Dominique Potvin, plus connu sous son nom de scène Briche, a commencé son projet il y a quelques années déjà avec des idées plutôt campées dans un registre folk, mais a depuis évolué vers le rock alternatif, culminant avec la sortie de son album Un sourire sans fleurs.
Si ce n’est pas du tout un secret d’État que les auteurs-compositeurs-interprètes Catherine Major et Jeff Moran forment un couple depuis très longtemps, on se surprend de constater qu’ils s’étaient abstenus jusqu’à tout récemment de véritablement collaborer dans le cadre d’un projet musical commun. On a donc voulu voir comment Major-Moran s’en tirait avec son premier album, au poétique titre Bunker à ciel ouvert.
Le nom d’Éléonore Lagacé commence à devenir de plus en plus répandu sur la scène culturelle québécoise. Une des filles de la soprano Nathalie Choquette, elle a notamment fait sa marque à l’émission Zénith et du côté de Big Brother Célébrités. Brûlez-moi vive est son tout premier album studio, misant sur une musique pop à souhait avec des sonorités disco.
Si on a parlé à quelques reprises de la musique du groupe montréalais Corridor, on n’avait encore jamais vraiment pris le temps d’écouter les propositions de son frontman, Jonathan Robert, en solo. Celui qui joue sous le nom de Jonathan Personne a fait paraître un 4e album, Nouveau Monde, un peu moins d’un an après la sortie de Mimi de Corridor.
Le Phoenix Orchestra, basé au Canada, est un ensemble classique dédié à la fois à la promotion de la musique occidentale et chinoise. Symbole de son mélange culturel, l’orchestre a été fondé par la violoniste Angel Wang, elle-même Canadienne originaire de Chine, et le dernier album, Phoenix Rising, met de l’avant le chef d’orchestre et arrangeur Claudio Vena, d’origine italienne mais aussi installé au Canada, en plus de contenir un enregistrement de la composition Phoenix Rising de la compositrice Alice Ping Yee Ho – vous l’aurez deviné, elle vient de Hong Kong, mais est également installée ici! On a donc droit à un métissage très assumé entre l’héritage asiatique (et d’ailleurs) et le talent qu’on retrouve ici-même, au Canada.
Confusion rendant hommage à Deep Purple le 15 mars / Photo : Olivier Dénommée
Par Olivier Dénommée
Il y a un peu moins d’un an, on assistait à un spectacle du groupe Confusion, spécialisé dans les reprises de classiques du rock. Le groupe dont les membres sont principalement issus de la Vallée-du-Richelieu jouait «à la maison», au Centre culturel et communautaire de la Pointe-Valaine à Otterburn Park, livrant une performance généralement assez convaincante qui a plu à l’assistance. Avançons dans le temps jusqu’au 15 mars, et on retourne à la même salle, avec le même groupe, mais cette fois avec un programme entièrement consacré au répertoire de Deep Purple, plus précisément de 1968 à 1984.
L’automne dernier, l’écoute d’un album du groupe Cordâme nous a amené à faire le constat suivant : on n’écoute pas assez souvent de la belle musique avec de la harpe! C’est pourquoi l’annonce de Désert, un album commun entre le pianiste Jean-Michel Blais, que l’on aime suivre depuis plusieurs années déjà, et la harpiste Lara Somogyi nous a convaincu de l’écouter pour constater de quoi les 2 musiciens étaient capables ensemble.
Depuis la sortie du EP Le vide en 2024, Original Gros Bonnet (ou O.G.B.) annonce qu’il fait partie d’un triptyque menant à un nouvel album en mai 2025. La 2e partie est sortie et s’intitule Le vide, la peur et on nous apprend que le titre complet de l’album sera Le vide, la peur, l’éclair – on commence à voir un petit pattern ici… Notons par ailleurs qu’en plus des 5 nouvelles chansons, on retrouve sur ce disque les 5 de Le vide, amenant la durée totale à presque 22 minutes, soit presque assez pour faire un bref album.
