Le dimanche 23 août prochain, dès 11 h, les Jardins & Des Lys de Verchères accueillent le guitariste Martin Verreault à l’occasion d’un « pique-nique concert » où il sera à la fois possible d’apprécier une musique latine et jazz et la beauté des lieux.
Quand on a écouté l’album Estuaire de Constantinople avec le Sénégalais Ablaye Cissoko ces dernières semaines, ce n’était pas entièrement par hasard : on savait que Cissoko allait jouer avec Kiya Tabassian de Constantinople dans le cadre du festival Nuits d’Afrique, et qu’on s’apprêtait à assister à la représentation au Gesù le 9 juillet. Et quelle représentation ce fut! Le public y a vécu un moment d’une rare complicité, et nous étions (littéralement) aux premières loges.
Tel que prévu la veille à la fin de notre compte rendu de l’événement, revenons en quelques images sur la 22e édition du festival Chants de Vielles, tenu à Saint-Antoine-sur-Richelieu du 3 au 4 juillet derniers.
Liette Remon, chevreuille de la 22e édition de Chants de Vielles / Photo : Olivier Dénommée
Par Olivier Dénommée
La 22e édition du festival Chants de Vielles de Saint-Antoine-sur-Richelieu s’est terminée dimanche après trois jours bien condensés de musiques traditionnelles. On a voulu faire un petit compte rendu de notre expérience entourant notre passage pendant une fin de semaine où la belle température et les sourires étaient omniprésents.
On parle beaucoup trop peu souvent de musique du monde dans ces pages, mais ce n’est pourtant pas par manque d’occasions de le faire alors qu’il paraît régulièrement de belles sorties d’un peu partout autour de la planète qui ne demandent qu’à être découvertes. Aujourd’hui, on s’intéresse toutefois à la dernière parution du musicien sénégalais Ablaye Cissoko, qui collabore avec l’ensemble québécois Constantinople le temps de l’album Estuaire, paru en début d’année.
Il est possible que vous n’avez jamais entendu parler de Rose Chili, mais il s’agit du nouveau projet musical de l’autrice-compositrice-interprète Andréanne Martin, notamment connue pour avoir participé à la première édition de La Voix. Sous sa nouvelle identité, la chanteuse offre une pop teintée de soul et de funk avec beaucoup de chaleur, abordant des thèmes généralement assez positifs. Et malgré le titre anglais de son album, Crazy Hungry Funky Lady, on a bien affaire à une sortie francophone!
Le phénomène KPop Demon Hunters a pris d’assaut la planète l’année dernière et la chanson Golden a probablement autant circulé que Let It Go de Frozen a pu le faire en 2013, pour le meilleur ou pour le pire! La consécration est venue avec la pluie de prix reçus, que ce soit aux Grammys ou aux Oscars pour ne nommer que ceux-là. À ce stade, on ne pouvait plus éviter d’écouter le reste de la bande sonore, qui n’est par ailleurs pas excessivement longue.
La K-pop, ou pop coréenne, devient ces dernières années de plus en plus difficile à ignorer. Si tout semble avoir commencé avec le phénomène Psy en 2012, les groupes de K-pop se font davantage entendre jusqu’ici depuis la fin des années 2010. Le projet Twice, composé de 9 chanteuses, existe lui-même depuis 2015 et a célébré ces derniers mois son 10e anniversaire d’existence avec son album TEN: The Story Goes On.
On a peut-être vu passer le nom de Bad Bunny (nom de scène du Portoricain Benito Martínez) une fois, comme collaboration dans une chanson hip-hop qui ne nous avait pas du tout accroché, avant qu’il soit soudainement sur toutes les lèvres à l’annonce qu’il ferait le spectacle de la mi-temps au prochain Super Bowl en 2026. Au-delà de la «controverse», on a découvert qu’il a fait paraître son 6e album solo en tout début d’année et que plusieurs publications importantes ont mi DeBÍ TiRAR MáS FOToS (ou J’aurais dû prendre plus de photos en français) au sommet des meilleures sorties de 2025. Pour notre toute dernière critique de l’année, voyons voir si on peut trouver ce qui a charmé ces critiques.
Même si on suit la scène jazz montréalaise depuis de nombreuses années, le nom de Jowee Omicil, aussi connu sous le nom Jowee BasH! Omicil, n’était jamais vraiment passé sur notre radar. Il faut dire qu’il ne semble entrer dans aucune case prédéfinie, touchant à une multitudes d’instruments et de sous-genres. C’est tout aussi vrai dans son 11e album, intitulé sMiLes, que l’on a a exploré avec beaucoup de curiosité.
Critique de salon s’était intéressé au tout premier album homonyme du groupe japonais Babymetal en 2014, et avait grandement séduit notre collaborateur. Même si les filles ont pas mal toujours l’air d’adolescentes, cela fait tout de même plus de 10 ans, alors on est en droit de se demander où en est le groupe avec son 5e album, Metal Forth (note : ça nous semble être une occasion ratée de ne pas avoir nommé ainsi le 4e album à la place!).
La foule pendant le spectacle du Vent du Nord / Photo : Olivier Dénommée
La 21e édition de Chants de Vielles derrière nous, on a pris le temps de trier les clichés pris les 27 et 29 juin derniers, pour ceux qui préfèrent les images concrètes que le bilan du festival publié la veille.
C’est devenu une triste habitude ces dernières années, mais la pluie a une fois de plus été de la partie pendant la 21e édition du festival Chants de Vielles à Saint-Antoine-sur-Richelieu, tenue du 27 au 29 juin. Malgré une météo moins qu’optimale, le moral du public et des musiciens semble être demeuré intact et on y a passé, comme toujours, des moments mémorables.
