Le projet Mada Mada d’Alexis Leroy-Pleshoyano (ou Alexis LP) était passé sous notre radar jusqu’à présent, lui qui multiplie les sorties de EP depuis 2020. Son troisième, Catastrophe, laisse place à des sonorités pop alternative très groovy et décontractées, qui cachent pourtant des thèmes traitant du deuil d’une relation amoureuse.
En 2022 paraissait le premier album de la chanteuse américaine Jensen McRae, Are You Happy Now?, révélant une musique qu’elle décrit comme de la pop-folk alternative, mais avec une voix forte qui flirte à l’occasion avec la soul, et avec des paroles souvent très engagées.
On se penchait en 2019 sur le premier album de la chanteuse germano-canadienne Alice Merton, Mint, qui nous permettait de constater son talent brut et son sens de la mélodie accrocheuse. Elle a depuis lancé un deuxième album puis, tout récemment, un nouvel EP, Heron, que l’on a décidé d’écouter pour voir où en était l’artiste dans son processus artistique.
C’est probablement notre côté chauvin, mais on aime bien parler des artistes du Québec en général et de Montréal en particulier. On en oublie parfois qu’il se fait de la musique ailleurs au Canada, y compris de la musiqu en français. On n’avait d’ailleurs pas réalisé sur le coup que le duo De Flore était plutôt ontarien que québécois. Son dernier EP, Slow Motion Baby (écrit tout en minuscule, mais vous savez comment on aime ajouter les majuscules quand même!), se rapproche même dangereusement de la musique de Le Couleur.
Elliot Maginot en spectacle / Photo : Olivier Dénommée
Par Olivier Dénommée
C’est le titre qui m’est venu en tête pendant le spectacle d’Elliot Maginot au Centre culturel de Belœil le 12 avril dernier, évidemment en référence à Dr Jekyll and Mr Hyde, la même personne avec une double personnalité. Car sur scène, le musicien avait deux facettes extrêmement distinctes : durant ses chansons, il montre un personnage profond, très dans sa bulle, mais en dehors, il ne se prend aucunement au sérieux et ne fait que blaguer et «dire de la marde» comme il l’a répété à quelques reprises. Il était aussi malade, ce qui a probablement eu un petit impact sur la façon de se tenir devant son public.
On a un peu suivi les débuts de la chanteuse Jade Bird, avec son premier album éponyme paru 5 ans auparavant, mais sans plus, jusqu’à ce qu’un EP nous surprenne en plein milieu de semaine. En effet, Burn the Hard Drive est paru un mercredi plutôt que le traditionnel vendredi, et la curiosité nous a amené à voir où elle en était rendue après toutes ces années, alors qu’on ne savait pas trop vers quoi elle se dirigeait à l’époque avec son premier album.
Au fil des années et des sorties, on a un peu perdu de vue la musique indie-folk de Matt Holubowski, mais la sortie du bref EP Somewhere, Someone nous donne une occasion de nous remettre (un peu) à jour. Si les chansons sortent un an environ après son album Like Flowers on a Molten Lawn, elles auraient plutôt été écrites avant et le musicien considère d’ailleurs «avoir gardé le meilleur pour la fin» en lançant ces 3 chansons séparément de l’album.
On a par le passé parlé de la chanteuse Ariane Brunet, qui a lancé 3 albums sous son nom. Mais, depuis 2023, on parle dorénavant de L’Isle, sa nouvelle identité artistique. Soif est ainsi son «premier» album sous ce nom, avec une direction pop très assumée. Dès notre première écoute, on a tracé certains parallèles avec la musique de la Belge Angèle, mais au lieu de chanter son amour pour Bruxelles, elle le fait pour Montréal, avec un album aux sonorités estivales à souhait.
Le hasard de la vie a fait en sorte que cela fait un long moment qu’on n’a pas écouté la musique de l’Ontarienne Serena Ryder, qui est pourtant une artiste que l’on suit depuis les débuts de Critique de salon. Il faut dire qu’après son dernier album «régulier», Utopia en 2018, elle a rapidement fait paraître un album de Noël, puis est revenue en 2021 seulement avec The Art of Falling Apart. Ce dernier a d’ailleurs remporté un prix Juno (son 7e!) l’année suivante. Mieux vaut tard que jamais!
On se permet un petit retour à l’été 2012, moment où Abandoned Pools (projet de Tommy Walter) lançait son troisième album, Sublime Currency. Comme on avait beaucoup apprécié les deux premiers de la discographie (Humanistic et Armed to the Teeth), on tenait à poursuivre cette série, alors qu’on remarque un saut de presque 7 ans avec la précédente sortie. On remarque que Walter s’est plutôt adouci ici.
Le projet musical LiY (pour Live into Yours) est composé de trois personnes de théâtre tous basés à différents endroits : Christian Lapointe (région de Québec), Simon Stephens (Londres) et Laurence Dauphinais (Montréal). Malgré la distance, ils ont créé ensemble leur premier album, Songs for Telescope, qui n’offre pas tout à fait de la musique facile d’approche.
Cela faisait très longtemps qu’on n’avait pas écouté de Men I Trust, mais on avait gardé d’excellents souvenirs de son deuxieme album, Headroom, qui offrait un bon mélange entre la magie musicale de Jessy Caron et Dragos Chiriac et les solides collaborations vocales. Dans les années suivantes, la dynamique a toutefois quelque peu changé, et le duo est devenu un trio quand les musiciens ont recruté à temps plein la chanteuse Emmanuelle «Emma» Proulx, qu’on avait d’ailleurs pu entendre sur quelques pistes auparavant. Le groupe a par la suite lancé une série de chansons, dont plusieurs qui se sont plus tard retrouvées sur le troisième album de Men I Trust, Oncle Jazz.
