Les collaborations commencent à s’accumuler pour le pianiste Pur Pasteur (Nathan Giroux). Après Xavier-Charles Fecteau pour Le voyage d’Héliodore en 2024, il s’allie à Nicolas Bernier pour le EP Piano système. Sur cet opus en duo, l’un y joue le piano, l’autre le synthétiseur, mariant leur univers respectif.
Voilà 400 ans que le compositeur de l’époque élisabéthaine John Dowland (1563-1626) est décédé, mais sa musique, notamment celle pour luth, a quand même traversé le temps jusqu’à aujourd’hui. Le guitariste basé à Los Angeles Joseph Ehrenpreis lui consacre d’ailleurs l’entièreté de son nouvel album Aloe, fraîchement lancé en ce début d’année. Et, premier constat : même si l’âge des compositions se compte ici en siècles, celles-ci ne semblent pas avoir pris une ride.
On a peut-être vu passer le nom de Bad Bunny (nom de scène du Portoricain Benito Martínez) une fois, comme collaboration dans une chanson hip-hop qui ne nous avait pas du tout accroché, avant qu’il soit soudainement sur toutes les lèvres à l’annonce qu’il ferait le spectacle de la mi-temps au prochain Super Bowl en 2026. Au-delà de la «controverse», on a découvert qu’il a fait paraître son 6e album solo en tout début d’année et que plusieurs publications importantes ont mi DeBÍ TiRAR MáS FOToS (ou J’aurais dû prendre plus de photos en français) au sommet des meilleures sorties de 2025. Pour notre toute dernière critique de l’année, voyons voir si on peut trouver ce qui a charmé ces critiques.
Depuis 30 ans, le groupe Vulgaires Machins fait partie du paysage québécois, produisant un punk dénonciateur des (nombreux) ratés de notre société. Depuis la sortie de son précédent album en 2022, il s’est visiblement passé assez de choses pour forcer le groupe à revenir avec un 9e album, Contempler l’abîme, qui a pour grand thème récurrent la «fin» de bien des choses.
Avec trop manger durant un party de Noël, écouter la dernière compilation de Slam Disques est devenu une de nos traditions préférées des fêtes. Zoo 10 reprend la formule qui fonctionne depuis près d’une décennie, en offrant des covers entièrement en français, sur une musique souvent à tendance punk, donnant des résultats parfois très surprenants et, disons-le, souvent plutôt drôles. Cette dernière compilation n’y fait pas exception.
La scène québécois a été largement gâtée en 2025 par les sorties d’étoiles montantes comme Lou-Adriane Cassidy, qui a livré non pas un mais bien 2 albums complets! Mais, à quelques jours de la fin de 2025, on retourne à Dogue, opus de pop alternative enregistré par Ariane Roy, coïncidemment la meilleure amie de Cassidy, et selon un certain nombre de critiques un des albums québécois incontournables de l’année.
On a fait connaissance en 2018 avec le groupe Klaus et son premier album, montrant un désir pour une musique rock éclectique. Les années ont passé et le trio de l’époque est devenu un duo (il reste encore Joe Grass et François Lafontaine, entourés de plusieurs collaborateurs), et il a dévoilé en novembre sa seconde offrande, Klaus II. Si on met beaucoup d’énergie sur la musique de cet album, on n’a visiblement pas pris trop de temps à choisir le titre!
Il nous semble qu’on a rarement autant entendu parler de la musique de Lily Allen que lorsqu’elle a lancé son 5e album, West End Girl, cet automne. Il faut dire qu’à sa sortie il est ressorti les rumeurs d’infidélité de son mari David Harbour, et les thèmes abordés par cet album n’ont évidemment fait qu’accentuer les discussions. On peut qualifier cet album d’autofiction sur ce que Lily Allen a vécu, mais heureusement, l’album ne sert pas qu’à régler des comptes et il contient des compositions pop parfois assez inspirées.
Notre premier contact avec la musique de Félixe (alias musical de Véronique Bazin) remonte à 2019 avec son album Prélude et on sentait déjà à l’époque un potentiel intéressant pour son style bien à elle. Elle aura pris son temps, presque 6 ans, avant de revenir avec un 2e album, intitulé Hier nuit. Pardonnez nos quelques mois de retard comme la sortie est complètement passée sous notre radar, mais on a eu envie d’entendre où Félixe en était rendue dans son évolution musicale.
On a tout récemment découvert la musique de Waxx, nom de scène du musicien français Benjamin Hekimian, qui s’est fait un nom à reprendre les chansons des autres. C’est d’ailleurs le concept de ses albums plus récents, où il invite d’autres artistes à chanter sur des chansons qui les ont marqués et qui a servi d’«étincelle». D’où le titre Étincelle 2 (Étincelle est paru en 2024). On a donc droit à 12 chansons avec des voix différentes et des styles parfois surprenants.
C’est la 2e fois que ça nous arrive : alors qu’on commence à écouter l’imposante bande sonore du jeu Clair Obscur: Expedition 33, qui a par ailleurs à peu près tout raflé aux derniers Game Awards (dont jeu de l’année), une sortie apparaît en même temps qui prend naturellement un peu moins de temps à écouter. L’autre fois, c’était Clair Obscur : Expedition 33 – En blanc et noir, un album de reprises au piano, cette fois, c’est littéralement le compositeur du jeu, Lorien Testard, qui nous propose un EP de nouvelle musique associée à Verso’s Drafts, une nouvelle expansion du jeu justement annoncée à l’occasion de la cérémonie. Et comme on parle d’un EP de 6 nouvelles chansons totalement un peu moins de 20 minutes, c’est évidemment plus rapide à aborder qu’une bande sonore de 7 heures! Pardonnez donc ce nouveau détour le temps de Clair Obscur: Expedition 33 – Verso’s Drafts (Original Soundtrack).
