Cela faisait un moment déjà que l’on ne s’était pas penché sur la musique de Christine Jensen, compositrice et saxophoniste de jazz bien connue sur la scène montréalaise et à l’échelle canadienne. Avec son nouvel album Harbour, elle revient avec son Jazz Orchestra d’une vingtaine de musiciens, donnant vie à ses nouvelles compositions de la dernière décennie.
Au fil des années, on a vu passer souvent le nom de Papagroove, collectif montréalais d’afro-funk, mais on n’a jamais pris le temps de véritablement se pencher sur sa musique. On tente de se reprendre en revenant sur son album de 2023, sympathiquement titré Y’annonce beau!, qui s’écoute drôlement bien en été, bien que l’album a plutôt été lancé en plein automne.
Certains se rappelleront peut-être de Chansons, le premier album de la chanteuse Jill Barber entièrement en français paru en 2013. Bien qu’elle a enregistré beaucoup de musique avant et après cette sortie, cet opus demeure à ce jour son album le plus populaire. Elle remet donc ça 11 ans plus tard avec Encore!, offrant un jazz vocal empreint de sensualité (car il n’y a pas grand-chose de plus séduisant d’une chanson en français chantée avec un accent anglais) sur 11 chansons du vaste répertoire francophone.
Le projet Unessential Oils, du musicien Warren Spicer (de Plants and Animals), a vu le jour récemment et a lancé son premier album homonyme. Selon les informations transmises, l’album est inspiré du jazz, du folk et du mouvement tropicália brésilien (dont on ignorait l’existence avant de faire la recherche sur ce que c’était) et fait appel à plusieurs musiciens vétérans de la scène montréalaise pour arriver à concrétiser ce projet assez audacieux.
Il y a très longtemps que l’on s’est penché sur la musique du mythique jeu Chrono Trigger, qui a vu le jour en 1995. Peut-être par élan de nostalgie, on a voulu y retourner pour découvrir un album jazz lui rendant hommage. Le titre parle de lui-même : Chronology: A Jazz Tribute to Chrono Trigger, et c’est interprété par The OC Jazz Collective, vraisemblablement des musiciens un peu geek qui veulent répandre leur amour de la musique de jeux au plus grand nombre.
Si la chanteuse jazz Halie Loren est on ne peut plus américaine, son 10e album album Dreams Lost and Found est très montréalais : en plus d’être lancé par le label montréalais Justin Time, l’opus a été enregistré ici avec d’incontournables musiciens de la scène locale, dont Morgan Moore (basse), qui coréalise l’album. On y entend aussi Taurey Butler (piano), Sam Kirmayer (guitare) et Jim Doxas (batterie).
Nicolas Boulerice est de ces musiciens qui sont incapables de se retenir de se lancer dans de nouveaux projets. Lorsqu’il n’est pas occupé avec son groupe Le Vent du Nord, il travaille sur des projets en solo ou avec d’autres collaborateurs. Le dernier en lice est l’album Cooltrad, enregistré avec Frédéric Samson, où il tente un parallèle assez audacieux entre la musique traditionnelle et le courant cool jazz.
Le 26 janvier a été une grosse journée pour Ian Kelly, qui a lancé non pas un mais bien deux albums simultanément. On avait sauté sans hésiter sur Les nuages, son album de nouveau matériel entièrement en français, mais on a pris quelques jours de plus avant de penser à s’intéresser à l’autre, Speak Your Mind Revisited : on avait déjà critiqué Speak Your Mind, son album de 2008 qui avait lancé le chanteur sur la scène plus grand public et on n’éprouvait pas le besoin de s’y replonger, surtout que les artistes qui reprennent leurs propres chansons ont souvent la fâcheuse habitude de ne pas trop se mettre en danger. C’était une erreur de notre part d’assumer cela parce qu’à part le fait que ce soient les mêmes compositions, les chansons ont bien peu en commun en termes d’arrangements.
