Le directeur de Critique de salon prend des vacances bien méritées qui l’amènent pour quelques jours du côté de Mont-Tremblant, dans les Laurentides. Le hasard veut toutefois qu’au même moment se passe la 30e édition du Festival international du blues de Tremblant, tenue du 9 au 13 juillet.
Commençons pas une confidence : la musique de Kesha (qui à ses débuts s’écrivait encore Ke$ha) ne nous a jamais intéressé, elle qui n’a jamais versé dans une pop très subtile avec des succès davantage associés à de la «musique de party» qu’à des chansons aux thèmes profonds. Mais on a vu passer comme tout le monde la longue saga l’opposant à son producteur Dr. Luke, maintenant terminée. La voilà donc enfin libre pour la première fois avec son album . (ou Period, selon les sources), un tout premier album sur son propre label où elle peut enfin faire ce qu’elle veut. Est-ce que cette nouvelle liberté l’amènerait ailleurs musicalement? On a voulu lui donner une chance pour voir ce qu’il en est.
Au fil des années, le duo Gentle Love a grandement étoffé sa collection Prescription for Sleep, une série d’albums axés sur de la musique de jeux vidéo arrangés en berceuses jazzées. Le groupe va toutefois un peu ailleurs le temps de Prescription for Sleep: Under a Scarlet Moon, puisqu’il délaisse les jeux pour s’attaquer à des pièces qui n’ont jamais été entendues par le grande public : celles de Jayson Napolitano, le fondateur de Scarlet Moon Records, le label où enregistre Gentle Love!
La découverte de la chanteuse britannique Nilüfer Yanya nous avait fait grand plaisir en 2024, en écoutant son album My Method Actor. Elle livrait une pop assez convaincante et on avait souligné sa générosité avec un album assez long. Sa générosité ne s’est visiblement pas arrêtée là puisque même pas un an plus tard, elle revient avec une autre sortie, un EP cette fois, intitulé Dancing Shoes.
Après quelques années plus discrètes, le groupe indie montréalais Men I Trust a été généreux en 2025 : avant la moitié de l’année, il a fait paraître non pas un, mais bien 2 albums studio! Les sorties ont en commun d’inclure le mot «Equus» dans leur titre et de miser sur une musique plutôt douce, quoique groovy. On s’est intéressé à la plus récente des sorties, Equus Caballus (le terme scientifique pour le cheval domestique).
La foule pendant le spectacle du Vent du Nord / Photo : Olivier Dénommée
La 21e édition de Chants de Vielles derrière nous, on a pris le temps de trier les clichés pris les 27 et 29 juin derniers, pour ceux qui préfèrent les images concrètes que le bilan du festival publié la veille.
C’est devenu une triste habitude ces dernières années, mais la pluie a une fois de plus été de la partie pendant la 21e édition du festival Chants de Vielles à Saint-Antoine-sur-Richelieu, tenue du 27 au 29 juin. Malgré une météo moins qu’optimale, le moral du public et des musiciens semble être demeuré intact et on y a passé, comme toujours, des moments mémorables.
Comme on n’écoute pas la musique de Lorde sur une base régulière, on a quelque peu perdu le fil ces dernières années. Si les 2 premiers albums, Pure Heroine et Melodrama, ont été très bien reçus par Critique de salon, on a passé tout droit pour son 3e – et on a apparemment bien fait parce que la réception n’a pas été particulièrement chaude – et on se retrouve avec Virgin, son 4e album, dans les oreilles, sans trop savoir où la Néo-Zélandaise en était rendue dans son évolution musicale. Et on doit dire qu’on a été agréablement surpris à quelques reprises ici.
Voilà déjà plus de 6 ans qu’on a écouté un album de la Néo-Brunswickoise Caroline Savoie, lorsqu’on a écouté sa 2e offrande studio, Pourchasser l’aube. Elle est revenue plus tôt en 2025 avec son 4e album, intitulé Rom-Com, où elle semble s’amuser dans différents registres, montrant assez bien l’étendue de son talent, ce qui est loin d’être déplaisant!
On part en mode découverte avec l’artiste émergent Théo Quinn, versant dans un indie-folk empreint de mélancolie. Le Gaspésien a récemment fait paraître son tout premier EP, le feutré S’cusez.
Après avoir un peu déçu de l’album Everything Now et avec le scandale sexuel entourant le chateur Win Butler autour de 2022, on avait essentiellement cessé de suivre le groupe montréalais Arcade Fire pendant quelques années. La curiosité nous a toutefois ramené à lui, le temps de l’écoute de l’album Pink Elephant, son 7e paru en mai dernier.
Marie-Pierre Arthur avait frappé plutôt fort en 2020 avec la sortie de son album Des feux pour voir, même si le timing était on ne peut plus mauvais avec la pandémie qui a rapidement suivi. Elle est ainsi revenue un peu plus de 4 ans plus tard avec une nouvelle proposition, qui va ailleurs. L’album est simplement intitulé Album bleu.