Comme il a déjà été annoncé que l’Ontarienne Emilie-Claire Barlow se préparait à lancer son prochain album complet (et francophone) cet hiver, à peu près personne ne s’attendait à ce qu’elle nous propose un album des fêtes juste avant! La surprise a pris la forme d’une captation live de certaines classiques de Noël enregistrés en spectacle au Koerner Hall de Toronto il y a un an sous le titre Neige (Live).
On se lance une fois de plus dans une découverte personnelle, en écoutant le 4e album de Noble Son, l’alias musical du Canadien Adam Kirschner, qui a aussi une carrière d’acteur et de doubleur. L’album Make Peace est assez court avec seulement 32 minutes, mais il contient plusieurs excellentes idées dans le registre indie-rock qu’on a eu plaisir à écouter ces derniers jours.
On s’est lancé dernièrement dans la découverte de l’artiste montréalaise Daria Colonna, que l’on ne connaissait pas du tout. En lisant sur elle, on a appris qu’elle avait tout d’abord une carrière littéraire, avant de faire plus récemment le saut en musique. Voilà qui rehausse instantanément nos attentes quant à la force de ses textes dans son EP Rien de grave!
Ben oui, un autre album de Noël! On est en décembre ou on ne l’est pas! Cette fois, il s’agit de celui de Fanny Bloom et du groupe Valaire, intitulé Noël en famille, nous rappelant la complicité presque familiale de ces musiciens. L’album oscille entre reprises de classiques des fêtes et compositions originales, sur une musique étrangement feutrée, quand on prend en considération qui est sur l’album!
Allez savoir pourquoi, mais ça nous aura pris plus de 11 ans avant de réécouter un album de l’Américain William Fitzsimmons, et ce, même si on avait gardé d’agréables souvenirs de son album Lions datant de 2014. Même son plus récent album, Incidental Contact, paru en début d’année, était complètement passé sous notre radar jusqu’à ce qu’on tombe dessus par hasard.
Ces derniers jours, on a eu la chance de faire la connaissance de la musique du compositeur français Tom Leclerc, qui a tout récemment fait paraître son nouvel album A Brief Story of Slowness sur l’étiquette Moderna Records. Comme le nom le laisse entendre, la musique laisse place à un moment de lenteur qui se prend étrangement bien dans notre monde où tout va trop vite, beaucoup trop vite.
S’il y a une chose à laquelle on s’est habitué depuis qu’on suit Chilly Gonzales, l’alias artistique de Jason Beck, c’est qu’il faut s’attendre à absolument tout de sa part. Cette fois, il s’est allié au rappeur montréalais Obia le Chef pour produire le EP CO2 et, il faut le dire, ça sonne pas mal exactement le genre de projet qu’on peut attendre de «Gonzo»!
Le nom du guitariste Joseph Marchand circule depuis bien longtemps sur la scène québécoise, mais on l’avait jusqu’à présent surtout connu comme accompagnateur ou membre d’un projet où il n’est pas nécessairement mis le plus de l’avant. Or, avec son album solo Treize miniatures, il prend pas mal plus de place avec ses compositions intimistes à la guitare, en grande partie sans paroles.
En 2025, Briche, alias musical de Dominique Potvin, aura décidément été très productif : après avoir fait paraître l’album Un sourire sans fleurs en début d’année, il récidive avec un micro-album de 7 pistes plus lourd que jamais, intitulé Briche Griche.
Dans notre liste de recommandations est apparu le premier album de la Française Solann (nom de scène de Solann Lis-Amboyan), versant dans la chanson entre pop et néofolk. Le titre de sa proposition? Si on sombre ce sera beau, un album d’une quarantaine de minutes plutôt dense.
Un peu sortie de nulle part, l’Australienne Gena Stone a lancé un tout premier EP, intitulé Screaming Loving, le 14 novembre dernier. C’est par pur hasard qu’on est tombé sur sa musique indie-pop et dream pop et le côté familier de ses compositions plutôt bien ficelées nous a tout de suite plu.
Cela fait quelques mois que l’on réfléchit à critiquer la bande sonore complète du jeu Clair Obscur: Expedition 33, paru plus tôt en 2025. Le principal écueil est qu’elle dure 7 heures, ce qui n’est évidemment pas une mince tâche! Le hasard aura voulu que pile au moment où on a décidé de se lancer, un pianiste, arrangeur et amoureux de musique de jeux appelé Fabrice Delldongo (ou juste Delldongo) a lancé un album d’arrangements tirés de ce jeu. L’album intitulé Clair Obscur : Expedition 33 – En blanc et noir met donc en scène plus ou moins 1/5 de la musique (en durée) contenue dans le jeu dans cet opus bien compact de 80 minutes.
Même si on suit la scène jazz montréalaise depuis de nombreuses années, le nom de Jowee Omicil, aussi connu sous le nom Jowee BasH! Omicil, n’était jamais vraiment passé sur notre radar. Il faut dire qu’il ne semble entrer dans aucune case prédéfinie, touchant à une multitudes d’instruments et de sous-genres. C’est tout aussi vrai dans son 11e album, intitulé sMiLes, que l’on a a exploré avec beaucoup de curiosité.
Même si cela fait des années que l’on voit passer le nom (mémorable, disons-le) du groupe Portugal. The Man, jamais on n’avait encore pris le temps d’analyser sa musique. Après avoir écouté son 10e (et au moment de l’écriture de ce texte, plus récent album fraîchement paru), Shish, on comprend pourquoi : la musique qu’il propose est loin d’être une marche dans le parc, et ça nous aura pris une longue journée pour (un peu) l’apprivoiser.
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