On ne peut pas dire qu’on est extrêmement familier avec le mouvement «riot grrrl», ce sous-genre de punk-rock qui a fait son apparition au début des années 90 dans le nord-ouest des États-Unis, mais on connaît, comme beaucoup sans doute, la fameuse chanson Rebel Girl de Bikini Kill, qui lui est pour toujours associée. Retournons donc en 1993, avec l’album Pussy Whipped.
Si on a écrit sur le matériel plus «récent» du groupe de covers Moonlight Desires (bon, le dernier EP est paru en 2020 et le plus récent album studio remonte jusqu’en 2017!), on a omis de commencer par le début! C’est aujourd’hui qu’on se rattrape en faisant un saut de 10 ans, soit en 2014, moment où le groupe ontarien Moonlight Desires a fait paraître son premier album, sympathiquement intitulé Frankie Goes to Hamilton (référence à Frankie Goes to Hollywood).
Le duo indie-folk irlandais Driven Snow est né grâce à la pandémie. On peut lire que le couple Kieran McGuinness (on vous défie de trouver un nom plus irlandais que ça) et Emily Aylmer faisaient déjà partie d’autres projets musicaux, respectivement Delorentos et Republic of Loose, mais que les mesures sanitaires les ont amenés à composer de la musique ensemble quand leurs enfants dormaient. A Kind of Dreaming est le premier album de ce nouveau duo, donnant un bon aperçu de ce dont il est capable.
Comme on aime se laisser surprendre par les suggestions Spotify, on est tombé sur la musique d’une certaine Aria Sai. On n’a pas pu trouver grand-chose à son sujet à part les principales villes où elle a vécu, et que son Instagram (qui n’existait pas il y a quelques mois) n’est essentiellement composé que d’images créées par intelligence artificielle, mais elle a un album homonyme datant du 26 mai 2024, avec pas mal tous les ingrédients pour faire un bon album pop. On y a donc prêté une oreille, plongeant presque complètement à l’aveugle dans cette musique.
Depuis le temps qu’on suit de près la carrière de Jordan Officer, soit plus de 10 ans déjà, on n’a jamais pris le temps d’écouter avec attention son tout premier album solo, homonyme. À l’époque, il ne s’était pas encore risqué à chanter et n’avait pas encore pleinement assumé son désir d’aller vers le blues, ce qu’il a fait avec brio quelques années plus tard avec I’m Free, qui garde une place toute particulière dans notre cœur. C’est donc un plongeon jusqu’en 2010 qu’on fait ici.
Faisons une petite incursion de l’autre côté de l’Atlantique avec le premier album du Breton Louis Durdek, intitulé Unnamed Road et versant dans un registre indie folk simple mais efficace. Certains le comparent à des noms comme Leonard Cohen, Nick Cave, Ray LaMontagne, Ben Howard ou encore Piers Faccini et on sent effectivement que le musicien autodidacte s’est laissé imprégner par diverses influences en écrivant ces chansons.
Si le nom de Louis-Étienne Santais n’est pas encore hyper connu, il fait pourtant partie de projets qui le sont davantage, en tant que membre de Ghostly Kisses et du duo Fjord. En solo, le pianiste de Québec y va d’une musique instrumentale centrée sur son instrument de prédilection, donnant des résultats qui ne sont pas sans rappeler les Nils Frahm, Ólafur Arnalds, Jean-Michel Blais et Alexandra Stréliski de ce monde. Son premier album solo, Reflection I, a vu le jour en pleine pandémie, en 2020.
L’autrice-compositrice-interprète Danyka Boileau-Bonaduce a eu plusieurs vies, elle qui a déjà fait de la musique sous le nom de Rose Bouche. Aujourd’hui, c’est avec son projet Makenzie qu’elle souhaite se faire connaître, pour lequel elle lance un premier album, Mousses mémoires.
Le projet Unessential Oils, du musicien Warren Spicer (de Plants and Animals), a vu le jour récemment et a lancé son premier album homonyme. Selon les informations transmises, l’album est inspiré du jazz, du folk et du mouvement tropicália brésilien (dont on ignorait l’existence avant de faire la recherche sur ce que c’était) et fait appel à plusieurs musiciens vétérans de la scène montréalaise pour arriver à concrétiser ce projet assez audacieux.
La première chose qu’on a remarqué chez le jeune Émile Bourgault, c’est sa chevelure. Ensuite, son nom de famille plutôt connu au Québec. Avec son premier album Tant mieux, on le remarque maintenant pour la force de ses compositions et sa douce mélancolie qui ne tombe pas dans la déprime.
En 2022 paraissait le premier album de la chanteuse américaine Jensen McRae, Are You Happy Now?, révélant une musique qu’elle décrit comme de la pop-folk alternative, mais avec une voix forte qui flirte à l’occasion avec la soul, et avec des paroles souvent très engagées.
On a par le passé parlé de la chanteuse Ariane Brunet, qui a lancé 3 albums sous son nom. Mais, depuis 2023, on parle dorénavant de L’Isle, sa nouvelle identité artistique. Soif est ainsi son «premier» album sous ce nom, avec une direction pop très assumée. Dès notre première écoute, on a tracé certains parallèles avec la musique de la Belge Angèle, mais au lieu de chanter son amour pour Bruxelles, elle le fait pour Montréal, avec un album aux sonorités estivales à souhait.
Le projet musical LiY (pour Live into Yours) est composé de trois personnes de théâtre tous basés à différents endroits : Christian Lapointe (région de Québec), Simon Stephens (Londres) et Laurence Dauphinais (Montréal). Malgré la distance, ils ont créé ensemble leur premier album, Songs for Telescope, qui n’offre pas tout à fait de la musique facile d’approche.