Cela fait quelques années déjà que l’on suit le travail de la musicienne montréalaise Meggie Lennon, depuis l’époque où elle se faisait encore appeler Abrdeen – excellente idée en passant de revenir à son vrai nom qui, d’autant plus, sonne déjà très artistique –, et on avait hâte de prêter une oreille à son 2e long jeu, Desire Days, un titre qui laisse espérer une dose de sensualité de sa part, un registre auquel on l’associe déjà depuis longtemps.
Le groupe de folk progressif francophone La Tragédie existe déjà depuis une quinzaine d’années, ayant exploré au fil des années diverses sonorités et différents line-ups. Mais il semble avoir touché quelque chose d’assez intéressant avec la sortie de son plus récent album, Ça fait longtemps, enregistré en formule quatuor.
Dire que le Français Philippe Katerine est tout un personnage serait un véritable euphémisme. Le chanteur sait se faire remarquer pour différentes raisons et a fait paraître, à l’automne 2024, un album intitulé Zouzou. Avec un petit décalage, on a décidé de s’y attarder.
Le nom de l’Australien Guy Blackman ne nous disait absolument rien jusqu’à tout récemment. Le fondateur du label indépendant Chapter avait déjà lancé un album solo, mais celui-ci remontait à 2008 et il s’était fait incroyablement discret depuis… jusqu’à la sortie de Out of Sight, son 2e album, mûri après une pause de 17 années. Son silence s’expliquerait pas le fait qu’il ne se sentait pas autant à l’aise de chanter des chansons ouvertement queer à l’époque, mais que les temps ont assez changé pour le convaincre de reprendre le micro. Le climat s’est depuis détérioré à nouveau, mais il était trop tard pour arrêter Blackman. «This time I’m like ‘fuck ‘em!’ (Cette fois, je me suis dit qu’ils aillent se faire foutre!)», annonce-t-il.
On a traditionnellement souvent eu de la difficulté à accorder des notes très élevées au premier album d’un artiste, mais on doit dire que Playing House, le premier de Common Holly, l’alias artistique de la Montréalaise Brigitte Naggar, fait partie des exceptions. Si on a quelque peu perdu l’artiste de vue avec les années, c’était avec plaisir qu’on la retrouvait avec son 3e album, Anything Glass.
Le groupe de trad féminin et féministe Germaine a fait paraître en 2024 son tout premier album complet, Chansons honnêtes. La démarche de ses membres est assumée : elles ont trouvé des perles folkloriques qui donnent la paroles aux femmes ou les ont adaptées de manière plus inclusives et modernes, alors que le trad n’a pas toujours eu la réputation de donner une place positive aux femmes. Malgré le côté très engagé du collectif, la musique qui en résulte est, de façon surprenante, extrêmement accessible.
On ne le savait pas, mais les musiciens Félix Dyotte et Patrick Krief mijotaient depuis quelques années un projet commun. Celui-ci est finalement venu à terme sous la forme de l’album Scarabée, combinant le meilleur du talent des 2 artistes mais aussi leurs ambitions communes.
Si on ne connaissait pas encore le CODE Quartet jusqu’à tout récemment, ses membres n’ont plus besoin de présentation : la saxophoniste Christine Jensen, le trompettiste Lex French, le contrebassiste Adrian Vedady et le batteur Jim Doxas sont tous des noms que l’on a largement vu passer dans différents projets jazz à Montréal et ailleurs au pays. Le CODE Quartet a tout récemment fait paraître son 2e album studio, CODE Red, que l’on a longuement écouté.
Si l’artiste jamaïco-québécois Jonathan Emile roule sa bosse depuis plusieurs années, se faisant remarquer pour la première fois au début des années 2010, la sortie du EP Car on oublie est une première sortie entièrement en français qu’il signe. On y retrouve un reggae francophone où on sent aussi ses influences québécoises, avec l’appui de Paul Cargnello à la réalisation.
On sort un peu de notre zone de confort en s’aventurant dans le bayou louisianais, le temps de l’écoute de l’album La prière de Jourdan Thibodeaux et de son groupe Les Rôdailleurs. On a affaire ici à une musique cajun qui rentre au poste, avec en prime un accent inimitable.
La musicienne Ambre Ciel (alias de Jessica Hébert) vient de faire paraître son tout premier album, still, there is the sea, où tout est écrit en minuscule. Si elle s’était fait remarquer aux Francouvertes en 2021, Ambre Ciel verse avec cette sortie davantage dans la musique anglophone et instrumentale, où elle brille avec ses compositions atmosphériques à souhait.
On a écrit à quelques reprises sur la musique du groupe The National, mais jamais sur la musique en solo de son chanteur Matt Berninger. Comme il a tout récemment fait paraître Get Sunk, son 2e opus solo, on a décidé d’y prêter une oreille.
On ne compte plus le nombre d’années depuis la dernière fois qu’on s’est intéressé à la musique en solo de Serj Tankian, plus connu comme étant le chanteur principal de System of a Down. Mais il a lancé un EP, intitulé Foundations, dans la dernière année et on a eu envie d’entendre où il en était rendu dans sa démarche musicale en solo.
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