On aime suivre l’évolution de la musique de la pianiste Marianne Trudel, mais cette dernière est trop prolifique pour arriver à garder le tempo. On a néanmoins voulu prêter l’oreille à son dernier album solo, poétiquement intitulé À pas de loup, Quiet Sounds for a Loud World, où elle joue l’ensemble des instruments.
La chanteuse, pianiste et compositrice de jazz canadienne Laila Biali est depuis quelques années une habituée de Critique de salon et on a toujours plaisir de suivre ses nouvelles sorties, elle qui réussit presque toujours à nous surprendre avec du nouveau matériel intéressant. Mais l’album Your Requests est un peu différent, alors qu’elle délaisse la composition pour simplement s’attaquer à 10 standards de jazz, dont le choix a été inspiré par les suggestions de son public.
Au fil des années, on a écrit sur beaucoup d’excellents pianistes, certains plus connus que d’autres, et on se demande constamment si on va un jour réussir à faire le tour de toute la liste. La réponse logique est non, et on le pense de plus en plus depuis qu’on a découvert (avec certainement beaucoup de retard vu sa discographie) le compositeur et pianiste norvégien Ola Gjeilo dont ce qui semble être le premier album est paru en 2007. Stone Rose n’est toutefois pas qu’un album de piano, puisqu’on peut aussi y entendre d’autres instruments : violon, violoncelle et bugle (qu’on appelle plus communément flugelhorn) sur quelques pistes. Quant au style, on pourrait dire qu’il est au carrefour du classique, du jazz et de la musique populaire.
Cela aura pris une année aussi particulière que 2020 pour convaincre Chilly Gonzales d’enregistrer un album de Noël. Connaissant l’excentrique pianiste, on pouvait s’attendre à tout, mais il nous a finalement livré un album majoritairement instrumental intitulé A Very Chilly Christmas (on n’en attendait pas moins de lui) où il invite tout de même ses amis Feist et Jarvis Cocker pour quelques chansons.
La blague était trop bonne pour être ignorée : André 3000, rappeur respecté (notamment de l’époque de son duo OutKast) mais qui n’avait encore jamais lancé d’album complet en solo, a enfin annoncé un premier album cet automne… qui s’est finalement avéré un album instrumental à la flûte! Il donne tout son sens à l’expression «champ gauche». Naturellement, cette sortie a quelque peu divisé et nous avons décidé d’en avoir le cœur net : New Blue Sun, c’est-tu bon?
Cela faisait un moment que l’on n’avait pas écouté la musique du collectif de musique soul-jazz Busty and the Bass, formé d’anciens de l’Université McGill. Même si les membres ne sont plus tous à Montréal, ils sont parvenus à enregistrer un troisième album studio, Forever Never Cares. Il s’agit aussi d’un premier depuis le départ de Nick Ferraro, compositeur principal du groupe, menant BATB à revoir son approche et à plutôt mettre de l’avant la voix de Alistair Blu. Et le résultat, avec des tendances entre soul et RnB, est loin d’être déplaisant!
C’est vite devenu un cliché depuis 2020, mais on avait cette année-là besoin plus que jamais de musique feel good. Le chanteur jazz Gregory Porter arrivait donc à point avec son album All Rise, qui apparaît 3 ans après sa dernière sortie et qui frappe fort autant au niveau de la voix du chanteur que des arrangements chargés à souhait.
Chanteuse jazz active depuis le milieu des années 90, Stacey Kent est autant reconnaissable par sa voix douce mais entraînante que par sa coupe de cheveux. D’ailleurs, ce n’est que sa chevelure qui se retrouve illustrée sur la pochette de son nouvel album, Summer Me, Winter Me, qui paraît ironiquement en plein milieu de l’automne et avec des couleurs plutôt printanières. Mais le hasard fait bien les choses et l’album paraît le lendemain de la première neige sur le sud du Québec!