Anglophone originaire de Gaspésie, Shaina Hayes commence tout doucement à se faire davantage connaître avec son folk fort de sa simplicité. Son premier album, To Coax a Waltz, est paru en 2022, mais a été le fruit d’un long processus puisqu’il a été enregistré entre 2019 et 2021. Et elle a eu l’aide de Francis Ledoux et David Marchand (tous deux de zouz) pour cet album.
Bourbon est le pseudonyme de l’auteur-compositeur-interprète David Bourbonnais, musicien de folk qui aime flirter avec différentes influences. Il a tout récemment lancé un premier album, simplement intitulé Morceaux, qui nous plonge dans son univers très éclaté.
Ça commence à faire un moment que l’on suit la carrière de la talentueuse San James (alias Marilyse Senécal), qui a d’abord commencé en anglais avant de passer au français avec son EP homonyme. Or, ce n’est que maintenant qu’elle se mouille avec un premier album complet, ironiquement intitulé Épilogue, que l’on attendait de pied ferme. On l’a longuement écouté.
Le premier album du projet Abandoned Pools de Tommy Walter, Humanistic, remonte à 2001, avec à l’intérieur plusieurs de ses chansons les plus mémorables, dont certaines propulsées par leurs apparition dans des films et des séries (incluant la série animée Clone High). Ironiquement, c’est aussi son album le plus difficile à trouver, possiblement parce que le label sur lequel il est paru s’est dissous quelques années plus tard. On s’y est quand même penché pour revivre un peu de nostalgie.
Cela commence à faire un petit moment que l’on voit passer le nom de Phoebe Bridgers, et sa réputation de chanteuse qui fait dans la musique indie-folk dépressive, mais on n’avait encore jamais pris le temps de se vraiment nous intéresser à sa musique. On remonte donc en 2017 pour découvrir son premier album, Stranger in the Alps.
Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts après la sortie du EP Main Girl et celle du premier vrai album de Charlotte Cardin, Phoenix. On parle quand même de 4 ans de délai entre les deux sorties, notamment accentué par une certaine pandémie qui l’a amenée à reporter de plusieurs mois cette sortie. On prend nous-même un petit délai pour se pencher sur ce premier album, qui l’a instantanément propulsée au sommet avec de nombreux prix, autant des Félix que des Juno Awards.
C’est quelque chose de rare ici de se pencher à de la pure musique country, mais on s’est intéressé à la musique de l’auteur-compositeur-interprète Tommy Charles, un Québécois qui s’est notamment fait découvrir via La Voix il y a quelques années et qui s’est depuis installé en Alberta pour poursuivre sa carrière. Son premier album, Southern Accent, est paru à l’automne 2023.
Cela fait quelques années qu’on la suit, mais la pianiste classique Élisabeth Pion n’a lancé son premier album que plus tôt en 2023. Curieuse et toujours prête à sortir des sentiers battus dans son répertoire, elle a opté pour certaines pièces qui n’ont pas encore été largement enregistrées dans son album Femmes de légende, qui tient son nom d’une série de pièces de Mel Bonis.
Jusqu’à tout récemment, on ne connaissait pas Anna Valsk qui, sous ses airs de nom étranger, est simplement le nom de scène de la musicienne québécoise Ariane Vaillancourt (qui a notamment joué pour Cœur de Pirate). Sous l’identité Anna Valsk, l’artiste ne se donne aucune limite, elle qui voit ce personnage comme «son double intrépide et inventif, la guerrière, la navigatrice». Après avoir lancé quelques EP en 2022, elle synthétise le tout dans l’album Morphologies, le premier sous ce nom.
Au fil des années, on a écrit sur beaucoup d’excellents pianistes, certains plus connus que d’autres, et on se demande constamment si on va un jour réussir à faire le tour de toute la liste. La réponse logique est non, et on le pense de plus en plus depuis qu’on a découvert (avec certainement beaucoup de retard vu sa discographie) le compositeur et pianiste norvégien Ola Gjeilo dont ce qui semble être le premier album est paru en 2007. Stone Rose n’est toutefois pas qu’un album de piano, puisqu’on peut aussi y entendre d’autres instruments : violon, violoncelle et bugle (qu’on appelle plus communément flugelhorn) sur quelques pistes. Quant au style, on pourrait dire qu’il est au carrefour du classique, du jazz et de la musique populaire.
La blague était trop bonne pour être ignorée : André 3000, rappeur respecté (notamment de l’époque de son duo OutKast) mais qui n’avait encore jamais lancé d’album complet en solo, a enfin annoncé un premier album cet automne… qui s’est finalement avéré un album instrumental à la flûte! Il donne tout son sens à l’expression «champ gauche». Naturellement, cette sortie a quelque peu divisé et nous avons décidé d’en avoir le cœur net : New Blue Sun, c’est-tu bon?
Apparu ces derniers mois dans le paysage, le quatuor montréalais Tango Golf Tango tient en fait ses origines du défunt projet The Golden Tribe et reprend au passage ses initiales. Le nouveau groupe versant dans la «pop psychédélique» met de l’avant le talent et l’éclectisme d’Alexandre Craigh (qu’on a pu entendre dans le groupe Cherry Chérie), Marilyse Senécal (San James), Francis Thibault et Philippe Coutu. Le titre de son premier album, Dark Tropical Express, est particulièrement bien choisi alors que c’est ainsi que les sonorités de l’opus se résumeraient le mieux : à la fois sombres et chaudes.
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