Anglophone originaire de Gaspésie, Shaina Hayes commence tout doucement à se faire davantage connaître avec son folk fort de sa simplicité. Son premier album, To Coax a Waltz, est paru en 2022, mais a été le fruit d’un long processus puisqu’il a été enregistré entre 2019 et 2021. Et elle a eu l’aide de Francis Ledoux et David Marchand (tous deux de zouz) pour cet album.
Le groupe britannique Palace est né en 2012, versant un un registre rock alternatif bien assumé. Même s’il existe depuis une douzaine d’années au moment d’écrire ces lignes, le groupe semble prendre son temps lorsque vient le temps de lancer des albums : son troisième (et plus récent) est encore Shoals, sorti en 2022. On l’écouté en attendant la sortie d’un nouvel album prévu en avril.
La pandémie de COVID-19 aura eu des effets bien différents sur les musiciens. Certains en ont profité pour créer comme jamais, mais d’autres ont fait une pause plus ou moins forcée. Le duo montréalais Milk & Bone fait partie de la deuxième catégorie. Les filles avaient lancé leur 2e album, Deception Bay, en 2018, puis le EP Dive l’année suivante, mais ça s’est vite calmé par la suite, si bien qu’il aura fallu attendre à octobre 2022 pour un 3e long jeu, Chrysalism, qui assume davantage son côté pop, sans bien sûr sacrifier les synthés, qui font partie de l’ADN du groupe.
Bourbon est le pseudonyme de l’auteur-compositeur-interprète David Bourbonnais, musicien de folk qui aime flirter avec différentes influences. Il a tout récemment lancé un premier album, simplement intitulé Morceaux, qui nous plonge dans son univers très éclaté.
Le 22 mars 2024 paraissait le 4e album d’Elliot Maginot, I Need to Stay Here. La collaboratrice Jolyane Lessard s’est empressée d’écrire sa critique, ou plutôt une lettre d’amour à cet artiste qu’elle affectionne tout particulièrement. Cette fois, c’est au tour d’Olivier Dénommée, qui a écrit sur les trois albums précédents, de donner son avis sur cette nouvelle sortie.
On avait eu un coup de foudre pour le groupe prog britannique The Pineapple Thief il y a plusieurs années déjà, alors qu’on avait découvert son excellent album Your Wildernessen 2016. Le groupe n’a cessé d’être prolifique, lançant plusieurs albums depuis, mais après une écoute un peu moins satisfaisante de Dissolution, on a un peu perfu le fil des sorties, puis la pandémie est arrivée. La sortie récente de It Leads to This, un 15e album pour le groupe fondé en 1999 nous a donné une bonne raison de nous y repencher.
Cela fait quelques années qu’on voit passer le nom d’Elliot Moss, lui qui est actif depuis plus d’une dizaine d’années, mais qu’on n’a jamais vraiment pris le temps d’écouter. La sortie récente de son troisième album How I Fell nous donne une raison de nous pencher sur sa musique, sans a priori, sans attente et sans comparatif avec ce qu’il a fait comme musique auparavant. Et il faut dire qu’on n’est pas déçu!
Ça commence à faire un moment que l’on suit la carrière de la talentueuse San James (alias Marilyse Senécal), qui a d’abord commencé en anglais avant de passer au français avec son EP homonyme. Or, ce n’est que maintenant qu’elle se mouille avec un premier album complet, ironiquement intitulé Épilogue, que l’on attendait de pied ferme. On l’a longuement écouté.
Le premier album du projet Abandoned Pools de Tommy Walter, Humanistic, remonte à 2001, avec à l’intérieur plusieurs de ses chansons les plus mémorables, dont certaines propulsées par leurs apparition dans des films et des séries (incluant la série animée Clone High). Ironiquement, c’est aussi son album le plus difficile à trouver, possiblement parce que le label sur lequel il est paru s’est dissous quelques années plus tard. On s’y est quand même penché pour revivre un peu de nostalgie.
Jusqu’à tout récemment, on n’avait jamais entendu parler de Booster Fawn, projet musical montréalais tournant autour du chanteur Josh Séguin. Versant dans ce qu’il appelle le « heart rock », le groupe a fait paraître en 2023 l’album Dreams Made of Snowflakes et a depuis décidé de réenregistrer 3 des chansons s’y trouvant, dans une version allongée et en français. Le résultat, Pour maman, est pour le moins surprenant.
Cela commence à faire un petit moment que l’on voit passer le nom de Phoebe Bridgers, et sa réputation de chanteuse qui fait dans la musique indie-folk dépressive, mais on n’avait encore jamais pris le temps de se vraiment nous intéresser à sa musique. On remonte donc en 2017 pour découvrir son premier album, Stranger in the Alps.
Un peu plus de 3 ans après la sortie de son dernier album, Encounter, Beyries surprend avec un opus entièrement en français, chose qu’elle n’avait pas fait à l’exception d’un EP paru en 2018. Du feu dans les lilas est donc un troisième album pour la chanteuse, mais aussi un peu son premier en même temps, alors qu’elle dévoile une facette complètement différente de sa musique.
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