On a découvert il y a quelques mois seulement Shaina Hayes, autrice-compositrice-interprète anglo-québécoise versant dans un folk efficace et empreint de nostalgie. À l’époque, elle n’avait qu’un album indépendant à son actif, To Coax a Waltz, mais elle a depuis lancé son deuxième album sous l’étiquette Bonsound, Kindergarten Heart, poursuivant dans la lignée de sa première sortie.
On avait eu un coup de foudre pour le groupe prog britannique The Pineapple Thief il y a plusieurs années déjà, alors qu’on avait découvert son excellent album Your Wildernessen 2016. Le groupe n’a cessé d’être prolifique, lançant plusieurs albums depuis, mais après une écoute un peu moins satisfaisante de Dissolution, on a un peu perfu le fil des sorties, puis la pandémie est arrivée. La sortie récente de It Leads to This, un 15e album pour le groupe fondé en 1999 nous a donné une bonne raison de nous y repencher.
Ceux qui nous suivent depuis un moment déjà auront deviné que l’on garde une place spéciale dans notre cœur pour la musique de la série Final Fantasy, une musique souvent iconique pour des jeux qui le sont tout autant. Celle de Final Fantasy VII (FFVII) n’a certainement pas fait exception, renfermant plusieurs des meilleures compositions de Nobuo Uematsu, qui n’ont pas pris une ride 27 ans plus tard. Mais il serait presque trop facile de se pencher sur cette bande sonore de 85 pistes réparties sur 4 disques : à la place, on s’attaque à la musique de Final Fantasy VII Remake, paru en 2020, qui est en fait seulement la première partie de 3 d’une relecture du jeu original. Et disons que si ce jeu n’équivaut même pas au premier tiers du jeu d’origine, la musique, elle, est plus généreuse que jamais : 156 pistes sur 7 CD! Ouch!
Cela fait quelques années qu’on voit passer le nom d’Elliot Moss, lui qui est actif depuis plus d’une dizaine d’années, mais qu’on n’a jamais vraiment pris le temps d’écouter. La sortie récente de son troisième album How I Fell nous donne une raison de nous pencher sur sa musique, sans a priori, sans attente et sans comparatif avec ce qu’il a fait comme musique auparavant. Et il faut dire qu’on n’est pas déçu!
Ça commence à faire un moment que l’on suit la carrière de la talentueuse San James (alias Marilyse Senécal), qui a d’abord commencé en anglais avant de passer au français avec son EP homonyme. Or, ce n’est que maintenant qu’elle se mouille avec un premier album complet, ironiquement intitulé Épilogue, que l’on attendait de pied ferme. On l’a longuement écouté.
Le premier album du projet Abandoned Pools de Tommy Walter, Humanistic, remonte à 2001, avec à l’intérieur plusieurs de ses chansons les plus mémorables, dont certaines propulsées par leurs apparition dans des films et des séries (incluant la série animée Clone High). Ironiquement, c’est aussi son album le plus difficile à trouver, possiblement parce que le label sur lequel il est paru s’est dissous quelques années plus tard. On s’y est quand même penché pour revivre un peu de nostalgie.
Quand on atteint le niveau de popularité de Ludovico Einaudi dans le registre de la musique instrumentale minimaliste et introspective, il devient facile de s’y perdre, surtout quand les services de streaming décident de surutiliser ses compositions de toutes les façons possibles pour les utilisateurs les écoutent. Cela donne des faux EP comme Reflections, paru plus tôt en 2024, mais il y en a eu beaucoup d’autres venus avant comme après. Ainsi, après le massif album en 7 parties Seven Days Walkingen 2019 (que l’on n’a pas encore fini de couvrir au moment d’écrire ces lignes), il faut véritablement attendre à 2022 pour avoir droit à un album de nouveau matériel de Einaudi, soit Underwater, berçant opus où il revient à l’essentiel : le piano et rien d’autre.
