Autrice-compositrice-interprète de Montréal, Cynthia Naggar a lancé en janvier un premier EP, plutôt bref, donnant un petit aperçu de son registre. Étrange lumière nous fait découvrir une voix quelque part entre la douceur et la sensualité et une musique simple, mais plutôt efficace.
On l’avoue, quand on pense à de la musique de chambre, une musique classique pour petit ensemble, la première chose qui nous vient en tête est généralement un ensemble à cordes, souvent avec un piano non loin, mais il est très rare qu’on s’intéresse à la musique pour cuivres uniquement. C’est pourtant ce que propose l’ensemble Buzz Cuivres (ou Buzz Brass en anglais, vu les visées internationales du quintette québécois), avec des œuvres de trois compositeurs du début XXe siècle que l’on apprivoise avec l’album Héritage.
Simon P.-Castonguay fait partie des artistes que l’on a plaisir à suivre depuis des années (depuis 2014, plus exactement), peu importe le nom de ses projets. Il a ce don pour livrer de la musique instrumentale inspirée et inspirante et ce n’est pas différent depuis qu’il se fait appeler Simon Leoza. Le premier album sous ce nom, Albatross, confirme une fois de plus ses prétentions cinématographiques.
Un certain temps avant d’entamer notre série de critiques pour les trois premiers albums d’Elliot Maginot, on avait prêté l’oreille à Easy Morning, qui est, au moment d’écrire ces lignes, encore son plus récent. À ce moment-là, on l’avait trouvé juste un peu trop smooth par rapport aux meilleures chansons de Comrades, dont on a tout de suite adoré plusieurs chansons. Après avoir laissé passer un peu de temps et critiqué ses autres albums dans l’ordre, on écoute ce Easy Morning avec une nouvelle oreille.
Cela fait déjà quelques années et albums que l’on suit le Montréalais Krief, mais pour son album Skylines, il a décidé de reprendre son nom complet, Patrick Krief, pour ce qu’il appelle son «premier album solo». Le dossier de presse de l’album parle d’une vision d’un Canadien de première génération et d’un nouveau père qui raconte son histoire d’immigrant issu du Maroc. On comprend donc le côté très personnel de cette proposition.
On aime suivre l’évolution de la musique de la pianiste Marianne Trudel, mais cette dernière est trop prolifique pour arriver à garder le tempo. On a néanmoins voulu prêter l’oreille à son dernier album solo, poétiquement intitulé À pas de loup, Quiet Sounds for a Loud World, où elle joue l’ensemble des instruments.
Même si, tranquillement pas vite, on apprend que la musique trad québécoise ne s’écoute pas qu’à l’approche du temps des fêtes, on continue d’avoir un certain regain d’intérêt pour ce registre quand Noël s’en vient. Les musiciens ont aussi appris à en tirer avantage et c’est pourquoi le mythique Yves Lambert est bien occupé ces temps-ci, lui qui est bien booké en spectacles d’ici la toute fin de l’année. Le 22 décembre, c’était à Saint-Hyacinthe qu’il a fait opérer sa magie, entouré de 3 complices de grand talent et d’une foule qui en redemandait.
On se souvient d’avoir découvert le sympathique Comment Debord en 2019, alors qu’il participait aux Francouvertes. Proposant une musique rétro (principalement des années 70) avec une énergie à la fois groovy et décontractée, le groupe touchait une tale qu’on trouvait déjà très intéressante à l’époque et qu’on avait hâte de réécouter. On s’est donc intéressé au deuxième album du groupe, Monde autour.
Noé Talbot est un des nombreux projets du musicien Benjamin Piette, punk dans l’âme qui se laisse baigner dans différents styles. Ici, il laisse aller son côté plus acoustique, où les textes réfléchis occupent une place importante. C’est particulièrement vrai dans le EP Avant qu’on se déteste, consacré à des «relations qui ne fonctionnent pas, mais qui sont encore remplies d’amour», une position intéressante qui fait changement des breakup songs traditionnelles.
Parmi les traditions qu’on retrouve avec joie chaque année, la compilation Zoo du label montréalais Slam Disques est assez haute dans la liste. Des artistes affiliés à l’étiquette proposent un cover en français, généralement à la sauce punk rock et souvent avec une bonne dose d’humour. Mais même si l’exercice n’est pas trop sérieux, il renferme chaque année des petites pépites et Zoo 8 (déjà!?) n’y fait pas exception.
La chanteuse, pianiste et compositrice de jazz canadienne Laila Biali est depuis quelques années une habituée de Critique de salon et on a toujours plaisir de suivre ses nouvelles sorties, elle qui réussit presque toujours à nous surprendre avec du nouveau matériel intéressant. Mais l’album Your Requests est un peu différent, alors qu’elle délaisse la composition pour simplement s’attaquer à 10 standards de jazz, dont le choix a été inspiré par les suggestions de son public.
Cela fait quelques années qu’on la suit, mais la pianiste classique Élisabeth Pion n’a lancé son premier album que plus tôt en 2023. Curieuse et toujours prête à sortir des sentiers battus dans son répertoire, elle a opté pour certaines pièces qui n’ont pas encore été largement enregistrées dans son album Femmes de légende, qui tient son nom d’une série de pièces de Mel Bonis.
Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas écouté de nouvelle musique de Philippe Brach, plus exactement depuis 2017, à la sortie de son album Le silence des troupeaux. Il aura ensuite mis 5 ans et demi avant de faire paraître Les gens qu’on aime, sa nouvelle offrande studio. On a l’habitude des chansons assez particulières de Brach et on n’en attendait pas moins avec cet album. On a été servis.
