Le groupe montréalais Cordâme est très prolifique, lui qui multiplie les albums sur différentes thématiques. Pour son 11e album en 20 ans d’existence, la bande dirigée par le contrebassiste et compositeur Jean Félix Mailloux s’intéresse spécialement à la mythologie avec Déesses mystiques.
La Torontoise Laila Biali est une artiste qu’on a plaisir de suivre depuis près d’une dizaine d’années déjà. On apprécie son côté pop-jazz souvent très lumineux, autant dans sa musique que dans sa voix. C’est donc avec curiosité qu’on a écouté son 10e album, Wintersongs, paru aussi tôt que le 1er novembre!
Et si Luc De Larochellière et Éric Goulet avaient formé un band dans les années 80, mais avec tout le bagage et l’expérience qu’ils ont aujourd’hui? La naissance du projet Les Dévadés est un peu le réponse à la question que vous ne saviez probablement même pas que vous aviez! La promotion très efficace autour du groupe «mythique», incluant une bande-annonce d’un (faux) documentaire, a ajouté au brouillement des frontières entre le réel et l’imaginaire, menant à la sortie du premier album, simplement intitulé Les Dévadés.
Geoffroy devant une salle comble au Zaricot / Photo : Olivier Dénommée
Par Olivier Dénommée
Cela aura pris 8 ans, mais je me suis enfin lancé pour aller assister à un spectacle de Geoffroy depuis la dernière fois que je l’avais vu dans un contexte moins optimal à l’époque. Et c’est au Zaricot de Saint-Hyacinthe, sympathique salle reconnue pour son public aussi énergique qu’attentif, que j’ai voulu écouter le 25 octobre les chansons de son dernier album Good Boy et de l’ensemble de sa discographie qui n’a fait que grandir ces dernières années.
Nicolet est le projet folk exploratoire du multi-instrumentiste Etienne Hamel, donnant naissance à Orées, son 3e album sous ce nom. Si on ne connaissait pas l’artiste avant d’écouter cet album, on y a découvert une musique inspirée, avec des textes poétiques portés par une voix souvent feutrée, qui arrive à surprendre de par son approche créative sans être (trop) agressante.
Après avoir écouté le 4e album de Geoffroy (Geoffroy Sauvé de son nom complet), Good Boy, dans les derniers mois, on a eu envie d’en apprendre un peu plus sur sa musique passée. On s’est ainsi intéressé à sa précédente sortie, le bref album Live Slow Die Wise paru en 2022 et coproduit par nul autre que Louis-Jean Cormier, qui laisse place à un indie folk plutôt inspiré, quoiqu’imparfait à certains niveaux.
Voilà déjà presque 5 ans que l’on ne s’est pas penché sur la musique de Safia Nolin. Il faut dire que ces dernières années, on a davantage entendu parler d’elle pour ses sorties publiques que pour sa musique, mais avec son «retour aux sources» avec son album UFO Religion, on a eu envie d’écouter ce qu’elle avait à proposer. Et on n’a pas été déçu.
Basé à Québec, le groupe de stoner rock Sandveiss a récemment lancé son 3e album, intitulé Standing in the Fire. Il arrive 5 ans après son dernier album et mise sur une plus grande diversité dans ses influences, y allant d’une proposition lourde et très chargée sur la plupart des chansons.
Voilà qui devrait tous nous vieillir un peu : Camille Poliquin a lancé Birthday, son premier EP sous le nom de Kroy, il y a 10 ans déjà. Cela semble aujourd’hui lointain, même si elle n’a depuis lancé que 2 albums studio, dont Militia paru cet été. Cette réalisation m’est venue au cours de son spectacle présenté au Zaricot de Saint-Hyacinthe le 12 octobre, où elle venait défendre son nouveau matériel, mais aussi revisiter le reste de sa carrière solo.
Il y a de ces projets plus grands que nature qui surprennent par leur simple existence. Le projet Héritières, lancé par Karine Pion (notamment connue comme choriste à Belle et Bum et membre de Galaxie), fait partie de ceux-là, avec une équipe impressionnante de femmes talentueuses qui ont mis en commun leur force pour mener à terme une vision commune. Cela s’est traduit par l’album Héritières, mais aussi un film et bientôt une tournée.
On a déjà vu passer le nom d’Avril Jensen, mais on n’avait encore jamais pris le temps de se pencher sur sa musique. La sortie de son premier album studio, Is Any of This Real?, est donc l’occasion parfaite pour s’intéresser à cette musique qui se veut «un reflet sur l’existence humaine, un récit poétique qui nous guide dans toute la complexité de la vie, et plus précisément, dans la conscience même d’Avril».
On a beaucoup attendu avant d’enfin se décider de se pencher sur l’album Salt du trio montréalais Half Moon Run, une première sortie studio depuis que le groupe est revenu avec seulement ses 3 membres originaux. Au fil des années, le groupe a toujours cherché à se redéfinir et chaque sortie tendait à aller dans une direction un peu différente; on se demandait donc celle qu’il prendrait avec son 4e.
On n’a appris que tout récemment l’existence de Mia Kelly, autrice-compositrice-interprète originaire de Gatineau, en entendant parler de son 2e album, To Be Clear. Versant dans le vaste registre folk, elle patauge tantôt vers le country, tantôt presque un son presque blues, mais elle nous surprend surtout par la grande maturité et l’efficacité de son écriture.