Jusqu’à tout récemment, on n’avait jamais entendu parler de Booster Fawn, projet musical montréalais tournant autour du chanteur Josh Séguin. Versant dans ce qu’il appelle le « heart rock », le groupe a fait paraître en 2023 l’album Dreams Made of Snowflakes et a depuis décidé de réenregistrer 3 des chansons s’y trouvant, dans une version allongée et en français. Le résultat, Pour maman, est pour le moins surprenant.
Cela commence à faire un petit moment que l’on voit passer le nom de Phoebe Bridgers, et sa réputation de chanteuse qui fait dans la musique indie-folk dépressive, mais on n’avait encore jamais pris le temps de se vraiment nous intéresser à sa musique. On remonte donc en 2017 pour découvrir son premier album, Stranger in the Alps.
Un peu plus de 3 ans après la sortie de son dernier album, Encounter, Beyries surprend avec un opus entièrement en français, chose qu’elle n’avait pas fait à l’exception d’un EP paru en 2018. Du feu dans les lilas est donc un troisième album pour la chanteuse, mais aussi un peu son premier en même temps, alors qu’elle dévoile une facette complètement différente de sa musique.
Toujours dans un souci de compiler le meilleur de ce qu’on a écouté ces dernières années, poursuivons notre petite série nostalgique avec la liste de la musique parue en 2019 sur laquelle Critique de salon s’est penché. Au menu : une liste Spotify plutôt longue et pourtant loin d’être exhaustive avec une piste par album critiqué par nos soins.
Même si on s’était penché sur son précédent album Ctrlà l’époque, on n’a pas eu l’occasion d’écouter le deuxième album de la chanteuse SZA, SOS, paru à la fin 2022. Sa nomination au Grammy de l’album de l’année en 2024 et sa défaite contre Midnights de Taylor Swift qui a mené des gens à déchirer leur chemise nous donnent une bonne raison de nous rattraper.
Le 26 janvier a été une grosse journée pour Ian Kelly, qui a lancé non pas un mais bien deux albums simultanément. On avait sauté sans hésiter sur Les nuages, son album de nouveau matériel entièrement en français, mais on a pris quelques jours de plus avant de penser à s’intéresser à l’autre, Speak Your Mind Revisited : on avait déjà critiqué Speak Your Mind, son album de 2008 qui avait lancé le chanteur sur la scène plus grand public et on n’éprouvait pas le besoin de s’y replonger, surtout que les artistes qui reprennent leurs propres chansons ont souvent la fâcheuse habitude de ne pas trop se mettre en danger. C’était une erreur de notre part d’assumer cela parce qu’à part le fait que ce soient les mêmes compositions, les chansons ont bien peu en commun en termes d’arrangements.
L’auteur-compositeur-interprète ontarien Donovan Woods n’aura pas pris trop de temps après son album Hard Settle, Ain’t Troubled pour lancer de la nouvelle musique. Il a toutefois opté pour le format du EP, qu’il a fait paraître 7 mois après sa précédente offrande intitulée They Are Going Away. Naturellement, on reconnaît tout de suite sa signature, qu’il n’a pas eu le temps de changer en quelques mois seulement.
Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts après la sortie du EP Main Girl et celle du premier vrai album de Charlotte Cardin, Phoenix. On parle quand même de 4 ans de délai entre les deux sorties, notamment accentué par une certaine pandémie qui l’a amenée à reporter de plusieurs mois cette sortie. On prend nous-même un petit délai pour se pencher sur ce premier album, qui l’a instantanément propulsée au sommet avec de nombreux prix, autant des Félix que des Juno Awards.
La série de très brefs EP de trois pièces donnant chaque fois un petit avant-goût d’un album à venir pour Simon Leoza se poursuit. Cette fois, c’est Acte III, Scène III, avec une fois de plus 3 pistes seulement. Après avoir frappé très fort avec Acte III, Scène II, on était prêt mentalement à être un peu déçu par celui-ci, qui pourrait difficilement garder un tel niveau, mais on tenait à en avoir le cœur net.
