On avait découvert il y a quelques années le groupe français Dead Horse One, qui versait dans un shoegaze en anglais plutôt efficace. Les années ont passé et le groupe a pris une direction plus lourde, avec des influences grunge et sludge, qui s’entendent sur son 4e album, le bref Seas of Static.
L’auteur-compositeur-interprète originaire de Granby Alexandre Lapointe Thibault s’est lancé dans le projet musical LeRøux, qu’il ne faut évidemment pas confondre avec La Roux ou encore le groupe LeRoux. Le EP Chimères de LeRøux explore sur fond de musique pop-rock francophone le thème de l’amour qui finit visiblement assez mal!
On n’avait encore jamais parlé de la musique d’Oli Féra (Viola Ferrando de son vrai nom, qui pourrait lui-même passer pour un nom d’artiste!), mais elle a participé et s’est démarquée dans la plupart des gros concours de chansons au Québec, incluant le Festival international de la chanson de Granby, Ma Première Place des Arts et les Francouvertes, et cette expérience de scène s’entend clairement dans son plus récent EP, Femme Flamme.
Jeune groupe montréalais, Fatrasie vient de faire paraître son premier album, Faux-semblants, présentant en 5 pistes son univers complexe, avec tantôt des pièces instrumentales aux tendances psychédéliques, tantôt des textes engagés socialement, surtout sur le thème du «masque social». Ça donne un album surprenant, qui ne laisse pas indifférent.
Cela n’aura pris que quelques semaines après la sortie de son EP francophone Blues de combat pour que le Montréalais Paul Cargnello lance Combat Blues, son 20e album solo! Comme il nous en avait donné un bon aperçu, sa plume est toujours aussi engagée et inspirée, et sa musique plus éclatée que jamais avec un mélange assumé des styles sur cette galette de 46 minutes.
On a eu envie de plonger dans une musique aux tendances psychédéliques et space-rock avec le groupe montréalais Technicolor Blood, qui a fait paraître son 2e long jeu, Evolution Now, il y a quelques semaines. À presque 38 minutes, le groupe nous livre un album assez dense, mais qui rentre au poste.
On a commencé il y a un moment à porter un peu plus attention à la musique de Noé Talbot, ce musicien au cœur de punk qui nous impressionne par sa capacité à le traduire en folk francophone senti, et on était bien curieux de savoir où il s’en allait avec son nouvel album Mourir pour le rock, avec un thème apparemment assez différent de ce qu’il a livré auparavant, et une pochette pas mal plus chargée, un clin d’œil assumé à Dookie de Green Day.
Cela fait très longtemps que Marco Calliari est dans notre paysage musical, lui qu’on a connu à ses débuts avec le groupe métal Anonymus avant de se concentrer sur la musique de ses racines italiennes, pour lequel le grand public le connaît depuis près d’une vingtaine d’années déjà. Il va toutefois complètement ailleurs avec Peur pourpre, son 7e album solo, et surtout son premier (essentiellement) en français!
Le chanteur de Half Moon Run, Devon Portielje, pendant la précédente collaboration avec l’OSM en 2017 / Photo : Antoine Saito
Par Olivier Dénommée
Après avoir fait équipe une première fois en 2017, soit seulement 5 ans après le premier album Dark Eyes, Half Moon Run est l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) renouent en ce moment à l’occasion d’une série de 3 spectacles à la Maison symphonique de la Place des Arts, après plus de 15 ans de carrière pour le trio montréalais. Critique de salon était par ailleurs à la première représentation, le 13 mai.
Tel que le veut la tradition, le plus récent album d’un groupe est presque toujours son plus personnel à ce jour. C’est aussi de cette façon qu’est décrit Aperture, le 6e offrande studio du groupe d’indie-folk américain The Head and the Heart, avec des explications que cet album est auto-produit et qu’il s’agit plus que jamais d’un effort collectif avec un esprit de renouveau (beginning again). «Aperture est l’album le plus vital et poignant de The Heart and the Heart», promettent notamment les lignes de presse.
Le prolifique musicien montréalais Paul Cargnello a fait paraître un EP pour donner un avant-goût de son 20e album studio, qui doit être intitulé Combat Blues. Le EP, francophone, s’appelle par ailleurs Blues de combat… On ne dira pas qu’il n’a pas de la suite dans les idées!
La sortie est passée sous notre radar à l’époque, mais on a voulu revenir sur The Record, le premier (et, au moment d’écrire ce texte, encore le seul) album studio du supergroupe Boygenius, band comprenant les talents de artistes féminines Phoebe Bridgers, Julien Baker et Lucy Dacus. Pour la petite histoire, le groupe s’est formé par accident alors que les 3 musiciennes se sont liées d’amitié et qu’elles en avaient assez d’être mises en compétition entre elles même si elles avaient des styles musicaux différents, et le nom Boygenius se veut ironique, lui qui fait référence au cliché du génie tourmenté qui ne s’applique normalement qu’aux artistes masculins.
On a, par le passé, eu plusieurs occasions de parler de la musique du bluesman Steve Hill, particulièrement celle jouée complètement en solo, en formule homme-orchestre où il chante, et joue de la guitare en même temps de jouer sa propre batterie. On revient ainsi à sa dernière proposition dans ce style qui a fait son succès, l’album Hanging on a String.