Brad Barr à Pointe-Valaine le 27 septembre 2024 / Photo : Olivier Dénommée
Par Olivier Dénommée
Pendant que la scène culturelle pleure et rage contre le sort réservé au cabaret La Tulipe à Montréal, qui a fermé ses portes dans les derniers jours pour une durée indéterminée à cause d’un jugement forçant forçant la salle de spectacle active depuis plus d’un siècle à ne plus faire le moindre bruit qui pourrait nuire au voisinage, il existe en parallèle des belles histoires qu’on peut célébrer. Le 5e anniversaire de la Pointe-Valaine, située au bord du Richelieu à Otterburn Park, a souligné vendredi ses 5 ans d’existence, ce qui n’est pas rien tenant compte qu’il y a eu une pandémie qui a handicapé l’univers culturel tout juste après sa naissance.
Même si on n’a pas écouté récemment la musique du Montréalais Leif Vollebekk, on a gardé quelques agréables souvenirs de son album Twin Solitude, paru en 2017. Depuis, la pandémie et le lockdown qui a suivi ont inspiré les chansons qui se retrouvent sur Revelation, son premier album studio depuis cette période trouble.
Bobby Bazini a vite connu le succès en début de carrière, prenant tout le monde par surprise avec son solide Better in Time paru en 2010. On l’a par la suite quelque peu perdu de vue même s’il a lancé quelques autres albums depuis, mais il semble avoir connu une sorte de renaissance musicale avec son 5e opus, intitulé Pearl. En tout cas, l’album était assez bon pour être en nomination pour Album de l’année – Anglophone à l’ADISQ, ce qui n’est pas un petit honneur! On a donc décidé de s’y pencher.
Quand on a entendu parler de l’album Astral 2000 de Virginie B, on s’est souvenu d’avoir déjà parlé de sa musique, remontant à People with Problems en 2016. Malheureusement, elle semble avoir renié cet album puisqu’il a complètement disparu, autant de Bandcamp que des plateformes de streaming. De plus, on peut lire qu’Astral 2000 est son 2e album, faisant suite à Insula, paru en 2022… C’est toujours dommage de jeter aux poubelles son travail passé, mais il faut admettre que ce qu’elle propose ici n’a rien à voir avec le souvenir qu’on avait de sa musique précédente. On a donc l’impression de parler d’une toute autre artiste.
Chilly Gonzales est une des personnalités musicales les plus éclatées qui nous vienne à l’esprit. À la fois pianiste de formation classique de grand talent, entertainer infatigable et rappeur allant partout où on ne l’attend pas, il nous surprend avec l’album Gonzo, où son côté irrévérencieux est crinqué à 11 dans certaines pistes et où il fait aucun prisonnier.
Le musicien montréalais Patrick Watson a fait paraître en 2022 son 7e album studio, le très bref mais non pas moins inspiré Better in the Shade, faisant ainsi suite à son excellent Wave, lancé 3 ans plus tôt.
Flore Laurentienne est le projet de musique «classique progressif instrumental» derrière lequel se cache le musicien Mathieu David Gagnon. Sur son album 8 tableaux, il ne se contente pas de créer des ambiances riches et inspirées, il le fait en s’inspirant de différentes œuvres du peintre Jean Paul Riopelle.
Il est rare que je m’engage à aller voir un spectacle autant à l’avance, mais cela faisait plus de 10 mois que j’avais des billets pour aller voir la pianiste Alexandra Stréliski défendre les pièce de son troisième album, Néo-Romance, paru l’année dernière. Le hasard a voulu que ce soit au Centre des arts Juliette-Lassonde de Saint-Hyacinthe le 13 septembre, la veille de la 100e représentation de sa tournée qui a voyagé bien sûr à travers le Québec, mais aussi en Europe et aux États-Unis et qui doit prendre fin dans les prochains mois.
On s’était intéressé au premier album de La Force en 2018 qui montrait déjà une artiste prometteuse que l’on sentait qu’on devrait suivre. Elle se sera fait attendre, mais 5 ans plus tard elle a fait paraître son 2e album, XO Skeleton. Résumé pour les lecteurs pressés : l’attente en a valu la peine.
Le Montréalais Édouard Malo Corbeil, ou simplement Edouard, ratisse très large avec sa musique, se laissant par exemple influencer par la chanson française, le rock, le funk et la pop. Ce mélange des genres s’entend assez rapidement sur son EP La fin du monde n’est pas si laide.
Comme nul n’est prophète en son pays, il semble que le groupe indie pop Valley soit plus populaire en Asie qu’en son Canada natal, mais ça ne lui a pas empêché de recevoir quelques nominations aux Junos ces dernières années. On s’est intéressé au 3e album du groupe récemment devenu un trio, Water the Flowers, Pray for a Garden, au titre laissant entrevoir des sujets plus personnels.
Le nom de la pianiste Amélie Fortin n’est pas encore extrêmement connu du grand public, mais elle n’est pas une nouvelle venue dans le milieu, elle qui a notamment collaboré avec des noms tels que Pierre Lapointe, Angèle Dubeau, La Zarra et qui fait partie du Duo Fortin-Poirier. Elle a récemment lancé son premier EP pour piano solo, Aqualudes, une sortie inspirée du vaste thème de l’eau.
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