Si le nom de Mimi O’Bonsawin ne nous est pas étranger, on ne peut pas dire la même chose de sa musique. La curiosité a quand fini par nous convaincre de prêter une oreille sur sa plus récente offrande, intitulée Evoke. Et si on ne savait pas à quoi s’attendre, on a quand même été extrêmement surpris par l’éclectisme d’une piste à l’autre, donnant un album incroyablement varié pour sa durée de 32 minutes.
Quand on a envie d’un peu de musique relaxante de temps en temps, on n’a jamais à regarder beaucoup plus loin que celle de l’arrangeur et pianiste TPR, qui est tellement prolifique qu’il a presque toujours du nouveau matériel non loin. Sa plus récente sortie au moment d’écrire ces lignes est Postcards: Beneath the Waves, un bref opus de musique de jeux vidéo ayant comme thème commun l’ambiance aquatique ou sous-marine. Et les gamers de ce monde savent que les musiques aquatiques sont dans certains cas certaines des plus efficaces compositions d’un jeu, alors les attentes étaient hautes!
Règle générale, on préfère s’en tenir aux enregistrements studio par rapport aux sorties live, mais on doit parfois fait exception lorsque ces enregistrements devant public contiennent de nouvelles chansons qu’il serait donc impossible d’écouter autrement. C’est le cas pour L’emprunt(e) volume 3 – Enregistrement public, qui propose du nouveau matériel pour le duo Prairie Comeau (Anique Granger et Benoit Archambault), devant un public audiblement enthousiaste à l’occasion d’un spectacle tenu au Centre de création Boisbriand, le 3 octobre 2025. La sortie, quelque part entre album et EP, dure un peu moins d’une demi-heure et laisse aussi beaucoup de place aux musiciens qui mettent leurs chansons en contexte sur certaines pistes. Cela rend le tout plus intimiste et chaleureux, même si en contrepartie on a un peu moins de musique «pure» au fil de notre écoute.
En février 2025 paraissait Basia’s Palace, le plus récent long jeu de la Montréalaise Basia Bulat, qui nous avait laissé d’agréables souvenirs. L’album a aussi continué de suivre l’artiste, qui a décidé, un an et demi plus tard, de revisiter cinq des chansons qui en sont tirées pour en faire des versions dépouillées et acoustiques, appelées Bouquet Version. Car, vous l’aurez compris, le EP s’appelle Bouquet, en plus de mettre sur la pochette un dessin de Bulat avec une robe fleurie.
La carrière du bluesman Keb’ Mo’ s’étend sur plusieurs décennies, lui qui a débuté dans les années 70 et qui cumule jusqu’à aujourd’hui les sorties studio, nous menant selon certains calculs à son 16e en solo avec The Breakdown, un album plus intime qui l’amène à livrer une musique aux tendances folk plus minimalistes, mais pas sans quelques voix ajoutant un petit côté gospel à ses propositions. On a longuement écouté cet album avant de vous livrer nos impressions.
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