous arrive : alors qu’on commence à écouter l’imposante bande sonore du jeu Clair Obscur: Expedition 33, qui a par ailleurs à peu près tout raflé aux derniers Game Awards (dont jeu de l’année), une sortie apparaît en même temps qui prend naturellement un peu moins de temps à écouter. L’autre fois, c’était Clair Obscur : Expedition 33 – En blanc et noir, un album de reprises au piano, cette fois, c’est littéralement le compositeur du jeu, Lorien Testard, qui nous propose un EP de nouvelle musique associée à Verso’s Drafts, une nouvelle expansion du jeu justement annoncée à l’occasion de la cérémonie. Et comme on parle d’un EP de 6 nouvelles chansons totalement un peu moins de 20 minutes, c’est évidemment plus rapide à aborder qu’une bande sonore de 7 heures! Pardonnez donc ce nouveau détour le temps de Clair Obscur: Expedition 33 – Verso’s Drafts (Original Soundtrack).
À la suite du lancement du EP Baby Dreamer, en tout début d’année, on s’était permis d’espérer que Milk & Bone avait d’autres surprises pour nous en 2025. C’était sans avoir que le duo travaillait depuis longtemps déjà avec Chromeo pour faire paraître un autre EP, A Little Lucky. Si on a été habitués à une musique électro-pop plutôt sombre depuis les débuts de Milk & Bone, on se lance ici dans ce qu’on considère comme son offrande la plus lumineuse à date.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.