
Sorti le 30 octobre 2026
On aura eu à attendre trois années pour avoir une suite au premier album complet du groupe français The Amber Day, mais ce jour est finalement arrivé. Acronym, un album très court de 24 minutes, poursuit la lignée indie-folk du groupe dirigé par la chanteuse américaine Rachel Baum.
L’album ouvre assez discrètement sur la chanson-titre Acronym, bâtissant un petit folk sur lequel les arrangements s’enrichissent en prenant son temps. Ça s’écoute bien, mais le mordant prend peut-être un peu trop son temps ici, nous faisant sentir que la fin est bonne, sans être assez forte pour justifier toute cette attente! On se rattrape toutefois assez rapidement avec American Dream, tout de suite plus solide mélodiquement avec une montée qui ne perd pas de temps, sans trahir la direction musicale du groupe qui semble un tantinet moins rock que par le passé.
On retrouve quand même un peu de ces traces rock le temps de Gold, avec une mélodie qui a un petit quelque chose d’assez familier. On n’a pas mis le doigt sur quoi exactement, mais le registre folk contient tellement de lignes qui se ressemblent qu’il serait difficile de faire le tour! Mention aussi à la dernière minute, nous livrant une belle montée très réussie. Quant à No Grave, on se situe quelque part entre le folk et le country, pour un effet somme toute réussi, même si on s’éloigne un peu du côté indie qui fait selon nous le succès de The Amber Day. Même Smoking Gun semble partir d’à peu près le même endroit, mais avez un crescendo constant qui lui permet d’ajouter des couches pour s’approcher d’un incontournable, reprenant en quelque sorte la formule de la chanson-titre, mais en plus efficace.
En revanche, Talk ne perd pas une seconde avec un folk-rock assumé et entraînant. La composition n’a rien de complexe, mais le rendu simple et efficace est tout ce dont on avait besoin! Comme l’album est très bref, cela nous mène déjà à la finale, The Sound. Celle-ci commence très doucement, nous laissant croire à une petite chanson tranquille en conclusion d’album, comme ce qu’on entend très souvent, mais on nous surprend avec une montée menant au passage le plus intense de tout l’album. On ne déteste pas l’idée, mais la chanson dans son ensemble n’est pas assez forte pour la rendre parmi les plus mémorables de tout l’opus. Cela reste une bonne façon de finir avec force et de nous donner le goût d’en entendre plus, et ce, plus tôt que tard si possible!
En résumé, on sent que le groupe est à son meilleur dans ses chansons simples mais punchées, qui ne mise pas trop sur notre patience pour pleinement apprécier un build-up, aussi efficace soit-il. On a quand même, dans l’ensemble, apprécié notre écoute d’Acronym de The Amber Days, mais sa courteur nous laisse malheureusement sur notre appétit, alors qu’on aurait aisément pris beaucoup plus de chansons, surtout si elles sont du même calibre que ce qu’on a entendu au fil de l’album! Trois ans pour arriver à cet album est trop peu pour nous rassasier, alors on se permet d’espérer que le groupe a quelques nouvelles chansons en réserve pour bientôt. Ça nous fera plaisir de continuer à suivre son évolution dans les prochaines années.
À écouter : American Dream, Gold, Talk
7,8/10
Par Olivier Dénommée
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