On se souvient d’avoir parlé une fois du collectif hip-hop jazzé Original Gros Bonnet (ou O.G.B.) quelque part en 2019, pour son EP Fruit jazz. On y avait découvert une proposition plutôt ludique et sympathique, et depuis le groupe a précisé sa direction en assumant le groupe Badbadnotgood comme inspiration majeure. O.G.B. a lancé vers la fin de 2024 Le vide, un EP qui est en fait le début d’un triptyque dont le résultat final doit être connu en mai.
Cela fait déjà plus de 10 ans qu’on a commencé à suivre la trompettiste montréalaise Rachel Therrien, elle qui semble de plus en plus assumer son amour pour la musique latine, ce qui se traduit par son ensemble Rachel Therrien Latin Jazz Project. Elle vient d’ailleurs de lancer Mi Hogar II, «ma maison», qui ne se limite toutefois pas à un toit et 4 murs, mais aussi une communauté et la musique qu’elle crée au côté de sa «grande famille musicale» qui la suit depuis plusieurs années déjà. Et, il faut le dire, un album de musique latine en plein mois de mars, ça fait son effet!
Désirant poursuivre notre série de critiques de la discographie de Noé Talbot, ce musicien folk au cœur punk et aux textes poignants, on remonte à 2020, année où il a consacré un album entier en collaboration avec Dominic Pelletier (de Caravane) pour des reprises de chansons punk-rock anglophones, mais arrangées en version acoustique et en français. Tout un contrat, mais si quelqu’un peut y arriver, c’est bien Noé Talbot. Le titre de l’opus, Reprises acoustiques, vol. 2, nous confirme d’ailleurs que ce n’est pas la première fois qu’il se lance dans un tel projet.
À l’occasion, on essaie d’écouter des propositions surprenantes qui vont nous sortir de notre zone de confort. C’est dans cet esprit qu’on s’est intéressé à un album collaboratif entre le multi-instrumentiste québécois Simon Walls, versant généralement dans un registre folk, et les Sacred Wolf Singers, ensemble de chants autochtones dirigé par Tee Cloud, lui-même Mi’kmaq issu de la communauté de Metepenagiag au Nouveau-Brunswick. Cette collaboration a donné naissance à L’nu’k Mawiejik (ce qui pourrait se traduire par «Les gens se regroupent ensemble»), une proposition hybride assez audacieuse entre la tradition et le contemporain.
Le nom de Jeanne Côté en était un qui était passé sous notre radar ces dernières années, mais elle commence à devenir incontournable après avoir remporté les Francouvertes en 2023 et après avoir eu la nomination comme finaliste au prix Félix-Leclerc 2024. Nos routes pleines de branches est son 2e album studio, mais le premier qu’elle lance depuis qu’elle est davantage sous le spotlight.
Désirant poursuivre notre série sur la discographie du groupe ontarien Don Vail, on a décidé d’écouter Fades, son assez bref 2e album, qui parvient malgré ses 25 minutes à être plutôt dense! L’écoute de cet album est aussi particulière dans la mesure où on l’écoute après le premier album homonyme, mais aussi après Stand of Tide qui a suivi.
En 2023 a vu le jour le sympathique jeu A Little to the Left, créé par le studio Canadien Max Inferno, mais obtenant une certaine visibilité à l’international. Le jeu a retenu l’attention pour ses énigmes intelligentes forçant les joueurs à réfléchir en dehors de la boîte. Mais qu’en est-il de la musique? On a pris le temps d’écouter la bande sonore signée le Montréalais Justin Karas en dehors de ce contexte où toute notre concentration est sur l’énigme à résoudre.
Le nom de la pianiste jazz Ariane Racicot commence à se faire connaître, notamment depuis son premier album en 2022 et grâce au titre de Révélation Radio-Canada 2022-2023. Cela l’amène à la sortie d’un second album, Danser avec le feu, contenant 8 nouvelles compositions montrant à la fois la passion et la virtuosité de Racicot et de ses musiciens.