Erika Hagen, alias musical d’Érika Hagen-Veilleux, a tout récemment fait paraître son premier album, nous faisant découvrir son univers particulier : Pouvoirs magiques propose une musique indie entre folk et rock avec des thèmes tantôt grinçants, tantôt plus introspectifs, et c’est par ailleurs un certain Dany Placard qui a réalisé l’album! Ce n’est pas pour toutes les oreilles, mais ça a le mérite de tout de suite rendre clair à qui on a affaire!
Ces derniers jours, on a écouté Lune d’argent, le tout premier album complet de Sofia Duhaime, autrice-compositrice-interprète originaire de l’Outaouais, pour y découvrir son univers quelque part entre pop, folk et rock, autant en français qu’en anglais. Et c’est une proposition éclectique mais assez inspirée qu’elle nous présente!
Jordan Officer en spectacle / Photo : Olivier Dénommée
Par Olivier Dénommée
Autant s’assumer tout de suite, le titre du dernier album de Jordan Officer, Like Never Before, correspond assez parfaitement à l’impression que l’on a de l’artiste quand on l’a vu en spectacle au Centre des arts Juliette-Lassonde de Saint-Hyacinthe le 4 avril dernier. On y a retrouvé un Jordan Officer complice et qui était visiblement là pour s’amuser, autant avec ses musiciens qu’avec son public.
Si on nous avait dit il y a quelques années que le guitariste de Rush, Alex Lifeson, allait créer un supergroupe avec d’autres musiciens canadiens accomplis et que la personne qui allait voler la vedette serait plutôt la jeune chanteuse américaine Maiah Wynne, ce n’est pas certain qu’on y aurait cru. C’est pourtant bel et bien ce qui arrive avec Stygian Waves, 2e album studio du groupe Envy of None.
Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas poursuivi notre série de la discographie du groupe nu metal System of a Down (ou SOAD), ayant précédemment parlé de Toxicity, alors on reprend là où on a laissé avec Steal This Album!, opus au titre ironique paru l’année suivante.
Il se peut qu’on ait une relation ambiguë avec Mumford & Sons : systématiquement, chaque album qu’on a écouté du groupe folk-rock britannique, on a été plus sévère qu’avec le précédent, ce qui est tout particulièrement le cas avec Delta (2018). Mais 7 longues années ont passé et un membre a même quitté avec que Mumford & Sons revienne avec un 5e album, Rushmere. On a décidé de voir de quoi il en retournait.
Dominique Potvin, plus connu sous son nom de scène Briche, a commencé son projet il y a quelques années déjà avec des idées plutôt campées dans un registre folk, mais a depuis évolué vers le rock alternatif, culminant avec la sortie de son album Un sourire sans fleurs.
Si ce n’est pas du tout un secret d’État que les auteurs-compositeurs-interprètes Catherine Major et Jeff Moran forment un couple depuis très longtemps, on se surprend de constater qu’ils s’étaient abstenus jusqu’à tout récemment de véritablement collaborer dans le cadre d’un projet musical commun. On a donc voulu voir comment Major-Moran s’en tirait avec son premier album, au poétique titre Bunker à ciel ouvert.
Si on a parlé à quelques reprises de la musique du groupe montréalais Corridor, on n’avait encore jamais vraiment pris le temps d’écouter les propositions de son frontman, Jonathan Robert, en solo. Celui qui joue sous le nom de Jonathan Personne a fait paraître un 4e album, Nouveau Monde, un peu moins d’un an après la sortie de Mimi de Corridor.
Confusion rendant hommage à Deep Purple le 15 mars / Photo : Olivier Dénommée
Par Olivier Dénommée
Il y a un peu moins d’un an, on assistait à un spectacle du groupe Confusion, spécialisé dans les reprises de classiques du rock. Le groupe dont les membres sont principalement issus de la Vallée-du-Richelieu jouait «à la maison», au Centre culturel et communautaire de la Pointe-Valaine à Otterburn Park, livrant une performance généralement assez convaincante qui a plu à l’assistance. Avançons dans le temps jusqu’au 15 mars, et on retourne à la même salle, avec le même groupe, mais cette fois avec un programme entièrement consacré au répertoire de Deep Purple, plus précisément de 1968 à 1984.
On aime se tenir autant à jour que possible avec les nouveautés musicales, mais parfois c’est aussi important de revenir aux bases et aux classiques. C’est dans cet esprit qu’on a décidé de dépoussiérer The Book of Taliesyn, 2e album du groupe britannique Deep Purple paru en 1968 avec une oreille de 2025, soit avec un petit 57 ans de recul!
Si le groupe du New Jersey The Gaslight Anthem aura pris 9 longues années avant de lancer son nouvel album History Booksen 2023, il n’a pas tardé avant de revenir en studio pour le EP qui suit, History Books – Short Stories. Vue comme la continuité du projet, la sortie contient 2 relectures acoustiques de chansons se trouvant sur le dernier album, de même qu’une nouvelle version d’une très vieille chanson du groupe et, plus surprenant encore, un cover d’une chanson de Billie Eilish!
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