On sort un peu de notre zone de confort en s’aventurant dans le bayou louisianais, le temps de l’écoute de l’album La prière de Jourdan Thibodeaux et de son groupe Les Rôdailleurs. On a affaire ici à une musique cajun qui rentre au poste, avec en prime un accent inimitable.
Cela fait très longtemps que Marco Calliari est dans notre paysage musical, lui qu’on a connu à ses débuts avec le groupe métal Anonymus avant de se concentrer sur la musique de ses racines italiennes, pour lequel le grand public le connaît depuis près d’une vingtaine d’années déjà. Il va toutefois complètement ailleurs avec Peur pourpre, son 7e album solo, et surtout son premier (essentiellement) en français!
Le Phoenix Orchestra, basé au Canada, est un ensemble classique dédié à la fois à la promotion de la musique occidentale et chinoise. Symbole de son mélange culturel, l’orchestre a été fondé par la violoniste Angel Wang, elle-même Canadienne originaire de Chine, et le dernier album, Phoenix Rising, met de l’avant le chef d’orchestre et arrangeur Claudio Vena, d’origine italienne mais aussi installé au Canada, en plus de contenir un enregistrement de la composition Phoenix Rising de la compositrice Alice Ping Yee Ho – vous l’aurez deviné, elle vient de Hong Kong, mais est également installée ici! On a donc droit à un métissage très assumé entre l’héritage asiatique (et d’ailleurs) et le talent qu’on retrouve ici-même, au Canada.
Cela fait déjà plus de 10 ans qu’on a commencé à suivre la trompettiste montréalaise Rachel Therrien, elle qui semble de plus en plus assumer son amour pour la musique latine, ce qui se traduit par son ensemble Rachel Therrien Latin Jazz Project. Elle vient d’ailleurs de lancer Mi Hogar II, «ma maison», qui ne se limite toutefois pas à un toit et 4 murs, mais aussi une communauté et la musique qu’elle crée au côté de sa «grande famille musicale» qui la suit depuis plusieurs années déjà. Et, il faut le dire, un album de musique latine en plein mois de mars, ça fait son effet!
À l’occasion, on essaie d’écouter des propositions surprenantes qui vont nous sortir de notre zone de confort. C’est dans cet esprit qu’on s’est intéressé à un album collaboratif entre le multi-instrumentiste québécois Simon Walls, versant généralement dans un registre folk, et les Sacred Wolf Singers, ensemble de chants autochtones dirigé par Tee Cloud, lui-même Mi’kmaq issu de la communauté de Metepenagiag au Nouveau-Brunswick. Cette collaboration a donné naissance à L’nu’k Mawiejik (ce qui pourrait se traduire par «Les gens se regroupent ensemble»), une proposition hybride assez audacieuse entre la tradition et le contemporain.
Cela faisait un sacré moment que l’on n’avait pas écouté la musique du Torontois AHI (Ahkinoah Habah Izarh de son nom complet) – plus précisément depuis 2018, à l’occasion de la sortie de son album In Our Time qui nous avait fait découvrir la musique et surtout la voix du chanteur. On a voulu entendre comment sa musique avait évolué avec sa nouvelle sortie, The Light Behind the Sun.
Loin d’en faire une expertise, on aime à l’occasion s’aventurer dans le registre de la musique ancienne, et découvrir comment sonnait la musique il y a plus de 3 siècles. On l’avait fait avec le 2e album du groupe français The Curious Bards, qui s’est spécialisé dans les musiques anciennes et traditionnelles gaéliques. Le groupe revient plus de 7 ans plus tard avec une 3e offrande, cette fois axée sur la musique scandinave. Le titre veut d’ailleurs tout dire : Sublimation: Songs and dances from 18th-century Scandinavia, que l’on va abréger en Sublimation pour l’essentiel de cette critique.
Le nom de Mathieu Bourret s’est ajouté ces dernières années à la liste des pianistes québécois qui créent une musique imagée et accessible pour un large public. Vu l’abondance de musiciens de ce type, on n’avait pas encore pris le temps d’écouter ce qu’il avait à offrir, mais voilà qu’il vient de lancer Illumination II, un bref album de Noël faisant par ailleurs suite à celui du même titre datant de 2022. C’est donc le moment parfait pour s’initier au Mathieu Bourret en mode temps des fêtes!
Le personnage de Harry Manx en est un particulièrement fascinant, lui qui est considéré à la fois comme un bluesman aguerri et un grand ambassadeur de la musique indienne, maîtrisant la Mohan veena, une guitare à 20 cordes au son mémorable. La compilation Way Out East se concentre par ailleurs sur la facette plus orientale de la musique de Manx.
Notre premier contact avec le musicien montréalais Vox Sambou remonte à 2014, quand on l’a vu performer en vitrine à Mundial Montréal. On l’a quelque peu perdu de vue ces dernières années, mais voilà que l’artiste originaire de Haïti a lancé un bref EP 19 Novanm, un hommage senti, en collaboration avec le réalisateur Manno Beats, à la Révolution haïtienne mêlant des sonorités afrobeat, funk et caribéennes, de quoi nous faire oublier qu’on est en novembre!
J’ai eu l’occasion de passer un peu de temps, du 28 au 30 juin, à la 20e édition du festival Chants de Vielles de Saint-Antoine-sur-Richelieu, célébrant tout ce qui se fait de beau dans le milieu des musiques traditionnelles d’ici comme d’ailleurs. Résumé de cette fin de semaine animée.
Au fil des années, on a vu passer souvent le nom de Papagroove, collectif montréalais d’afro-funk, mais on n’a jamais pris le temps de véritablement se pencher sur sa musique. On tente de se reprendre en revenant sur son album de 2023, sympathiquement titré Y’annonce beau!, qui s’écoute drôlement bien en été, bien que l’album a plutôt été lancé en plein automne.
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