La première chose qu’on a remarqué chez le jeune Émile Bourgault, c’est sa chevelure. Ensuite, son nom de famille plutôt connu au Québec. Avec son premier album Tant mieux, on le remarque maintenant pour la force de ses compositions et sa douce mélancolie qui ne tombe pas dans la déprime.
En 2022 paraissait le premier album de la chanteuse américaine Jensen McRae, Are You Happy Now?, révélant une musique qu’elle décrit comme de la pop-folk alternative, mais avec une voix forte qui flirte à l’occasion avec la soul, et avec des paroles souvent très engagées.
On se penchait en 2019 sur le premier album de la chanteuse germano-canadienne Alice Merton, Mint, qui nous permettait de constater son talent brut et son sens de la mélodie accrocheuse. Elle a depuis lancé un deuxième album puis, tout récemment, un nouvel EP, Heron, que l’on a décidé d’écouter pour voir où en était l’artiste dans son processus artistique.
C’est probablement notre côté chauvin, mais on aime bien parler des artistes du Québec en général et de Montréal en particulier. On en oublie parfois qu’il se fait de la musique ailleurs au Canada, y compris de la musiqu en français. On n’avait d’ailleurs pas réalisé sur le coup que le duo De Flore était plutôt ontarien que québécois. Son dernier EP, Slow Motion Baby (écrit tout en minuscule, mais vous savez comment on aime ajouter les majuscules quand même!), se rapproche même dangereusement de la musique de Le Couleur.
Le 8e album studio de Beyoncé fait tellement jaser depuis son annonce, et encore plus depuis sa sortie, qu’il devenait difficile de l’ignorer. Cowboy Carter est décrit par plusieurs comme un album country, mais ne fait que nous rappeler que Beyoncé est la reine du marketing parce qu’elle peut faire croire qu’elle s’approprie n’importe quel genre sans vraiment avoir à changer ce qu’elle fait.
Si la chanteuse jazz Halie Loren est on ne peut plus américaine, son 10e album album Dreams Lost and Found est très montréalais : en plus d’être lancé par le label montréalais Justin Time, l’opus a été enregistré ici avec d’incontournables musiciens de la scène locale, dont Morgan Moore (basse), qui coréalise l’album. On y entend aussi Taurey Butler (piano), Sam Kirmayer (guitare) et Jim Doxas (batterie).
On a un peu suivi les débuts de la chanteuse Jade Bird, avec son premier album éponyme paru 5 ans auparavant, mais sans plus, jusqu’à ce qu’un EP nous surprenne en plein milieu de semaine. En effet, Burn the Hard Drive est paru un mercredi plutôt que le traditionnel vendredi, et la curiosité nous a amené à voir où elle en était rendue après toutes ces années, alors qu’on ne savait pas trop vers quoi elle se dirigeait à l’époque avec son premier album.
Au fil des années et des sorties, on a un peu perdu de vue la musique indie-folk de Matt Holubowski, mais la sortie du bref EP Somewhere, Someone nous donne une occasion de nous remettre (un peu) à jour. Si les chansons sortent un an environ après son album Like Flowers on a Molten Lawn, elles auraient plutôt été écrites avant et le musicien considère d’ailleurs «avoir gardé le meilleur pour la fin» en lançant ces 3 chansons séparément de l’album.
Il y a de ces artistes qu’on associe immanquablement à l’été à cause de leur musique ensoleillée à souhait. Fuso fait partie de ceux-ci au Québec : impossible de rester de mauvaise humeur en écoutant sa musique! Ça reste vrai pour son 3e album, Leela, qui va jusqu’à assumer un côté plus reggae.
Ces derniers mois, ce qu’on appelait Mélisande [électrotrad] a simplifié son nom pour simplement Mélisande. La raison? Lui permettre d’élargir ses horizons musicaux 10 ans après avoir lancé son premier album. C’était aussi l’occasion de lancer un nouvel album, Rembobine, résumant le meilleur de sa musique, mais en version acoustique. 10 chansons reprises de ses 4 albums précédents y figurent.
On a par le passé parlé de la chanteuse Ariane Brunet, qui a lancé 3 albums sous son nom. Mais, depuis 2023, on parle dorénavant de L’Isle, sa nouvelle identité artistique. Soif est ainsi son «premier» album sous ce nom, avec une direction pop très assumée. Dès notre première écoute, on a tracé certains parallèles avec la musique de la Belge Angèle, mais au lieu de chanter son amour pour Bruxelles, elle le fait pour Montréal, avec un album aux sonorités estivales à souhait.
Après la sortie de l’album Love Is Dead – qui ne nous avait pas convaincu – le trio de synth-pop écossais Chvrches est revenu en 2021 avec son 4e album, Screen Violence. Créé à distance en pleine pandémie, le thème des écrans s’est un peu imposé de lui-même. Quant aux compositions, on continue d’y aller dans un registre plus accessible, ce qu’on dénonçait déjà précédemment.
Chaque année, il y a une espèce de concours pour prédire quelle sera la «chanson de l’été», une toune plus énergique et ensoleillée que toutes les autres qui va être massivement jouée à toutes les radios commerciales pendant la belle saison. On ne se risquera pas à faire telle prédiction, mais on peut dire que la quasi-totalité du 4e album de Laurence Nerbonne, Le ciel est beau regarde les nuages, pourrait présenter sa candidature pour cet été. Si on avait eu un vrai hiver cette année, on aurait trouvé qu’il était un peu trop tôt pour lancer des tounes d’été, mais cet argument est un peu invalide en 2024, alors…
Le hasard de la vie a fait en sorte que cela fait un long moment qu’on n’a pas écouté la musique de l’Ontarienne Serena Ryder, qui est pourtant une artiste que l’on suit depuis les débuts de Critique de salon. Il faut dire qu’après son dernier album «régulier», Utopia en 2018, elle a rapidement fait paraître un album de Noël, puis est revenue en 2021 seulement avec The Art of Falling Apart. Ce dernier a d’ailleurs remporté un prix Juno (son 7e!) l’année suivante. Mieux vaut tard que jamais!
