Cela fait déjà quelques années et albums que l’on suit le Montréalais Krief, mais pour son album Skylines, il a décidé de reprendre son nom complet, Patrick Krief, pour ce qu’il appelle son «premier album solo». Le dossier de presse de l’album parle d’une vision d’un Canadien de première génération et d’un nouveau père qui raconte son histoire d’immigrant issu du Maroc. On comprend donc le côté très personnel de cette proposition.
On aime suivre l’évolution de la musique de la pianiste Marianne Trudel, mais cette dernière est trop prolifique pour arriver à garder le tempo. On a néanmoins voulu prêter l’oreille à son dernier album solo, poétiquement intitulé À pas de loup, Quiet Sounds for a Loud World, où elle joue l’ensemble des instruments.
Il y a une certaine aura autour du groupe britannique Slowdive, reconnu comme étant une des références dans le registre shoegaze. Ça semble particulièrement vrai pour son cinquième album, Everything Is Alive, arrivant 6 ans déjà après sa précédente sortie. Malgré son titre, la mort semble avoir beaucoup marqué le processus menant à cet album.
Le 10e album studio de la chanteuse britannique PJ Harvey, I Inside the Old Year Dying, a eu droit à un accueil plus que positif de la critique et s’est aisément hissé dans les listes de fin d’année pour être un des meilleurs albums de 2023. C’est à notre tour de nous pencher sur cet album, qui est pourtant loin d’être facile d’écoute.
On se souvient d’avoir découvert le sympathique Comment Debord en 2019, alors qu’il participait aux Francouvertes. Proposant une musique rétro (principalement des années 70) avec une énergie à la fois groovy et décontractée, le groupe touchait une tale qu’on trouvait déjà très intéressante à l’époque et qu’on avait hâte de réécouter. On s’est donc intéressé au deuxième album du groupe, Monde autour.
Noé Talbot est un des nombreux projets du musicien Benjamin Piette, punk dans l’âme qui se laisse baigner dans différents styles. Ici, il laisse aller son côté plus acoustique, où les textes réfléchis occupent une place importante. C’est particulièrement vrai dans le EP Avant qu’on se déteste, consacré à des «relations qui ne fonctionnent pas, mais qui sont encore remplies d’amour», une position intéressante qui fait changement des breakup songs traditionnelles.
La chanteuse, pianiste et compositrice de jazz canadienne Laila Biali est depuis quelques années une habituée de Critique de salon et on a toujours plaisir de suivre ses nouvelles sorties, elle qui réussit presque toujours à nous surprendre avec du nouveau matériel intéressant. Mais l’album Your Requests est un peu différent, alors qu’elle délaisse la composition pour simplement s’attaquer à 10 standards de jazz, dont le choix a été inspiré par les suggestions de son public.
Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas écouté de nouvelle musique de Philippe Brach, plus exactement depuis 2017, à la sortie de son album Le silence des troupeaux. Il aura ensuite mis 5 ans et demi avant de faire paraître Les gens qu’on aime, sa nouvelle offrande studio. On a l’habitude des chansons assez particulières de Brach et on n’en attendait pas moins avec cet album. On a été servis.
On avait souvenir d’un album de Viviane Audet, Les filles montagnes, qui était un opus de musique instrumentale qui avait fait grand bruit il y a quelques années et on a voulu se pencher sur l’album qui a suivi, au titre évocateur : Les nuits avancent comme des camions blindés sur les filles. On s’attend à quelque chose dans le même registre, mais l’album ne contient que trois pistes instrumentales, les autres étant des chansons, pour la plupart très engagées. On n’était pas prêt!
Le chanteur de charme Gab Paquet célèbre déjà 10 ans de la sortie de son premier album, Sélection continentale! C’était semble-t-il l’occasion de revisiter certaines de ses chansons et d’y ajouter du nouveau matériel pour offrir l’album Sélection sentimentale.
Jusqu’à présent, chaque fois qu’on a parlé du duo Babylones (Charles Blondeau et Benoît Philie), on apprivoisait un peu plus son style qui ratisse large et qui n’est pas nécessairement à la portée de toutes les oreilles. On avait même plutôt apprécié le EP Le tournesol géant en 2020. De retour en 2023 avec un album 40 minutes simplement intitulé Humains, Babylones nous surprend avec les directions musicales qu’il prend et les thèmes abordés dans ses paroles.
Le trio de Saint-Hyacinthe Renard Blanc ne cesse de nous impressionner d’une sortie à l’autre. Déjà, son deuxième album Nuit(2018) marquait une très belle évolution musicale, puis le groupe nous a offert en 2020 Combustion, un imposant EP de près de 22 minutes… en trois pistes! «Combustion, c’est un mood, un voyage, un état d’être!», peut-on notamment lire au sujet de cette offrande en trois mouvements qui incorporent plus que jamais des longs passages instrumentaux et ambiants.