Comme cela faisait un sacré moment que l’on n’avait pas sérieusement écouté de Green Day, on s’est demandé comment le groupe sonnait en 2024. Justement, il a lancé son 14e album, intitulé Saviors, et on s’est surpris de découvrir que le son de Green Day est resté relativement stable au fil des années.
Originaire du coin de Saint-Jean-sur-Richelieu, le band Les Dindons d’trécarré est notamment pour son énergie contagieuse en spectacle et ses «glouglouglou» qui servent de cri de ralliement. On s’est penché sur son premier long jeu, Vraiment pas si pire, paru à l’origine en 2017, où on reconnaît de nombreuses influences pour la bande de musiciens.
Taylor Swift a été généreuse en 2020, ne lançant pas un, mais bien deux albums surprises cette même année. On ne cache pas notre amour pour Folklore, mais Evermore, dont les chansons ont été composées par la suite en réponse au succès du premier, n’a pas eu le même effet instantané sur nous et cela aura pris beaucoup d’autres écoutes pour l’apprivoiser.
La dernière fois que l’on a écouté la musique du duo néo-zélandais Broods, c’était son album Don’t Feed the Pop Monster, qui nous avait grandement déçu. Cela aura pris 3 ans à Broods pour lancer son quatrième album, Space Island, que l’on a enfin fini par écouter.
Au fil de sa carrière, Ian Kelly s’est surtout fait connaître pour ses chansons en anglais, probablement à l’exception de Montréal, qui a fait son apparition en 2016. On s’est montré plutôt sévère avec son album Long Story Short de 2019, mais on a quand même tenu à écouter Les nuages, alors qu’il se mouille entièrement en français cette fois. Une beau risque qu’on a pris, puisque c’est à du Ian Kelly en pleine forme qu’on a droit ici.
Bien souvent, quand on pense à la musique trad au Québec, le premier nom de musicien qui nous vient spontanément en tête est Yves Lambert, que l’on continue d’ailleurs d’associer à La Bottine Souriante même 2 décennies après l’avoir quittée. Le dernier album que l’on avait écouté de lui était Lambert dans ses bottines, paru en 2015, où il mélangeait le trad et l’électro; cette fois avec Romance Paradis, Lambert nous invite à découvrir plusieurs chansons centenaires qui n’entrent pas nécessairement dans le registre trad.
On n’en a pas eu assez de l’écouter interpréter le Concerto pour piano de Lucija Garūta dimanche avec l’Orchestre Métropolitain, alors on a été voir une seconde performance de la pianiste Élisabeth Pion, le mercredi 24 janvier, à l’église Sacré-Cœur-de-Jésus de McMasterville, tout près de son patelin – elle est originaire d’Otterburn Park, juste de l’autre côté de la rivière Richelieu.
Voilà déjà 4 ans qu’Alexandre Poulin a fait paraître son précédent album Nature humaine, qui ne nous avait pas tout à fait convaincu. On a quand même voulu voir dans quelle direction il irait avec La somme des êtres aimés, un sixième album qui se veut plus organique avec une bonne dose de nostalgie et un thème assez central : l’amour, qui revient d’une façon ou d’une autre dans la plupart de ses nouvelles chansons.
Parfois, pour une raison qu’on n’explique pas toujours, on a envie de replonger dans la musique d’une année bien précise, par exemple pour se replonger dans certains souvenirs associés à leur écoute. Si jamais, pour une raison bien mystérieuse, vous avez envie de revivre l’année 2020, sachez qu’on a pensé à vous et qu’on a retenu une chanson par album que l’on a critiqué de cette année ô combien spéciale et compilé le tout sur une playlist Spotify. C’est bien sûr une liste sans prétention et loin d’être complète, mais cela permet de faire un survol de ce qui est paru cette année-là.
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