Après avoir écouté (et plutôt apprécié) son troisième album Unreal Unearth, on ne pensait pas entendre de la nouvelle musique de Hozier de sitôt : on avait quand même affaire à un album de plus d’une heure, mais apparemment il avait d’autres chansons enregistrées, qui n’ont finalement pas été retenues pour la version finale. Elles se retrouvent plutôt dans un EP de 4 chansons, habilement intitulé Unheard.
Quand on a entendu pour la première fois le nom du duo Prairie Comeau (Anique Granger et Benoît Archambault (Mes Aïeux), qui proposent un habile jeu de mots avec le nom du chanteur américain Perry Como tout en rappelant les origines de la moitié féminine, elle qui vient de la Saskatchewan), on a bien sûr esquissé un sourire, mais ça aura pris quelques années de plus avant qu’on prenne vraiment le temps d’écouter la musique qu’il a à offrir. On se rattrape enfin avec le EP L’emprunt(e) volume 1, qui permet de découvrir le répertoire entre folk et trad inspiré par le répertoire de la Bonne Chanson.
Ces derniers mois, Simon Leoza a lancé une série de EP donnant un avant-goût de son album à venir. On a ainsi pu découvrir 9 des pistes qui allaient se retrouver sur Acte III, ce qui est beaucoup tenant compte que l’album complet ne comporte que 12 titres! On avait néanmoins hâte d’entendre le résultat d’ensemble, surtout qu’on savait que les pièces étaient plutôt éclectiques.
On se permet un petit retour à l’été 2012, moment où Abandoned Pools (projet de Tommy Walter) lançait son troisième album, Sublime Currency. Comme on avait beaucoup apprécié les deux premiers de la discographie (Humanistic et Armed to the Teeth), on tenait à poursuivre cette série, alors qu’on remarque un saut de presque 7 ans avec la précédente sortie. On remarque que Walter s’est plutôt adouci ici.
La popularité de la chanteuse Dua Lipa a explosé avec la sortie de son deuxième album, Future Nostalgia, paru au tout début de la pandémie de COVID-19. On ne peut pas dire qu’on s’est particulièrement intéressé à sa musique auparavant – ça nous avait déjà pris quelques années pour apprivoiser Taylor Swift, on n’éprouvait pas le besoin de suivre une autre artiste trop mainstream –, mais parfois il faut se mettre à jour un peu, surtout que cet album a été acclamé depuis sa sortie, autant par le public que la critique. Qu’en est-il 4 ans plus tard dans nos oreilles?
Chants of Sennaar est un jeu difficile à bien décrire, mais si on avait à résumer, on dirait qu’on y joue un personnage sans visage (à l’avant-plan sur la pochette) qui doit apprendre à communiquer avec des peuples qui ont chacun leur propre langue pour arriver à accomplir sa quête en montant chaque nouvel étage d’une espèce de tour de Babel. Le côté mystérieux de la chose est accentué par la musique, composée par le Français Thomas Brunet, qui s’est amusé à imaginer les sonorités de ces différentes cultures qui ne se comprennent pas et ne s’entendent pas nécessairement.
Le projet musical LiY (pour Live into Yours) est composé de trois personnes de théâtre tous basés à différents endroits : Christian Lapointe (région de Québec), Simon Stephens (Londres) et Laurence Dauphinais (Montréal). Malgré la distance, ils ont créé ensemble leur premier album, Songs for Telescope, qui n’offre pas tout à fait de la musique facile d’approche.
Cela faisait très longtemps qu’on n’avait pas écouté de Men I Trust, mais on avait gardé d’excellents souvenirs de son deuxieme album, Headroom, qui offrait un bon mélange entre la magie musicale de Jessy Caron et Dragos Chiriac et les solides collaborations vocales. Dans les années suivantes, la dynamique a toutefois quelque peu changé, et le duo est devenu un trio quand les musiciens ont recruté à temps plein la chanteuse Emmanuelle «Emma» Proulx, qu’on avait d’ailleurs pu entendre sur quelques pistes auparavant. Le groupe a par la suite lancé une série de chansons, dont plusieurs qui se sont plus tard retrouvées sur le troisième album de Men I Trust, Oncle Jazz.
Anglophone originaire de Gaspésie, Shaina Hayes commence tout doucement à se faire davantage connaître avec son folk fort de sa simplicité. Son premier album, To Coax a Waltz, est paru en 2022, mais a été le fruit d’un long processus puisqu’il a été enregistré entre 2019 et 2021. Et elle a eu l’aide de Francis Ledoux et David Marchand (tous deux de zouz) pour cet album.
La (trop) longue série de textes consacrés à Seven Days Walkingde Ludovico Einaudi, cet album en 7 parties paru en 2019, approche de sa fin alors qu’on se penche cette fois sur l’avant-dernier, le Day 6 de l’expérience. Notons d’ailleurs que celui-ci ne contient aucune pièce «inédite» qui n’a pas été déjà entendue d’une façon ou d’une autre précédemment, alors tout est dans l’inteprétation qu’Einaudi et ses musiciens en font.
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