Avec la petite perte de vitesse qu’on a observé dans la série Distant Worlds au fil des derniers albums, on avait certaines petites craintes devant Distant Worlds VI: More Music from Final Fantasy, poursuivant la tradition d’interpréter certaines des plus belles mélodies tirées de la série Final Fantasy avec un orchestre philharmonique dirigé par Arnie Roth. Mais le 6e opus de la série a quelque chose que les autres n’ont pas : de la musique de Final Fantasy VII Remake, paru depuis le précédent album. L’album n’y est évidemment pas totalement dédié, mais on fait la part belle à cette musique encore intouchée par Distant Worlds, et on va jusqu’à se gâter avec de la musique de Final Fantasy VII Advent Children, qui est un film plutôt qu’un jeu. Notons que même si FFXVI est sorti plus tôt en 2023, on n’y retrouve aucune pièce tirée de ce jeu.
Tout près de 4 ans après avoir fait paraître son premier album Young/Old/Everything.In.Between, Elliot Maginot est revenu avec Comrades, un album plus solide et assumé que jamais que l’on a eu beaucoup de plaisir à écouter.
Critique de salon a une relation très inégale avec la musique du trio Le Couleur. Parfois, on se laisse emporter par la pop électro rétro et sensuelle du groupe montréalais, et d’autres fois on peine à digérer ce qui nous parvient aux oreilles. L’album Concorde fait tristement partie de la seconde catégorie.
Il est possible que le nom de Steve Luck, pianiste et compositeur anglais, ne vous dise rien du tout, mais que vous ayez déjà entendu sa musique quelque part, que ce soit dans un de ses nombreux projets ou dans une playlist de musique douce au piano. Son deuxième album au piano solo, Be Curious, mise sur une musique à la fois simple et envoûtante.
Cela faisait un moment que l’on n’avait pas écouté la musique du collectif de musique soul-jazz Busty and the Bass, formé d’anciens de l’Université McGill. Même si les membres ne sont plus tous à Montréal, ils sont parvenus à enregistrer un troisième album studio, Forever Never Cares. Il s’agit aussi d’un premier depuis le départ de Nick Ferraro, compositeur principal du groupe, menant BATB à revoir son approche et à plutôt mettre de l’avant la voix de Alistair Blu. Et le résultat, avec des tendances entre soul et RnB, est loin d’être déplaisant!
Auparavant simplement connue sous le nom de Leela, Leela Frédérique lance un premier album, homonyme, depuis son léger changement d’identité artistique. Ce quatrième album pour l’autrice-compositrice-interprète laisse place à des chansons pop assumées, mais aussi à quelques expérimentations.
Notre amour pour la musique de Krief remonte à 2016, année où il a lancé son excellent album-double Automanic. Depuis, on ne peut s’empêcher de comparer ses nouvelles sorties avec celle-ci même si l’artiste lui-même rappelle qu’il est rendu ailleurs dans son processus créatif. Son album Chemical Trance est chargé en influences multiples et témoigne du parcours personnel de l’artiste, mais il nous saute un peu moins aux oreilles que ce à quoi on aurait espéré.
Comment résumer l’année 2020 en un mot? Ricky Butcher (du groupe rock humoristique Sons of Butcher) a proposé le mot «fuck» et beaucoup seraient probablement d’accord avec lui! Son deuxième album solo, très justement intitulé Fuck: The Album, voue un culte à ce mot de quatre lettres qui est devenu un véritable incontournable.
Plus tôt cet automne, Simon Leoza lançait déjà un EP pour donner un premier avant-goût d’un album complet à paraître au printemps 2024, mais cela ne lui aura pris qu’un mois et demi avant d’en proposer un deuxième. Ainsi, nous avons cette fois droit à Acte III, Scène II. Après un précédent EP bref mais très chargé au niveau des différentes énergies abordées, celui-ci frappe particulièrement fort avec trois nouvelles pièces envoûtantes qui s’écoutent en boucle.
Depuis quelque temps, le pianiste et compositeur montréalais Nathan Giroux adopte le nom de scène Pur Pasteur. Il a lancé cet automne Les Carnets d’Erod, un premier album néoclassique sous cette nouvelle identité, où il joue évidemment le piano, mais où il incorpore aussi de subtils éléments électroniques.
Il n’y a pas grand-chose de plus efficace à nos oreilles que du Ghostly Kisses… peut-être mis à part du Ghostly Kisses en version acoustique! Le EP Alone Together, paru après les deux premiers mini-albums What You See et The City Holds My Heart, regroupe certaines versions épurées des chansons qu’on peut y entendre. Mais une bonne toune reste une bonne toune, alors ne vous attendez pas à de grande surprises en lisant ce texte!
À la naissance de Critique de salon en 2013, le groupe québécois Karkwa avait déjà entamé sa longue pause après avoir lancé un album live en 2012. Le dernier album de compositions originales remontait même à 2010. C’est donc 13 ans plus tard que le groupe reprend du service pour offrir Dans la seconde, qui marque un retour après que tous les membres aient fait des choses de leur côté.
À la sortie de son premier album Les monomanies du bonheur, face A, on laissait entendre que l’auteur-compositeur-interprète Georges Ouel allait faire paraître une face B… C’était à l’automne 2019, soit quelques mois avant que bien des choses changent. Ainsi, on se retrouve 4 ans plus tard, avec un tout autre album, intitulé Le ciment des âges. Mais même si le temps a passé, on reconnaît tout de suite la signature de Ouel.
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