Musicien et compositeur résidant à Mont-Saint-Hilaire, Yvan Belleau n’avait pas sorti de nouvel album depuis 10 ans quand l’étincelle lui est venue pour ce qui deviendrait Quintissime, son quatrième album. Formé à la fois en classique et en jazz, il a adopté la clarinette comme instrument de prédilection et a voulu offrir un album jazz où cet instrument généralement boudé était bien mis en valeur. Et il s’est entouré pour l’occasion de plusieurs grosses pointures pour l’accompagner : Norman Lachapelle (basse), Guillaume Martineau (piano), Yvon Plouffe (batterie) et Sylvain Provost (guitare).
Avec l’année qu’on a eue en 2020, on avait bien besoin d’un nouvel album de Richard Cheese pour se changer les idées avec un peu d’humour. Et Richard Cheese a bel et bien répondu à l’appel, nous pondant Numbers of the Beast, poursuivant sa lignée de chansons tirées de registres variés pour les transformer en sympathiques pièces lounge.
Guitariste virtuose qu’on suit depuis quelques années déjà, Jordan Officer a lancé trois albums simultanément en juillet 2020, rendant hommage à trois styles musicaux qui ont forgé son jeu au fil de sa carrière. Après s’être penché sur Jazz Vol. 1 et Blues Vol. 1, touchant aux deux styles auxquels on associe le plus le musicien, on conclut notre série de critiques avec Country Vol. 1. Continuer à lire Country Vol. 1 – Jordan Officer→
Guitariste virtuose qu’on suit depuis quelques années déjà, Jordan Officer a lancé trois albums simultanément en juillet 2020, rendant hommage à trois styles musicaux qui ont forgé son jeu au fil de sa carrière. Après s’être penché sur Jazz Vol. 1, on s’est intéressé à Blues Vol. 1. Continuer à lire Blues Vol.1 – Jordan Officer→
Guitariste virtuose qu’on suit depuis quelques années déjà, Jordan Officer a lancé trois albums simultanément en juillet 2020, rendant hommage à trois styles musicaux qui ont forgé son jeu au fil de sa carrière. Le premier de cette série est Jazz Vol. 1 qui reprend plusieurs standards du jazz, qu’il s’approprie de façon instrumentale. Continuer à lire Jazz Vol. 1 – Jordan Officer→
Un peu plus d’un an après la sortie de son Begin Again qui nous avait laissé tiède, Norah Jones se reprend avec Pick Me Up Off the Floor, son huitième album solo, qui a eu droit à un accueil beaucoup plus positif. Mais malgré tout, il nous semble encore manquer de quelque chose… Continuer à lire Pick Me Up Off the Floor – Norah Jones→
Chanteuse jazz montréalaise maintenant installée à New York, Emilie Samson présente un premier EP, An Introvert’s Dream. Cette première offrande servira vraisemblablement de carte de visite pour l’artiste qui nous montre ici qu’elle ne sait pas que chanter puisqu’elle signe aussi les arrangements des chansons et qui a composé la pièce-titre de ce bref opus. Continuer à lire An Introvert’s Dream – Emilie Samson→
Le premier contact qu’on a eu avec la série Prescription for Sleep du duo Gentle Love était l’album Prescription for Sleep: Game Music Lullabies, Vol. 1, qui regroupait certains des plus beaux airs de musique de jeux en version jazz. Dans Prescription for Sleep: Fight for Your Dreams, Gentle Love s’est aussi intéressé aux musiques de combat, normalement plus intenses, pour les adoucir à leur sauce. Et le résultat est plutôt intéressant malgré les failles de la série! Continuer à lire Prescription for Sleep: Fight for Your Dreams – Gentle Love→
Deux ans après la sortie de son album homonyme qui s’est mérité le Juno de l’album jazz vocal de l’année en 2019, la Canadienne Laila Biali revient avec Out of Dust, un album ayant pour thèmes l’espoir et la résilience. Car même si c’est une artiste que Critique de salon suit depuis quelques années (en fait, depuis 2015, à la sortie de son excellent House of Many Rooms), on n’a appris que tout récemment que la rayonnante chanteuse, pianiste et compositrice est passée à travers une série d’épreuves personnelles ces dernières années. Mais elle semble s’en être sortie encore plus forte et livre ici un album drôlement puissant. Continuer à lire Out of Dust – Laila Biali→
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