Quand on en a l’occasion, on aime bien suivre l’évolution de la musique de la Montréalaise Basia Bulat, qui nous a surpris avec quelques excellentes chansons par le passé. Son nouvel album intitulé Basia’s Palace nous plonge dans l’univers de la chanteuse, qui est à la fois son appartement, sa salle de répétition et sa tête. Cela semble annoncer un album plutôt intimiste, mais pas sans une bonne dose de synthés et de sons MIDI! Notons aussi que, prenant exemple sur nul autre que Leonard Cohen, Basia Bulat aurait été l’essentiel de ses nouvelles chansons au milieu de la nuit.
Depuis qu’elle a fait son apparition sur la scène musicale québécoise (il y a presque 10 ans, déjà!), difficile d’ignorer la montée en flèche de Lou-Adriane Cassidy. Elle a récemment fait paraître son 3e album, Journal d’un Loup-Garou, un album écrit comme un journal intime qui reçoit un très bon accueil depuis sa sortie.
On a écouté il y a un peu moins d’un an le EP L’emprunt(e) volume 1 du duo Prairie Comeau, une sortie de 6 pistes tirées du répertoire de la Bonne Chanson, et on trouvait l’approche prometteuse de reprendre ce répertoire souvent oublié ou négligé. Le titre laissait par ailleurs entendre qu’un volume 2 allait éventuellement voir le jour, et ce dernier est effectivement arrivé le 14 février 2025, en même temps qu’une version comprenant les 2 sorties, naturellement intitulée L’emprunt(e).
Si on avait vraiment adoré son album More or Less en 2018, on avait un peu perdu de vue le Canadien Dan Mangan et sa discographie qui a continué de s’étendre. Désirant (un peu) nous rattraper, on s’intéresse à sa sortie de 2024, Being Elsewhere Mix, un album/mixtape où le musicien s’amuse avec des relectures de ses propres chansons, des reprises et, bien sûr, quelques nouveautés.
Ça semble aujourd’hui être il y a une éternité, mais le dernier album de l’artiste franco-ontarien Damien Robitaille était son album des fêtes Bientôt ce sera Noël, paru juste avant la pandémie, en 2019. Il aura donc pas mal pris son temps avant de revenir avec du nouveau matériel, mais nous propose enfin Ultraviolet, un 6e album où il s’est laissé influencé par la musique pop et dance des années 90. Et il faut dire que ça fonctionne étrangement bien dans plusieurs cas ici!
Qu’est-ce que ça donne quand on fusionne les talents de Laurence Giroux-Do (de Le Couleur) et de JC Tellier (de Gazoline)? Ça crée le duo punk DVTR (acronyme de la phrase «D’où vient ton riz?»), avec leurs alter egos Demi Lune et Jean Divorce. On aura pris un certain temps avant d’oser écouter la musique de DVTR à travers son EP Bonjour, mais voici ce qu’on en retient.
Cela faisait un sacré moment que l’on n’avait pas écouté la musique du Torontois AHI (Ahkinoah Habah Izarh de son nom complet) – plus précisément depuis 2018, à l’occasion de la sortie de son album In Our Time qui nous avait fait découvrir la musique et surtout la voix du chanteur. On a voulu entendre comment sa musique avait évolué avec sa nouvelle sortie, The Light Behind the Sun.
Cela fait déjà tout près de 6 ans que le projet Ponteix du Fransaskois Mario Lepage a lancé son premier album Bastion, mais le voilà qui s’est laissé porter jusqu’à Montréal pour son 2e long jeu, intitulé Le Canadien errant. Une fois de plus associé avec Louis-Jean Cormier (coréalisation), cet album se veut plus personnel et explore «le contraste entre le no man’s land culturel dans lequel il réside et l’héritage québécois qui fait aussi partie intégrante de son identité francophone».
En quête de découvertes, on s’est intéressé à la musique d’un certain Ménexène, le projet de l’auteur-compositeur-interprète Alexis G. Larouche. Versant dans un rock francophone aux influences entre folk et pop psychédélique, il a récemment fait paraître un long EP, Ami Coléoptère. Comme le titre et la pochette ont en commun d’être intrigants, on a voulu voir de quoi il en retournait réellement!
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