On avait souvenir d’un album de Viviane Audet, Les filles montagnes, qui était un opus de musique instrumentale qui avait fait grand bruit il y a quelques années et on a voulu se pencher sur l’album qui a suivi, au titre évocateur : Les nuits avancent comme des camions blindés sur les filles. On s’attend à quelque chose dans le même registre, mais l’album ne contient que trois pistes instrumentales, les autres étant des chansons, pour la plupart très engagées. On n’était pas prêt!
La mode des artistes du vaste registre populaire qui se lancent dans des projets de bande sonore semble devenir de plus en plus fréquente. Les derniers artistes en lice à se lancer dans ce registre sont les filles de Milk & Bone, duo électro-pop montréalais, qui signe la bande sonore du jeu Invincible: Atom Eve, un roman graphique basé sur les bandes dessinées Invincible.
Quoi de mieux qu’un quatuor de musique vocale pour chanter Noël avec conviction? Le groupe Quartom propose sa propre version des classiques des fêtes (et même des pièces qu’on n’associe pas nécessairement aux fêtes) dans un album a cappella intitulé Dernier Noël.
Jusqu’à tout récemment, on ne connaissait pas Anna Valsk qui, sous ses airs de nom étranger, est simplement le nom de scène de la musicienne québécoise Ariane Vaillancourt (qui a notamment joué pour Cœur de Pirate). Sous l’identité Anna Valsk, l’artiste ne se donne aucune limite, elle qui voit ce personnage comme «son double intrépide et inventif, la guerrière, la navigatrice». Après avoir lancé quelques EP en 2022, elle synthétise le tout dans l’album Morphologies, le premier sous ce nom.
Le chanteur de charme Gab Paquet célèbre déjà 10 ans de la sortie de son premier album, Sélection continentale! C’était semble-t-il l’occasion de revisiter certaines de ses chansons et d’y ajouter du nouveau matériel pour offrir l’album Sélection sentimentale.
Après la sortie de son deuxième album, Étrangère, en 2019, Gabriella s’est plutôt concentrée sur des singles, multipliant les sorties de reprises à sa façon en 2020 particulièrement. La sortie du EP Echoes of Dreams en 2023 marque donc son retour aux compositions, et elle le fait sans compromis.
Jusqu’à présent, chaque fois qu’on a parlé du duo Babylones (Charles Blondeau et Benoît Philie), on apprivoisait un peu plus son style qui ratisse large et qui n’est pas nécessairement à la portée de toutes les oreilles. On avait même plutôt apprécié le EP Le tournesol géant en 2020. De retour en 2023 avec un album 40 minutes simplement intitulé Humains, Babylones nous surprend avec les directions musicales qu’il prend et les thèmes abordés dans ses paroles.
Cela aura pris une année aussi particulière que 2020 pour convaincre Chilly Gonzales d’enregistrer un album de Noël. Connaissant l’excentrique pianiste, on pouvait s’attendre à tout, mais il nous a finalement livré un album majoritairement instrumental intitulé A Very Chilly Christmas (on n’en attendait pas moins de lui) où il invite tout de même ses amis Feist et Jarvis Cocker pour quelques chansons.
Quelques minutes avant le début de la performance. Photo : Olivier Dénommée
Par Olivier Dénommée
Cela faisait un petit moment que l’on n’avait pas eu la chance d’assister à un concert de Distant Worlds, un hommage à la musique de Final Fantasy (ou FF), une musique aussi ludique que bonne pour l’âme d’à peu près n’importe quel gamer. Le retour tant attendu d’Arnie Roth à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts a eu lieu le 3 décembre dernier, accompagné de l’Orchestre FILMharmonique et de la chorale du même nom. On est parfois critique des albums que continue de lancer le projet Distant Worlds, qui existe depuis plus de 15 ans déjà,mais la magie est toujours bel et bien là en spectacle. Il faut dire que ça aide d’avoir 100 musiciens et choristes devant soi et un écran géant montrant des extraits souvent évocateurs des jeux abordés.
Donovan Woods n’aura pas attendu trop longtemps – environ 1 an et demi – après son album The Widowmaker avant de lancer Don’t Get Too Grand, son troisième album. On reconnaît d’ailleurs son style bien à lui, qui n’a pas eu trop le temps de changer depuis sa précédente sortie, mais cet album est pourtant le premier qui lui a rapporté une nomination aux prix Junos, comme quoi ça prend juste du temps avant d’attirer l’attention.
La neige n’est pas encore bien installée au sol, du moins pas partout, mais l’esprit du temps des fêtes, lui, est bel et bien arrivé. On a eu la chance d’assister à notre premier spectacle de Noël de l’année, le 30 novembre dernier. C’était à la Maison Villebon de Belœil, un endroit aussi magnifique qu’intime, qui accueillait pour l’occasion le duo vocal Odéi et Marc-Antoine, deux chanteurs lyriques (Odéi Bilodeau, soprano et Marc-Antoine d’Aragon, baryton) qui avaient pour mission de faire revivre les plus beaux souvenirs des fêtes au public à travers leur concert Souvenirs de Noël. Ils étaient accompagnés du pianiste Étienne Génier.
Le trio de Saint-Hyacinthe Renard Blanc ne cesse de nous impressionner d’une sortie à l’autre. Déjà, son deuxième album Nuit(2018) marquait une très belle évolution musicale, puis le groupe nous a offert en 2020 Combustion, un imposant EP de près de 22 minutes… en trois pistes! «Combustion, c’est un mood, un voyage, un état d’être!», peut-on notamment lire au sujet de cette offrande en trois mouvements qui incorporent plus que jamais des longs passages instrumentaux et ambiants.
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